Laurent Ferrères
AllezUnion.com, le site des supporters de l'Union Bordeaux Bègles - Rugby :: Union Bordeaux Bègles :: Côté tribune ... des sélectionneurs
Page 1 sur 1 • Partager •
Laurent Ferrères
SO http://www.sudouest.fr/2012/05/11/le-premier-qui-y-a-cru-711964-773.php
Par nicolas le gardien
« Le premier qui y a cru »
Capitaine demain, Laurent Ferrères disputera son 113e et dernier match avec le maillot de l'UBB. Dont il aura marqué l'ascension vers l'élite.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
2007 - 2012 : « Il s'est passé beaucoup de choses pour le club ». Avec Laurent Ferrères. (photos l.T et afp)
«Il y a eu l'anniversaire des un an de mon fils samedi, il va y avoir mon mariage dans une vingtaine de jours, il y a ça au milieu. C'est un mois de mai plein d'émotions, des moments dont on se régale à repenser quand les années passent. Et je sais qu'il va y avoir beaucoup, beaucoup de frissons samedi. »
Demain (16 h 15), Laurent Ferrères va disputer son dernier match avec l'Union Bordeaux-Bègles. Comme capitaine, comme lors du second, le 3 novembre 2007 et régulièrement depuis. Son premier ? « C'était à Pau, la semaine précédente, on avait perdu. À l'époque, on prenait beaucoup de bonus mais on ne gagnait pas beaucoup », s'amuse l'arrière girondin.
Entre-temps, le Languedocien d'origine, 31 ans, est donc devenu un emblème à l'UBB. Parce qu'il jouera pour la 113e fois sous ce maillot, record du genre, et pour lui dans un club. Parce qu'il n'a manqué que 20 rencontres sur 122, dont la moitié pour une opération des adducteurs, jusqu'à la montée. Parce qu'il y a eu ses relances venues d'ailleurs et surtout de son culot, ses accélérations décisives, « ses deux essais avec lesquels il nous avait sauvés à lui tout seul, en décembre 2007 face à Blagnac, alors qu'on était mal en point », rappelle Laurent Marti. Parce qu'il a toujours été proche du public et accolé au projet d'un président avec qui il a des liens forts.
« Byron Ferrères »
« Laurent, c'est le premier qui m'a dit oui alors que je venais d'arriver, reprend le patron bordelais. Il avait joué en Top 16 avec Narbonne, il venait de disputer la demi-finale de Pro D2 avec Béziers et c'est le premier joueur de notoriété qui y a cru. Tout s'était fait par téléphone, on avait appris à s'apprécier. Les deux premières années, il a joué partout, à l'aile, au centre, derrière, c'est lui qui nous faisait les différences à chaque fois, en tentant des coups improbables. Même si ça lui a valu aussi quelques recadrages (sourire) ! »
Laurent Marti dit avoir « souffert pour se résoudre » à cette décision. L'ancien treiziste et international à VII a accepté de rompre son contrat (courant jusqu'en 2013) pour laisser une place de non-JIFF (1) libre et permettre à Rafaël Carballo de prolonger. « Hanté par l'idée de partir », mais pas amer.
« La loi est mal faite, pas seulement pour moi, mais quand on voit arriver partout des Fidjiens qui seront JIFF dans trois ans. Mais ça aurait changé quoi ? J'aurais joué trois matchs, par ci, par là. C'est la vie, il y a plus grave. »
Et lui est d'abord un compétiteur et un « amoureux du jeu. » « Et du beau jeu ! s'amuse le troisième ligne Hugh Chalmers. C'est un gagneur qui, dès qu'on fait de la course, veut terminer devant les jeunes. Super sérieux sur le terrain et animateur à la troisième mi-temps. Ce que j'apprécie, c'est qu'il dit toujours la vérité en face. Pas par méchanceté, mais parce que c'est sa nature. Ça m'a beaucoup aidé lors de ma première année ici (2008-2009). »
« Au début, on l'appelait Byron Ferrères (2), raconte Laurent Marti. Pour la troisième mi-temps et parce que c'est un guerrier. Avec lui, on peut aller à Aurillac, Oyonnax, ou autre, il donne toujours tout, se met par terre. » Frédéric Garcia, son entraîneur durant trois ans : « Il compense les kilos qu'il n'a pas par son engagement. Je garde de lui l'image d'un match à La Rochelle : il relance des 22, crochet intérieur et il est plaqué à l'épaule par le pilier, Tamato Leopolu. Tout le monde le croit K.-O., un ruck se forme sur lui et il ressort avec le ballon ! Le stade s'est levé pour l'applaudir. »
L'après Colomiers
Dans l'épais livre des souvenirs, « Fef » ressort « l'essai contre Toulon (22 mars 2008) dans un stade plein où au début du match, je relance après un arrêt de volée, traverse, fixe Aï'i et je donne à Filo qui marque. » Mais surtout « les bons moments et ceux plus difficiles, dans leur globalité. Je retiendrais les personnes rencontrées, les bonheurs des victoires, la période dure après un drame que j'avais connu. »
La perte de son père, à qui il avait promis de retrouver le Top 14. Un an jour pour jour plus tard, l'arrière n'avait pu retenir ses larmes après la victoire sur Albi à Agen. « Il y a de la frustration de ne pas avoir plus participé aux phases finales de Pro D2 (remplaçant) et au Top 14 cette saison. Mais avec le temps, je retiendrai d'abord que j'ai participé. » Barré par Bruce Reihana, mais « n'ayant jamais lâché un entraînement », pointe Vincent Etcheto .
Lui se dit heureux de terminer dans un groupe « de copains, où j'ai retrouvé l'ambiance de mes débuts dans le rugby. » Et qu'il a briefés la semaine suivant la défaite face à Colomiers lors de la première journée de Pro D2 2010-20111.
« On avait fait des matchs amicaux virevoltants, avec du jeu de partout. Mais sans humilité, sans engagement, on arrive à rien. Mais je n'ai pas haussé le ton non plus. Je râle, car je suis râleur, mais pas plus. » En tout cas, ça a marqué les intéressés. Et le guerrier a fait des petits.
(1) Il n'est pas considéré joueur formé en France car licencié au rugby à XIII jusqu'à ses 22 ans. (2) En référence au All-Black Byron Kelleher, alors à Toulouse.
http://www.sudouest.fr/2012/05/11/j-attends-de-voir-712072-773.php
Laurent Ferrères "attend de voir"
Ce n'est qu'un au-revoir. Lorsque Laurent Ferrères raccrochera les crampons, Laurent Marti a promis à son arrière de lui permettre d'intégrer l'encadrement des jeunes, passer ses diplômes. « J'ai des idées, j'aime ça, j'espère que, dans dix ans, je serai pourquoi pas entraîneur au haut niveau », dit-il. En attendant, le Girondin veut encore « prendre du plaisir » en trouvant un projet Pro D2 à son pied. « J'attends de voir comment ça va se décanter, qui va monter de Fédérale 1. » Avec toutefois une certitude : « On restera habiter Bordeaux. Je ne veux pas remettre en cause l'avenir professionnel de ma femme, changer d'école à mon fils. »
Féfé a été un des ferments important qui a façonné l'Union actuelle. Espérons qu'il puisse en effet un peu plus tard apporter sa pierre, par exemple pour la formation des jeunes histoire de les sensibiliser aux exigences du haut niveau.
Par nicolas le gardien
« Le premier qui y a cru »
Capitaine demain, Laurent Ferrères disputera son 113e et dernier match avec le maillot de l'UBB. Dont il aura marqué l'ascension vers l'élite.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
2007 - 2012 : « Il s'est passé beaucoup de choses pour le club ». Avec Laurent Ferrères. (photos l.T et afp)
«Il y a eu l'anniversaire des un an de mon fils samedi, il va y avoir mon mariage dans une vingtaine de jours, il y a ça au milieu. C'est un mois de mai plein d'émotions, des moments dont on se régale à repenser quand les années passent. Et je sais qu'il va y avoir beaucoup, beaucoup de frissons samedi. »
Demain (16 h 15), Laurent Ferrères va disputer son dernier match avec l'Union Bordeaux-Bègles. Comme capitaine, comme lors du second, le 3 novembre 2007 et régulièrement depuis. Son premier ? « C'était à Pau, la semaine précédente, on avait perdu. À l'époque, on prenait beaucoup de bonus mais on ne gagnait pas beaucoup », s'amuse l'arrière girondin.
Entre-temps, le Languedocien d'origine, 31 ans, est donc devenu un emblème à l'UBB. Parce qu'il jouera pour la 113e fois sous ce maillot, record du genre, et pour lui dans un club. Parce qu'il n'a manqué que 20 rencontres sur 122, dont la moitié pour une opération des adducteurs, jusqu'à la montée. Parce qu'il y a eu ses relances venues d'ailleurs et surtout de son culot, ses accélérations décisives, « ses deux essais avec lesquels il nous avait sauvés à lui tout seul, en décembre 2007 face à Blagnac, alors qu'on était mal en point », rappelle Laurent Marti. Parce qu'il a toujours été proche du public et accolé au projet d'un président avec qui il a des liens forts.
« Byron Ferrères »
« Laurent, c'est le premier qui m'a dit oui alors que je venais d'arriver, reprend le patron bordelais. Il avait joué en Top 16 avec Narbonne, il venait de disputer la demi-finale de Pro D2 avec Béziers et c'est le premier joueur de notoriété qui y a cru. Tout s'était fait par téléphone, on avait appris à s'apprécier. Les deux premières années, il a joué partout, à l'aile, au centre, derrière, c'est lui qui nous faisait les différences à chaque fois, en tentant des coups improbables. Même si ça lui a valu aussi quelques recadrages (sourire) ! »
Laurent Marti dit avoir « souffert pour se résoudre » à cette décision. L'ancien treiziste et international à VII a accepté de rompre son contrat (courant jusqu'en 2013) pour laisser une place de non-JIFF (1) libre et permettre à Rafaël Carballo de prolonger. « Hanté par l'idée de partir », mais pas amer.
« La loi est mal faite, pas seulement pour moi, mais quand on voit arriver partout des Fidjiens qui seront JIFF dans trois ans. Mais ça aurait changé quoi ? J'aurais joué trois matchs, par ci, par là. C'est la vie, il y a plus grave. »
Et lui est d'abord un compétiteur et un « amoureux du jeu. » « Et du beau jeu ! s'amuse le troisième ligne Hugh Chalmers. C'est un gagneur qui, dès qu'on fait de la course, veut terminer devant les jeunes. Super sérieux sur le terrain et animateur à la troisième mi-temps. Ce que j'apprécie, c'est qu'il dit toujours la vérité en face. Pas par méchanceté, mais parce que c'est sa nature. Ça m'a beaucoup aidé lors de ma première année ici (2008-2009). »
« Au début, on l'appelait Byron Ferrères (2), raconte Laurent Marti. Pour la troisième mi-temps et parce que c'est un guerrier. Avec lui, on peut aller à Aurillac, Oyonnax, ou autre, il donne toujours tout, se met par terre. » Frédéric Garcia, son entraîneur durant trois ans : « Il compense les kilos qu'il n'a pas par son engagement. Je garde de lui l'image d'un match à La Rochelle : il relance des 22, crochet intérieur et il est plaqué à l'épaule par le pilier, Tamato Leopolu. Tout le monde le croit K.-O., un ruck se forme sur lui et il ressort avec le ballon ! Le stade s'est levé pour l'applaudir. »
L'après Colomiers
Dans l'épais livre des souvenirs, « Fef » ressort « l'essai contre Toulon (22 mars 2008) dans un stade plein où au début du match, je relance après un arrêt de volée, traverse, fixe Aï'i et je donne à Filo qui marque. » Mais surtout « les bons moments et ceux plus difficiles, dans leur globalité. Je retiendrais les personnes rencontrées, les bonheurs des victoires, la période dure après un drame que j'avais connu. »
La perte de son père, à qui il avait promis de retrouver le Top 14. Un an jour pour jour plus tard, l'arrière n'avait pu retenir ses larmes après la victoire sur Albi à Agen. « Il y a de la frustration de ne pas avoir plus participé aux phases finales de Pro D2 (remplaçant) et au Top 14 cette saison. Mais avec le temps, je retiendrai d'abord que j'ai participé. » Barré par Bruce Reihana, mais « n'ayant jamais lâché un entraînement », pointe Vincent Etcheto .
Lui se dit heureux de terminer dans un groupe « de copains, où j'ai retrouvé l'ambiance de mes débuts dans le rugby. » Et qu'il a briefés la semaine suivant la défaite face à Colomiers lors de la première journée de Pro D2 2010-20111.
« On avait fait des matchs amicaux virevoltants, avec du jeu de partout. Mais sans humilité, sans engagement, on arrive à rien. Mais je n'ai pas haussé le ton non plus. Je râle, car je suis râleur, mais pas plus. » En tout cas, ça a marqué les intéressés. Et le guerrier a fait des petits.
(1) Il n'est pas considéré joueur formé en France car licencié au rugby à XIII jusqu'à ses 22 ans. (2) En référence au All-Black Byron Kelleher, alors à Toulouse.
http://www.sudouest.fr/2012/05/11/j-attends-de-voir-712072-773.php
Laurent Ferrères "attend de voir"
Ce n'est qu'un au-revoir. Lorsque Laurent Ferrères raccrochera les crampons, Laurent Marti a promis à son arrière de lui permettre d'intégrer l'encadrement des jeunes, passer ses diplômes. « J'ai des idées, j'aime ça, j'espère que, dans dix ans, je serai pourquoi pas entraîneur au haut niveau », dit-il. En attendant, le Girondin veut encore « prendre du plaisir » en trouvant un projet Pro D2 à son pied. « J'attends de voir comment ça va se décanter, qui va monter de Fédérale 1. » Avec toutefois une certitude : « On restera habiter Bordeaux. Je ne veux pas remettre en cause l'avenir professionnel de ma femme, changer d'école à mon fils. »
Féfé a été un des ferments important qui a façonné l'Union actuelle. Espérons qu'il puisse en effet un peu plus tard apporter sa pierre, par exemple pour la formation des jeunes histoire de les sensibiliser aux exigences du haut niveau.
_________________
Tombé tout jaune dans le rugby.

patrick- Admin

- Nombre de messages: 6674
Localisation: Gradignan, Talence, Musard ... ça dépend.
Date d'inscription: 25/01/2008
Humeur: On est bien :) :) :)
Age: 46

Re: Laurent Ferrères
C'est vraiment nulle cette règle des Jiff, comme il a débuté au XIII il n'est pas Jiff et doit quitter l'UBB ......alors qu'il fut sélectionné en rugby à 7, je me demande même s'il n'était pas capitaine.
Féfé merci pour tout et bonne chance pour ta fin de carrière de joueur.
Offrons lui demain l'ovation qu'il mérite.
Féfé merci pour tout et bonne chance pour ta fin de carrière de joueur.
Offrons lui demain l'ovation qu'il mérite.

Vince33- J'aime l'Union à la folie

- Nombre de messages: 478
Localisation: Bordeaux
Date d'inscription: 02/12/2008
AllezUnion.com, le site des supporters de l'Union Bordeaux Bègles - Rugby :: Union Bordeaux Bègles :: Côté tribune ... des sélectionneurs
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
UBB
Accueil