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Mariano Galarza

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Mariano Galarza

Message  patrick le Sam 27 Oct 2018 - 15:15

SO : https://www.sudouest.fr/2018/10/27/galarza-a-suivi-le-chemin-5516880-773.php

UBB : Galarza a suivi le chemin
Yoan Leshauriès

Mariano Galarza (31 ans), le deuxième ligne international argentin de l'Union Bordeaux-Bègles, s'est laissé porter par son amour du rugby tout au long de sa carrière

Du haut de ses 2,02 m, il lui est facile de répérer de loin les routes qui se séparent. Mais Mariano Galarza (31 ans) n'a jamais eu besoin de sa taille pour prendre une décision et choisir son chemin. Né dans un pays où le football est roi, l'Argentin a opté pour le rugby. Vrai passionné de ce jeu, il a mis ses études de médecine entre parenthèses pour devenir joueur pro, faire le grand saut en Europe et devenir international. Le deuxième ligne a rejoint depuis peu l'Union Bordeaux-Bègles, avec qui il devrait connaître son premier match de Top 14 demain (12 h 30) face à Lyon.

Un Argentin aux racines basques

Mariano Galarza a grandi à Veinticinco de Mayo (prononcer « macho » en argentin), dans la province rurale de Buenos Aires. Des grands parents agriculteurs, un père vétérinaire et une mère professeur des écoles... L'histoire des Galarza a ses racines de l'autre côté de l'Atlantique, au Pays Basque espagnol, à Irun précisémment. « J'ai eu la chance de jouer la finale de Challenge Cup avec Gloucester à Bilbao l'an dernier, c'est la première fois que je mettais les pieds au Pays Basque, raconte le deuxième ligne. Plusieurs Galarza m'ont contacté, ainsi que le club de rugby d'Irun qui m'a remis un maillot de l'équipe. J'ai passé un très bon moment. Maintenant que je suis à Bordeaux, si j'ai le temps, j'irai visiter plus longuement cet endroit du Pays Basque. » Sur les traces de ses ancêtres.

De Tuacara à la Pampas XV

Dans un pays où le football est une religion, Mariano Galarza opte pour le rugby, qu'il débute à l'âge de 8 ans, à la fois avec son école d'Inchausti, et avec Tuacara, le club local. « Mon père a joué au rugby mais il a commencé tard, à 25 ans. Moi, j'ai toujours aimé ça. » À 18 ans, il rejoint La Plata pour entamer des études de médecine et poursuit à l'Universitario de La Plata. « Au départ, je n'appréhendais pas le rugby comme une activité professionnelle. » Mais au gré des tournois, la passion devient encore un peu plus brûlante. À 21 ans, il intègre le système de l'équipe nationale. Et pendant quatre saisons (2009-2013), il porte les couleurs des Pampas XV, équipe argentine qui participe à la Vodacom Cup en Afrique du Sud. Une compétition qu'il remporte en 2011. Mais dans un pays où le rugby pro n'est qu'aux prémices de son développement, l'exil devient obligatoire pour ceux qui veulent voir plus haut. Mariano Galarza fait le grand saut pour l'Europe en 2010.

Le grand saut vers l'Europe

La première expérience européenne de Mariano Galarza se résume en une pige de six mois au Leinster (2010-2011) en tant que joker médical. Mais sur le plan personnel, c'est en Irlande qu'il rencontre son épouse, Lupe, de nationalité argentine elle aussi. En 2013, le deuxième ligne retraverse l'Atlantique et rejoint le club anglais de Worcester pour une saison (2013-2014), avant de poser son sac à Gloucester pour quatre saisons (2014-2018). « C'était une grande expérience. Je me sens un peu de là-bas parce que j'ai beaucoup joué pour cette équipe. Ce club fait partie de moi. » Avec Gloucester, Mariano Galarza remporte la Challenge Cup 2015 et est finaliste de l'édition 2018.

L'UBB, un nouveau challenge

Le Top 14, il en rêvait depuis de longues années. Alors quand Rory Teague l'a contacté pour rejoindre l'UBB, l'Argentin a sauté sur l'opportunité. Il faut dire que Nicolas Sanchez et Joachim Tuculet, ses compatriotes qui son passés par la Gironde, ne lui ont dit que du bien du club. Très impliqué, Mariano Galarza a suivi ses nouveaux coéquipiers à Grenoble alors qu'il ne faisait pas partie du groupe, avant de faire ses débuts en Challenge Cup, au Connacht et face à Perpignan. « C'est un bon mec, très intelligent, qui est très fort en touche », note Luke Narraway, l'entraîneur en charge de l'alignement. Aux côtés d'Alexandre Roumat, jeune patron de la touche girondine, l'UBB peut compter sur une option supplémentaire dans ce secteur.

Les Pumas dans le sang

« Jouer pour son pays est un rêve de gosse. C'est important pour tout le monde mais plus encore pour les Argentins ». Mariano Galarza a eu cet honneur. Il compte 23 sélections avec les Pumas (2009-2016) et a participé à deux Coupes du monde (2011, 2015). Sa première sélection remonte au 12 juin 2010 contre l'équipe d'Écosse à Tucuman (Argentine). « Ma famille était présente, il y avait beaucoup d'émotion, confie-t-il. Même si je n'ai joué que 15 minutes, ça reste inoubliable ». En 2011, il découvre la Coupe du monde et joue 3 matchs. « Nous avions une équipe de transition avec de jeunes joueurs mais on en a bien profité ».

Mais de sa deuxième Coupe du monde, en 2015, reste un goût amer. Il ne joue qu'un seul match, face à la Nouvelle-Zélande. « En rentrant à l'hôtel, le manager m'apprend que je suis cité pour une situation de jeu. Je ne savais même pas de quoi il s'agissait. » En cause, une « fourchette » dans les yeux du deuxième ligne All Black Brodie Retallick, ce qui vaudra à Mariano Galarza neuf semaines de suspension. « Ça a été très dur à vivre, je l'ai ressenti comme une grande injustice. J'avais fait tellement d'effort pour en arriver là. Ça a été un très bon Mondial pour l'Argentine qui a terminé 4e mais pour moi, ça a été très dur. »

Le deuxième ligne argentin « rêve de vivre un troisième mondial » en 2019 au Japon. « Je vais donner toute mon énergie pour Bordeaux et on verra ce qui se passera. Mais je ne veux pas me focaliser sur ça. »

Des études de médecine en suspens

Quand il a rejoint le club anglais de Worcester en 2013, Mariano Galarza a mis ses études de médecine en suspens. Un père vétérinaire, une soeur qui travaille dans le milieu médical, la carrière professionnelle de l'Argentin paraissait toute tracée. S'il compte bien boucler sa dernière année d'études après sa carrière sportive, le deuxième ligne a compris sur le tard qu'il devait privilégier le rugby.

« C'était une décision difficile à prendre mais à mon âge, pour faire carrière dans le rugby, c'était maintenant ou jamais. Au début, je me suis dit que j'irais en Europe pendant trois ans, pour découvrir un autre pays, vivre une autre expérience. Et qu'ensuite, je rentrerais pour reprendre mes études. » Aujourd'hui, la parenthèse européenne n'est toujours pas refermée. S'il a essayé d'ouvrir les livres de médecine pendant une saison en Angleterre, il les a vite refermés. « C'était trop compliqué à concilier avec une vie de rugbyman pro ».

Une fois qu'il aura raccroché les crampons, Mariano Galarza s'y remettra à fond, afin de débuter une autre carrière dans la médecine du sport. « Je pense que ce sera dur de s'y remettre dedans mais il ne me manque qu'une année. » Pour l'instant, il savoure sa vie sur les terrains de rugby.

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