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Jean-Baptiste Poux

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Re: Jean-Baptiste Poux

Message  Pat le Mer 9 Nov 2016 - 22:54

mon jambon star a écrit:
patrick a écrit:[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
http://www.sudouest.fr/2016/11/09/union-bordeaux-begles-poux-mettra-un-terme-a-sa-carriere-a-la-fin-de-la-saison-2563094-773.php

37 ans, une jolie carrière et il n'a pas l'air cassé de partout :clap: :clap: :clap:

Ouais.
Respect.
+1
Un super bonhomme, sur et hors le terrain !

Pat
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Re: Jean-Baptiste Poux

Message  patrick le Ven 11 Nov 2016 - 10:15

SO :

Union Bordeaux-Bègles : "Je suis allé au bout", dit Jean-Baptiste Poux
Yoan Leshauriès

Ala fin de la saison, l'heure sera venue pour Jean-Baptiste Poux (37 ans) de raccrocher les crampons. Il aura joué au plus haut niveau pendant quinze années, aura disputé trois Coupes du monde avec les Bleus, jusqu'à cette 2e place en 2011 derrière les All Blacks, et décroché tous les titres avec le Stade Toulousain... Mais avant de tirer sa révérence, le pilier compte bien profiter des derniers moments de sa carrière de joueur professionnel avec l'Union Bordeaux-Bègles.

« Sud Ouest ». Personnellement, comment vivez-vous cette saison avec l'UBB ?

Jean-Baptiste Poux. Je joue beaucoup moins. Déjà, la saison dernière, j'avais l'habitude de moins jouer. En resignant pour une saison de plus à l'UBB, on m'avait averti que serais là pour dépanner. C'est souvent le rôle qu'on a à 37 ans. J'ai eu la chance de ne pas être confronté à ce type de situation durant ma carrière car j'ai énormément joué. C'est une situation bizarre au début mais je m'efforce de m'entraîner, d'effectuer le travail physique et rester en condition pour préparer un match si on fait appel à moi.

C'est votre dernière saison ?

Oui, c'est la dernière.

"Je suis fier de mon palmarès. J'ai joué tous les matchs que je voulais jouer. Ca fera de bons souvenirs par la suite"

Quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Je suis fier de mon palmarès. En onze saisons à Toulouse, j'ai dû jouer dix finales. Avec Narbonne, j'ai même joué une finale de Challenge Cup (2001). J'ai joué tous les matchs que je voulais jouer... J'ai fait le Grand Chelem (2002, 2010), joué une finale de Coupe du monde (2011). Je pourrai dire que je suis allé au bout du bout et que j'ai donné le meilleur de moi-même. Quand tu fais du sport, tu veux marquer l'histoire de ta discipline, que ce soit collectivement ou de manière individuelle. Ça fera de bons souvenirs par la suite.

N'aurez-vous aucun regret ?

Aucun, j'ai donné le maximum. Je ne fais pas 1,90 m et 140 kg. Par rapport à mon physique, je suis allé au bout. Je pourrai passer à autre chose en ayant la sensation d'avoir tout donné.

Beaucoup de joueurs ont raccroché avant. Pourquoi avoir continué jusqu'à 37 ans ?

C'est le plaisir de m'entraîner et de jouer. C'est ma passion ! Je suis originaire de Béziers, le rugby fait partie de ma vie. À l'école, tous mes copains faisaient du rugby, j'ai baigné là-dedans.

Comment appréhendez-vous cette fin de carrière qui approche ?

Ça va être un changement de vie mais je ne me prends pas la tête là dessus. J'essaie de profiter au maximum de mes derniers moments de joueur. Je ne me projette pas encore trop sur le moment où ça va s'arrêter. Je veux vraiment aller au bout de l'aventure, au bout de l'histoire.

N'avez-vous pas anticipé ? Le rugby en Norvège (son épouse est Norvégienne) est-il toujours une piste ?

J'ai quelques pistes mais rien de bien clair encore. Entre la Norvège et la France, je réfléchis à tout, je vais être flexible. En Norvège, il y a beaucoup d'expat' qui jouent. Il y a beaucoup de bénévoles, les gens se paient eux-mêmes les déplacements… C'est avant tout le plaisir de se retrouver, j'aime ça.

Aimeriez-vous entraîner ?

Je me verrais bien entraîner. J'ai déjà commencé depuis l'an dernier à m'occuper de la mêlée des moins de 18 ans de Bègles. Transmettre, c'est intéressant. Après, ce n'est pas parce qu'on a fait une carrière de joueur qu'on va être forcément un bon entraîneur. Il faut apprendre beaucoup de chose. Ça m'intéresse.

"C'est plus dur quand tu as 37 ans que quand tu en as 25"

Quel regard portez-vous sur l'évolution du rugby depuis vos débuts ?

Le rugby a bien changé. À l'époque, au poste de pilier, on ne touchait pas autant de ballon qu'aujourd'hui, il y avait moins de phases de rucks. On était vraiment concentrés sur la mêlée ou la touche, une bonne défense. Aujourd'hui, il y a vraiment beaucoup de zones d'affrontements avec le ballon, beaucoup plus de plaquages. C'est devenu beaucoup plus intense au niveau physique. Quand je regarde nos matchs d'il y a quinze ans et les matchs d'aujourd'hui, ce n'est pas pareil.

Vous préférez le rugby d'avant ?

Il y a du bon dans toutes les époques. Moi, j'ai été préparé au rugby des années 90. C'est complètement différent aujourd'hui. Les jeunes sont beaucoup mieux préparés que moi à leur âge. Physiquement, ils sont vraiment au point, ils sont beaucoup plus encadrés que nous il y a quelques années. Il ne faut pas comparer les générations. J'ai eu la chance d'être le témoin de ces deux rugbys. Cette discipline évolue, comme tous les autres sports.

Aujourd'hui, vous pouvez tout de même vous appuyer sur votre expérience...

Oui mais physiquement, c'est plus dur quand tu as 37 ans que quand tu en as 25. Quand je vois Jeff (Poirot) ou Steven (Kitshoff), ils sont en pleine possession de leurs moyens physiques. J'essaie d'apporter mon expérience, d'être toujours positif. Quand on a 37 ans, on n'a pas du tout le même rôle. Si j'avais 25 ans et que je m'étais retrouvé dans cette situation de ne pas jouer beaucoup, ça aurait été complètement différent. Là, je suis ici pour accompagner et donner le maximum quand on fait appel à moi.

Vous êtes une sorte d'éducateur ?

Je n'irais pas jusque-là mais si un joueur me demande des conseils, je lui en donne avec plaisir. Je ne suis pas non plus le « père Castor » qui raconte de grandes histoires à tout le monde, ce n'est pas dans mon caractère. Au niveau de la mêlée, je donne mon avis mais c'est à chaque fois un échange entre un jeune et un ancien, ce n'est jamais en tant que donneur de leçon.

CV
Jean-Baptiste Poux

Né le 26 septembre 1979 à Béziers.

Nationalité Française.

Mensurations 1,80 m, 105 kg.

Poste Pilier droit-gauche.

Clubs successifs Bordeaux-Bègles (depuis 2013), Stade Toulousain (2002-2013), Narbonne (2001-2002).

Palmarès en club Vainqueur de la Coupe d’Europe (2003, 2005, 2010), champion de France (2008, 2011, 2012).

International 43 sélections (2001-2012) ; 3 participations à la Coupe du monde (2003, 2007, 2011) ; 4 participations au Tournoi des 6 Nations (2002, 2008, 2010, 2012).

Palmarès en sélection Vice-champion du monde (2011) ; Grand Chelem au Tournoi des 6 Nations (2002, 2010).

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Re: Jean-Baptiste Poux

Message  doubleD le Ven 11 Nov 2016 - 10:55

:clap: :clap: belle carrière
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Re: Jean-Baptiste Poux

Message  marchal le Mer 7 Juin 2017 - 13:59

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Re: Jean-Baptiste Poux

Message  léopold le Jeu 8 Juin 2017 - 13:42

Voila qui est clair avec un vieux briscard à la baguette on se soit d'avoir des mêlées pro et Espoir à la hauteur du besoin, d'autant plus qu'on a des bonnes premières lignes semble t'il.Sinon se serait à désespérer de tout. :siffle:
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Re: Jean-Baptiste Poux

Message  patrick le Sam 18 Nov 2017 - 13:08

SO : http://www.sudouest.fr/2017/11/17/avant-ubb-su-agen-jean-baptiste-poux-se-tient-pret-3957015-773.php

" Je peux dépanner "

BORDEAUX-BÈGLES - AGEN Conseiller de la mêlée du XV de France, Jean-Baptiste Poux (38 ans) reste un joueur de l'UBB, qui manque de piliers gauche

PROPOS RECUEILLIS PAR YOAN LESHAURIÈS

Il raccrochera les crampons à la fin de la saison après une longue et riche carrière. Âgé aujourd'hui de 38 ans, Jean-Baptiste Poux " pense surtout aux autres ". L'ex-international (42 sélections) ne ménage pas sa peine, que ce soit sous les couleurs de l'Union Bordeaux-Bègles, où il dépanne et encadre les jeunes, ou dans ses fonctions de conseiller de la mêlée auprès du XV de France. En cette période de doublons internationaux, le planning est donc chargé. Après une semaine auprès des Bleus à Marcoussis, dont un aller-retour à Lyon dimanche dernier, il est redescendu en début de semaine prêter main-forte à son club, en manque de piliers gauche. Le jeune Thierry Paiva (21 ans) honorera sa première titularisation en Top 14 sur le poste, tandis que " JB " Poux, lui, sera sur le banc, prêt à aider.

" Sud Ouest " La convocation de Sébastien Taofifenua pour le test des Bleus face à l'Afrique du Sud, qui s'est ajoutée aux sélections de Jefferson Poirot (France) et Peni Ravai (Fidji), vous a obligé à revenir à l'UBB. Comment prenez-vous la chose ?

Jean-Baptiste Poux C'est bien pour Seb, il le mérite par rapport à son début de saison. Mais dans tous les cas, il était prévu que je redescende avec l'UBB. Je suis remplaçant mais j'aurais été 25e en cas de pépin à l'échauffement car nous ne sommes pas assez de piliers.

Ce n'était pas forcément prévu que vous soyiez sur la feuille de match, mais là, vous vous y retrouvez vu le contexte particulier...

Notre côté gauche est complètement décimé. Mais Thierry Paiva (21 ans) a fait de bons matchs en Challenge Cup, il a fait une bonne rentrée à Toulouse, c'est une chance pour lui de montrer sa valeur. C'est bien de voir des jeunes qui montent et qui ont l'occasion de prouver.

Vous avez disputé votre dernier match le 13 octobre en Sibérie (Challenge), et en Top 14 le 16 septembre à Lyon. Ça ne remonte pas à trop loin ?

Il était prévu que cette année, comme l'année dernière, je joue s'il y avait des blessés. Moi, je me tiens prêt pour essayer d'apporter le maximum, comme d'habitude. C'est un rôle auquel je me suis fait depuis quelque temps maintenant.

Physiquement, vous êtes prêt ?

Je ne manque aucun entraînement, je récupère bien. Physiquement, je me sens comme un joueur de 38 ans. Je ne peux pas faire tous les matchs de Top 14 mais je peux dépanner.

Était-ce frustrant de quitter le XV de France ce week-end ?

Oui, c'est une période un peu particulière puisque ça fait un petit moment qu'il n'y a pas eu de victoire. Le week-end dernier, on a connu une première période délicate, avant de montrer un autre visage en seconde. J'espère qu'on va pouvoir gagner face à l'Afrique du Sud, même si ça sera très difficile. Il ne faudra pas attendre la 40e minute pour entrer dans la partie.

Sur le premier match face aux All Blacks, qu'avez-vous pensé de la mêlée des Bleus ?

Ça a été inconstant. Il y a eu de bonnes mêlées de notre part, avant de se retrouver en difficulté. Il n'y avait pas de problèmes individuels. L'arbitre a énormément sanctionné Rabah Slimani qui est dans le viseur depuis quelque temps, de manière un peu injustifiée. La mêlée est un secteur particulier, difficile à arbitrer et je pense que les arbitres se font pas mal influencer. Mais il faut être plus constant pour pouvoir remporter un match.

Vous prenez ces difficultés pour vous ?

Bien sûr, nous sommes tous sur le même bateau. C'est un travail d'équipe, entre les joueurs mais aussi des membres du staff. Tout le monde essaie d'apporter ses compétences. Quand on perd, tout le monde est fautif. Quand on gagne, la réussite est collective.

Guy Novès a pointé du doigt certains cadres, dont Jefferson Poirot, votre coéquipier à l'UBB. A-t-il été touché par ces critiques ?

Je n'ai pas trop discuté de ça avec lui mais ça fait partie d'une carrière de joueur. On ne peut pas être tout le temps excellent. La critique fait avancer, on n'a pas affaire à des enfants gâtés. Des fois, ça fait du bien de se faire rentrer dans le chou. Quand je jouais chez les Bleus, je peux vous dire que Bernard Laporte n'était pas tendre après les défaites.

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Re: Jean-Baptiste Poux

Message  le radis le Jeu 1 Mar 2018 - 9:12

https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/01/2751238-mon-corps-me-dit-d-arreter.html

Jean-Baptiste Poux, pilier de l'UBB : «Mon corps me dit d'arrêter»
Top 14 - TOP 14. 19 e journée. Avant Bordeaux-Bègles – Toulouse, samedi au Matmut Atlantique (20h45, sur Canal + Sport). Interview de Jean-Baptiste Poux, ancien pilier de Narbonne et du Stade Toulousain, aujourd'hui à l'UBB

Samedi, les supporters «rouge et noir» n'auront pas l'occasion de voir «Brad» avec son bandeau cerclé de chatterton noir sur les oreilles, héritage d'un staphylocoque contracté en 2006 après la finale perdue face à Biarritz. À 38 ans, l'ancien pilier polyvalent du Stade Toulousain, passé sous la bannière girondine en 2013, ne fait plus que dépanner à l'UBB, où il a tout de même effectué huit apparitions cette saison. En attendant que ne lui soit offerte une dernière opportunité d'enfiler un maillot pour faire ses adieux à 20 saisons chez les pros (plus de 400 matches), l'homme aux 42 sélections avec le XV de France (dont 3 Coupes du monde) et 6 titres avec le Stade Toulousain (3 Coupes d'Europe et 3 Brennus) nous a reçus lundi après-midi dans la cité girondine, dans un troquet donnant sur les quais de la rive droite. L'occasion pour celui qui a créé avec son épouse une société pour exporter du vin en Norvège, pays d'où elle est originaire – en espérant bientôt développer de l'œnotourisme avec les Norvégiens dans le Bordelais –, de confier à quel point il s'est épanoui durant toutes ces années.

Toulouse connaît des soucis au poste de pilier droit. Seriez-vous prêt à dépanner ?

(Rires). Ce serait difficile d'être aussi performant que les piliers toulousains. L'an dernier, le club était dans le dur et là, je le vois bien se qualifier. Il a retrouvé toute l'énergie pour jouer les premiers rôles, a effectué un recrutement intelligent et possède un bon noyau de jeunes qui commencent à s'aguerrir.

Quel sentiment vous anime au moment de retrouver le club où vous avez effectué la majorité de votre carrière ?

Nous n'avons pas trop l'occasion de nous voir en dehors de ces matches car les plannings sont assez chargés. C'est toujours un plaisir de retrouver les personnes avec qui j'ai partagé de très bons moments et créé des souvenirs forts durant 11 saisons avec 10 finales. C'était une génération dorée. Quand je vois comment cela évolue, j'ai été vraiment gâté. C'est de plus en plus difficile de gagner des titres. Nous avons vraiment eu de la chance même si nous n'avons pas réussi à faire le doublé. Nous avons marqué une génération et vraiment pris du plaisir à gagner ces matches à fort enjeu, à communier avec notre public. Cela reste merveilleux, ancré en nous.

Lorsque vous êtes parti à Bordeaux en 2013, vous étiez presque «trop vieux» pour prolonger…

Guy (Novès) était intéressé pour me conserver une saison et Bordeaux me proposait deux ans. Je sentais que l'aventure toulousaine se terminait. Je ne faisais plus partie des premiers choix et je voulais voir quelque chose d'autre. J'ai su saisir cette opportunité et je ne le regrette pas. Cela m'a permis de faire deux saisons pleines, une troisième où j'étais plus remplaçant que titulaire et les deux dernières pour dépanner.

Quel est le secret de cette longévité ?

L'envie est restée intacte. J'ai toujours aimé m'entraîner en essayant de repousser mes limites. Je ne voulais pas avoir de regrets par rapport à la fin de ma carrière et je crois que j'ai fait le maximum par rapport à mes moyens physiques et mentaux. Mais avec l'âge, il faut reconnaître que c'est difficile. Je fais les séances de course et de muscu pour m'entretenir mais je me mets un peu à l'écart sur les séances collectives pour laisser la place à ceux qui jouent le week-end. Je ne suis plus du tout compétitif, c'est vraiment ma dernière saison. Mon corps me dit d'arrêter. En comparaison avec les jeunes qui sont beaucoup mieux préparés, j'ai toujours un temps de retard.

Mais peu de jeunes sont capables d'évoluer des deux côtés de la mêlée…

C'était une chance d'être polyvalent. J'ai su fonctionner par rapport à l'évolution de la règle. J'ai commencé à droite à Narbonne puis à Toulouse avant de basculer à gauche. C'est là où j'avais les capacités les plus fortes pour vraiment atteindre le très haut niveau et c'est là où je me suis le plus épanoui. A contrario, avec le changement de règles, cela ne me fait rien du tout de passer à droite. La mêlée est désormais plus aseptisée.

Ne regrettez-vous pas de ne pas avoir fait de phases finales avec l'UBB ?

Cela s'est joué à pas grand-chose sur les deux premières saisons. Oui, c'est un regret car le président (Laurent Marti) s'emploie énormément pour faire évoluer son club et atteindre cet objectif. Nous avons du mal à y parvenir et c'est difficile d'entendre qu'il fait bon vivre à Bordeaux. Ce sont des raisonnements de comptoir car je peux vous dire que nous travaillons. Le club progresse. Par rapport à ce que j'ai connu quand je suis arrivé au niveau de l'effectif et des infrastructures, cela n'a rien à voir maintenant. Le problème, c'est que les autres clubs continuent eux aussi de progresser. C'est une bataille acharnée.

Quel regard portez-vous sur l'évolution du rugby ?

Il y a des bonnes choses et des moins bonnes. Nous prenons tout du professionnalisme. Depuis deux ans, nous rentrons dans une nouvelle ère. J'ai même l'impression qu'un mercato va apparaître. Les clubs sont gérés comme des entreprises par des présidents qui sont souvent des chefs d'entreprise avec beaucoup de moyens. Les mentalités ont changé. Avant, nous nous inscrivions dans la continuité. Aujourd'hui, on peut changer de club très facilement et les joueurs, qui ne sont pas à plaindre puisqu'ils gagnent plus d'argent qu'au début du professionnalisme, sont plutôt concentrés sur leurs performances individuelles et sur la valeur qu'ils peuvent avoir. Je pense que nous allons tendre vers le football, avec beaucoup de statistiques individuelles et des joueurs qui se vendent au mieux en sachant qu'ils pourront en plus quitter les clubs en cours de saison. C'est dommage pour le rugby et les supporters qui aiment bien identifier leur équipe à des joueurs. Les effectifs sont très chamboulés. Ça vient, ça repart, c'est un peu l'auberge espagnole.

Que vous inspire la fameuse nuit du XV de France à Edimbourg ?

Il faut bien encadrer les jeunes dès l'école de rugby pour former des bonnes personnes. Il faut mettre des garde-fous car les joueurs représentent quelque chose et doivent être respectueux. Nous ne pouvons pas avoir un sport qui se professionnalise de plus en plus, communiquer sur son image avec les réseaux sociaux et d'un autre côté se dépouiller et faire n'importe quoi. Il faut pouvoir garder le contrôle même si c'est difficile parce que ce sont de jeunes joueurs. Avec toute la médiatisation qu'il y a autour d'eux, il faut qu'ils sachent qu'il y a aussi le revers de la médaille. Passer un bon moment ensemble, après une victoire comme une défaite a toujours existé. Nous ne sommes pas des robots, nous avons affaire à des êtres humains. Cela fait partie de la vie d'un groupe et c'est ce que j'ai aimé dans le rugby. Mais il faut savoir se contrôler car le moindre dérapage coûte cher.

Comment envisagez-vous la suite ?

Je vais encore rester dans le milieu pour encadrer, m'occuper de la mêlée à l'UBB et former les jeunes. Cela me plaît, j'aime transmettre. J'ai eu la chance d'être appelé par l'ancien staff des Bleus, Yannick (Bru) et Guy (Novès). Malheureusement, cela s'est mal fini. C'est dommage car c'était passionnant et très enrichissant. Au niveau international, tu es vraiment sur de la précision et c'est très intéressant pour le retranscrire ensuite en club. Je regrette de ne pas avoir pu aller bout car mon objectif était d'aller jusqu'au Mondial.
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Des fois je force ma nature parce que c'est mon rôle mais sans jamais crier. L'essentiel, c'est d'être proche des joueurs, d'instaurer un climat de confiance, de ne pas tricher avec eux. Il faut être sincère et juste, leur dire quand ça va mais aussi quand ça ne va pas. Ce n'est pas plus compliqué que ça.
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Re: Jean-Baptiste Poux

Message  marchal le Ven 2 Mar 2018 - 15:18

si je comprend bien, jbp devrait continuer à s'occuper de la mélée la saison prochaine un peu comme ce que fait heinie avec les demi de mélée
en tout cas, jbp est un grand bonhomme
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Re: Jean-Baptiste Poux

Message  Biscouette le Ven 2 Mar 2018 - 17:29

D'accord avec Marchal ! :)
JBP, juste et droit comme sa tenue en mêlée. Yesss
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Re: Jean-Baptiste Poux

Message  patrick le Jeu 26 Avr 2018 - 15:59


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Re: Jean-Baptiste Poux

Message  patrick le Sam 28 Avr 2018 - 10:28

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Re: Jean-Baptiste Poux

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