AllezUnion.com, Forum des supporters de l'Union Bordeaux Bègles - Rugby
Un forum est comme un vestiaire, quand on y rentre on dit bonjour. Pensez donc à vous connecter, ça vous assurera également une visibilité parfaite ;o)

Enregistrer et activer un compte prend 3 minutes. Seule une adresse email valide est nécessaire. Ne soyez pas timide, Allez y !

AllezUnion.com

Staff 2019-2020

Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3

Aller en bas

Re: Staff 2019-2020

Message  le radis le Mer 21 Nov 2018 - 13:31

Sinon L Marti avait bien dit lundi dernier que concernant Adams et Clarkin ils devaient faire leur preuve.

https://www.rugbyrama.fr/rugby/pro-d2/2018-2019/pro-d2-biarritz-jack-isaac-sur-le-depart-heini-adams-pour-le-remplacer_sto7020439/story.shtml

Pro D2 - Biarritz : Jack Isaac sur le départ, Heini Adams pour le remplacer ?
Marc Duzan

PRO D2 - Sous contrat jusqu'à la fin de la saison en cours, Jack Isaac pourrait quitter ses fonctions au BOPB plus rapidement que prévu et, si notre information se confirmait, être remplacé par l'ancien Bordelo-Béglais Heini Adams à la tête du sportif biarrot.

Le 11 novembre dernier, le Biarritz olympique s'inclinait lourdement face à Soyaux Angoulême (31-15), laissant ses concurrents directs à la qualification s'installer provisoirement devant lui. C'est à l'issue de cette rencontre que Jack Isaac, le manager du club basque, aurait émis certaines réserves à ses dirigeants quant à la possibilité de mener à bien sa mission sur la Côte basque. Si ses dirigeants avaient d'abord balayé d'un revers de main un possible départ de l'Australien, il semble que les choses aient considérablement évolué ces dernières heures.

Jack Isaac sera-t-il encore l'entraîneur du BOPB en 2019 ? Rien n'est moins sûr. Et si le divorce était aujourd'hui consommé entre le Biarritz olympique et son manager, un nom revient avec insistance pour remplacer Isaac, champion de France en 2002 avec les Rouge et Blanc: celui d'Heini Adams, l'ancien demi de mêlée de l'Union Bordeaux-Bègles. Aujourd'hui à la tête du club amateur de Saint-André de Cubzac (Promotion Honneur), Heini Adams pourrait donc rejoindre d'ici peu son ancien numéro 8 à l'UBB Mattew Clarkin, promu directeur de rugby du BOPB en début de saison.

le radis
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 4747
Date d'inscription : 12/10/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Staff 2019-2020

Message  Biscouette le Jeu 22 Nov 2018 - 1:55

Matthew, Heini (et Hugh) pour le staff post Urios ?? (ou en combinaison avec lui dans 2 ans pour faire une transition)

Pour revenir à Urios, comme déjà dit, il y a 2 grandes caractéristiques qui ressortent : ses compétences pour l’organisation, notamment au niveau «humain» – on parle de rigueur, d'autorité, etc. mais ça ne vaut rien s'il n'y a pas de respect, d'affectif, de dispositif intelligent, etc. et il faut savoir qu'il laisse une grande place aux joueurs mais c'est cadré, organisé (il faut mettre du discernement quand on parle de ces notions, construire qqc ça demande de la rigueur mais ça ne consiste pas en de l'autoritarisme ou à appliquer des principes de management appris en 1ou 2 stages, et lui a un peu travaillé la question…),
et puis il y a le stratège pour gagner à tout prix, incluant le moche, ce qui gêne pas mal d’entre nous. Mais je pense qu’il est assez intelligent pour mettre tous les atouts de son/notre côté, et que s’il constate une certaine philosophie profondément ancrée dans le club et s’il a des 3/4 capables d’enchaîner des beaux mouvements insaisissables il ne va pas s’en priver.
Sinon, un aspect qui est intéressant aussi c’est qu’on sent qu’il ne se laisse pas distraire ou influencer par divers paramètres extérieurs, il semble être pragmatique et avoir cette capacité à simplifier (au bon sens du terme) certaines choses. Après reste à savoir si c'est qqn qui accepte la critique.
avatar
Biscouette
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 1112
Localisation : Paris (et Bordeaux)
Date d'inscription : 08/01/2016
Humeur : ?

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Staff 2019-2020

Message  le radis le Jeu 22 Nov 2018 - 18:10

MIDOL




Urios, Les raisons d’un choix
christophe urios, un temps pressenti comme futur manager de l’équipe de france, ira finalement entraîner l’union bordeaux-bègles afin de faire passer un cap au club girondin. l’homme fort du castres olympique a ainsi fait une croix sur l’équipe de france pour les quatre prochaines saisons.

Par Simon VALZER
simon.valzer@midi-olympique.fr
Depuis lundi, l’avenir de l’actuel manager du Castres olympique Christophe Urios est fixé: ce dernier entraînera l’Union Bordeaux-Bègles pour les quatre saisons à venir. Comme indiqué dans ces colonnes vendredi dernier, le Castrais figurait en tête de la short-list dressée par le président girondin Laurent Marti. Les deux hommes ne se connaissaient pas avant de se rencontrer ces dernières semaines. Seulement, le courant est très vite passé entre eux. Pour sa part, Urios a avoué que son engagement reposait à « 70 % » sur sa rencontre avec Marti. « Les choses se sont faites très vite », assurait de son côté le Girondin en conférence de presse. D’ailleurs, les deux hommes avaient convenu de ne pas communiquer avant trois semaines, au terme de la deuxième séquence européenne. Voyant que l’information avait filtré, ils se sont mis d’accord sur une officialisation rapide.
Après avoir officié à Castres (2002-2005), Bourgoin-Jallieu (2005-2007), Oyonnax (2007-2015), et encore Castres (2015-2019), Christophe Urios prendra donc les commandes de la formation girondine jusqu’en 2023. Un nouveau bail long comme il les affectionne, et qui le met logiquement hors-jeu pour le poste de sélectionneur de l’équipe de France, une mission qui représentait « un rêve » pour lui, mais qu’il ne pourra pas exaucer avant la fin de son mandat avec l’UBB, comme son futur président Laurent Marti l’a souligné en conférence de presse: « Je tiens à dire aussi qu’on a bien évidemment abordé le sujet de l’équipe de France et que c’est clair, net et précis, Christophe Urios sera à l’UBB pour les quatre saisons qui viennent, et ne sera libéré sous aucune condition pour l’équipe de France. Même si le président Macron me le demande, j’ai bien dit à Christophe que ce serait non ! » Derrière cette boutade, comment expliquer le fait qu’Urios tourne le dos à son «rêve» bleu?
AGIR PLUTÔT QU’ATTENDRE
La raison principale repose essentiellement sur une question de timing. Depuis de longues semaines, voire de longs mois, le technicien tarnais attendait un signe venant de la Fédération, lequel aurait confirmé la tendance le dégageant des pronostics concernant l’identité du futur sélectionneur du XV de France. Seulement, ce signe ne vint jamais. Après avoir côtoyé Bernard Laporte et Serge Simon en Nouvelle-Zélande lors de la tournée du XV de France et des Barbarians (qu’Urios entraînait avec Xavier Garbajosa), le technicien n’a plus eu de nouvelles. Dans l’incapacité de se projeter sur un futur projet, Urios a tout simplement voulu prendre les devants plutôt que d’attendre un hypothétique club en remplacement du futur sélectionneur ou les clés du camion bleu. Contacté par nos soins mardi soir, le technicien restait sur ses positions: « J’ai toujours dit que l’on ne choisit pas l’équipe de France. C’est l’équipe de France qui vous choisit. Mon nom a été avancé mais je n’avais rien. Donc je m’engage pour quatre ans à Bordeaux, et je ne suis pas un mec à mettre des clauses dans mon contrat. »
AVEC CHARRIER À L’UBB ?
On savait déjà que le triumvirat castrais formé par Urios-El Abd-Charrier allait se séparer, puisque Joe El Abd retournera à Oyonnax la saison prochaine, mais cette fois dans le rôle du numéro un. Le cas Urios maintenant réglé, il reste celui de Frédéric Charrier, l’entraîneur des trois-quarts. À l’inverse d’El Abd, son homologue en charge de la défense, l’ex-Montpelliérain ne se voit pas encore dans un rôle de numéro un dans un autre club. Suivra-t-il Christophe Urios? « C’est encore trop tôt », repoussait Urios mardi soir. La route du technicien tarnais quittera aussi celle d’une bonne partie de ses préparateurs physiques actuels, puisque Vincent Giacobbi avait paraphé une prolongation de contrat avec le CO il y a plusieurs mois et que Julien Rebeyrol-Brimeur, en charge de la collecte et de l’analyse des données GPS l’a imité il y a deux semaines en prolongeant son contrat avec Castres pour les trois prochaines saisons. De leur côté, Mourad Abed et Grégory Marquet sont dans l’expectative même si le profil du dernier cité, triple champion de France et champion d’Europe avec Toulouse intéresserait plusieurs clubs de Top 14.
.
avatar
le radis
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 4747
Localisation : talence
Date d'inscription : 12/10/2012
Humeur : le radis noir ou blanc est d'or

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Staff 2019-2020

Message  le radis le Jeu 22 Nov 2018 - 22:12

La Dépêche du Midi


Christophe Urios viendra-t-il à Bordeaux-Bègles avec Charrier et Lafond ?

Depuis la nomination en début de semaine de l’actuel boss tarnais à la tête de Bordeaux-Bègles à partir de la saison prochaine, les spéculations vont bon train autour du staff qui accompagnera Christophe Urios en Gironde.

En fin de contrat au Castres Olympique, Frédéric Charrier, fidèle lieutenant d'Urios depuis son passage de joueur (centre) à entraîneur à Oyonnax en 2010, tiendrait la corde pour le poste d’entraîneur des trois-quarts.

Pour les avants, les choses sont moins arrêtées. En tout cas, ce ne sera pas Joe El Abd, qui complète le staff castrais, puisqu’il a déjà trouvé un point de chute (manager d’Oyonnax). En revanche, une chose est sûre, le nom de Pierre-Philippe Lafond figure bien sur la short-list des candidats au poste. Pour mémoire, et bien que sous contrat avec Montauban jusqu’en juin 2022 (il possède des clauses en cas de sollicitations d’un club de Top 14), l’ancien pilier avait d’ailleurs déjà été proposé à… Castres. Non, la partie de chaises musicales n’est pas terminée…

avatar
le radis
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 4747
Localisation : talence
Date d'inscription : 12/10/2012
Humeur : le radis noir ou blanc est d'or

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Staff 2019-2020

Message  patrick le Ven 23 Nov 2018 - 23:29




_________________
Tombé tout jaune dans le rugby.
avatar
patrick
Admin
Admin

Nombre de messages : 17898
Localisation : Gradignan, Talence, Lescure, Musard ... ça dépend.
Date d'inscription : 25/01/2008
Humeur : Pour l'instant, ça va ...
Age : 52

Voir le profil de l'utilisateur http://www.allezunion.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Staff 2019-2020

Message  SCALP le Jeu 29 Nov 2018 - 11:17

L'ÉQUIPE : https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Christophe-urios-castres-evidemment-que-l-equipe-de-france-m-aurait-plu/963347

Christophe Urios (Castres) : « Évidemment que l'équipe de France m'aurait plu »

Laurent Campistron

Le manager castrais se sentait prêt à prendre les commandes des Bleus après la Coupe du monde 2019. Mais ne voyant rien venir, il a finalement signé à Bordeaux-Bègles. Sans regrets.


Plaine de Lévezou, mardi après-midi. Christophe Urios termine un entraînement particulièrement rythmé avant de recevoir L'Équipe à la fraîche devant l'entrée du tunnel des vestiaires, comme à son habitude. Le manager du CO est au coeur de l'actualité depuis qu'il a décidé, un peu à la surprise générale, de signer pour quatre ans à Bordeaux-Bègles à compter de la saison prochaine. La veille de notre rendez-vous, il était aussi à Marcoussis (Essonne) pour échanger avec ses collègues entraîneurs du Top 14 et le staff des Bleus autour de la triste tournée de novembre du quinze de France.

L'équipe de France : « Personne ne m'a dit que j'étais fou de ne pas avoir attendu »

« Ces réunions post-tournée servent-elles à quelque chose ?
Oui, je le pense. Plus notre relation sera forte et mieux ce sera. Après, on parle de relation, hein, ce n'est pas ça qui fera gagner des matches. C'est comme quand des joueurs vous répètent que le groupe vit bien. O.K. Mais ça veut dire quoi "on vit bien" ? Surtout, ça sert à quoi si tu ne gagnes pas des matches ? Autant aller dans un centre de loisirs ! Bon, j'ai quand même la faiblesse de penser qu'on a intérêt à fonctionner en bonne intelligence parce qu'on est tous différents. L'erreur serait de vouloir tous nous mettre dans un même truc ou de vouloir copier ce qui se fait ailleurs. Non, il faut juste prendre ce qui se fait de bien à Castres, à Toulouse, etc. Notre différence doit être notre force.

Qu'avez-vous pensé de la défaite face aux Fidji ?
C'est incroyable... Et tellement humain, finalement. Les joueurs n'y étaient pas, quoi ! Mon avis personnel, à mille bornes de là, c'est que les mecs ont eu du mal à s'y remettre après la victoire contre l'Argentine(28-13) tellement ils étaient contents d'avoir gagné un match. S'ils avaient affronté une équipe plus renommée que les Fidji, je suis sûr qu'ils auraient mis beaucoup plus d'engagement.

Est-ce la faute du Top 14, comme on l'entend parfois ?
Non, on ne peut pas accabler notre Championnat. Le Top 14 prépare bien les Fidjiens, non ? Ce sont bien eux qui nous ont marché dessus samedi, je n'ai pas rêvé ? Alors arrêtons de dire ça ! Moi, j'ai plutôt le sentiment qu'on n'arrive pas à effectuer le travail de fond nécessaire.

Vous avez annoncé très tôt votre départ du CO. Attendiez-vous alors un signe de la Fédé pour éventuellement remplacer le sélectionneur Jacques Brunel à la fin de son contrat ?
Je ne peux pas avoir la prétention de dire ça. Mais tout le monde savait que j'étais en fin de contrat. En ne prolongeant pas à Castres, je me suis retrouvé sur le marché. Donc, les autres clubs et l'équipe de France savaient que j'étais libre.

Saviez-vous que Brunel resterait jusqu'à la fin du Tournoi des Six Nations 2020 au moment où vous avez refusé une prolongation au CO ?
Non.

Cette donnée nouvelle a-t-elle fait évoluer votre réflexion par rapport aux Bleus ?
Oui, ça a joué. Il y a eu aussi cette déclaration des décideurs, qui disaient (à propos du mandat de Brunel) : "De toute façon, c'est comme ça, ce sera jusqu'en 2020 !" Ça m'a un peu refroidi, même si encore une fois, je pense qu'on ne postule pas en équipe de France. À mon sens, ce sont les patrons de la Fédé qui décident d'un projet à mettre en place et qui désignent alors le staff et la personne qui correspondent le mieux à ce qu'ils souhaitent faire. Donc, ne voyant rien venir, j'ai estimé que je ne devais pas être cette personne-là.

Pour beaucoup, vous aviez pourtant le profil pour redresser cette équipe de France...
C'est quelque chose que j'ai parfois entendu, oui. Mais ce n'est pas l'avis des gens qui décident. Ou alors, si, c'est leur avis, il fallait qu'ils se dépêchent. Moi, je ne reviendrai pas en arrière. Maintenant, c'est fini. On verra comment ça se passera à l'avenir, mais je pense qu'ils devraient aller plus vite. Prenez l'Irlande. On sait déjà que Joe Schmidt partira après la Coupe du monde 2019 et que c'est son adjoint (Andy Farrell) qui le remplacera. Au moins, c'est clair et tout le monde avance.

Avez-vous eu des nouvelles de la Fédé depuis votre signature à l'UBB ?
Non. J'y suis allé lundi (à Marcoussis) et personne ne m'a dit que j'étais fou de ne pas avoir attendu. J'ai l'impression que certains membres du staff étaient contents que je signe à Bordeaux (rires) ! Ils m'ont dit : "Tu vas voir, c'est bien Bordeaux, tu vas te régaler." Bien sûr que je vais me régaler là-bas ! »

Bordeaux-Bègles : « Bordeaux, c'est le rugby de demain »

« Qu'est-ce qui vous a attiré dans le projet de l'UBB ?
J'ai envie d'aider ce club à passer un cap, à se qualifier pour la phase finale. Attention, quand je dis ça, la saison n'est pas finie, il peut très bien se qualifier et être champion en juin prochain, hein ? Et là, je serai comme un con (rires) !

Personne ne vous a conseillé d'attendre un peu qu'un poste dans un club plus huppé se libère ?
Pas mes agents. Vous savez, quand j'ai quitté Bourgoin pour aller à Oyonnax, il y a une quinzaine d'années (en 2007), vous ne pouvez pas savoir combien de gens m'ont dit : "Mais qu'est-ce que tu vas faire là-bas ? Tu vas t'enterrer !" Moi, je ne le sentais pas comme ça et j'ai eu raison puisque c'est là-bas que je me suis construit. Aujourd'hui, je sens la même chose avec Bordeaux. Ce club va me faire progresser. Évidemment que l'équipe de France m'aurait plu. J'aurais été fier, ça ne me faisait pas peur du tout, je me sentais prêt. On verra dans quatre ans, maintenant. Je n'aurai que cinquante-six ans...

Vous n'avez donc pas tiré un trait définitif sur les Bleus !
Ah non ! Enfin, pour les quatre ans qui viennent, si. Je ne me voyais pas dire à Laurent Marti (président de l'UBB) : "On met une clause dans le contrat parce que si l'équipe de France m'appelle, j'y vais." Ce n'est pas mon fonctionnement. Quand je suis venu à Castres, il y a quatre ans, le président (Pierre-Yves Revol) m'a appelé un jour pour me dire qu'il comprendrait, vu la situation du club, alors aux portes de la relégation, si je décidais de casser le précontrat pour partir ailleurs. Je lui ai répondu que je venais à Castres pour le projet, qu'il soit en Top 14 ou en Pro D2. Là, c'est pareil.

Vous auriez pu aussi prendre une année sabbatique...

Non, ça ne me ressemble pas. C'est vrai que beaucoup de gens se sont demandé ce que Bordeaux avait de plus que Castres. Mais il y a plein de choses en plus ! C'est une grande ville, une région différente, un club qui peine à se qualifier pour la phase finale, un stade historique, un superbe centre d'entraînement... Bordeaux, c'est le rugby de demain, comme Lyon, Paris ou Montpellier. Sincèrement, ma réflexion n'a duré qu'une semaine.

L'argent a-t-il eu un rôle décisif dans votre choix ?
Non, je n'ai jamais fonctionné comme ça, même si je vais gagner un peu plus qu'à Castres.

Travaillez-vous plus sereinement depuis que vous êtes fixé sur votre avenir ?
J'étais déjà serein. Disons que ça me fait du bien à la tête. Vous savez, la décision de ne pas prolonger à Castres a été dure à prendre. Ici, j'ai un super groupe et un staff énorme. Forcément, tu te demandes si tu ne fais pas une connerie en partant au moment où ça pourrait être le plus intéressant.

Comment marier la fin de votre projet au CO avec le début de celui à l'UBB ?
Ma priorité, aujourd'hui, c'est Castres. Tous les gens qui me connaissent savent que je vais tout donner pour le CO. Et ceux qui en doutent n'ont juste qu'à poser la question aux joueurs. Après, comme je reprends une équipe, je suis obligé aussi de m'occuper du recrutement et de la mise en place du projet. Donc, mes journées off seront bientôt consacrées à l'Union. Exactement comme quand j'ai dit stop à Oyonnax pour venir à Castres. À partir du mois de janvier, mes journées du mercredi étaient consacrées au projet du CO. Je ne vois pas où est le problème. C'est clair et net. »

Castres : « On n'est pas encore là où on veut être »

« Quel regard portez-vous sur la première partie de saison de votre équipe ?
On est dans les clous. On a fait six déplacements et on en a gagné trois (à Montpellier, Toulouse et Perpignan). Le week-end dernier, à l'USAP (12-16), on a réussi à se sortir du guet-apens en contrôlant le match, alors que la saison dernière, dans un contexte similaire, on en avait pris trente à Agen (30-3). Aujourd'hui, au classement britannique (*), on est troisième. On est aussi le seul champion de ces dernières années à être encore en course sur les deux tableaux à ce stade de la saison (Coupe d'Europe et Top 14). Ce n'est pas neutre. On est fiers de ça, mais on n'est pas encore là où on veut être. Nous, on veut aller là-bas (il pointe le doigt en direction de l'horizon). On avance.

Êtes-vous excité à l'idée de bientôt retrouver les Irlandais du Munster en Coupe d'Europe (9 et 15 décembre) ?
Oui, c'est magnifique ! Moi, j'adore le Munster. Pour moi, c'est l'équipe la plus inspirante. Parce que c'est le vrai rugby, joué par des mecs simples, des mecs de la terre. Il y a des années, certains s'entraînaient à Limerick, d'autres à Cork, et ils se retrouvaient le week-end pour jouer ensemble. Ça j'adore, ouais, j'adore !

Même quand vous en prenez cinquante à Thomond Park, comme la saison dernière (48-3) ?
Oui, ce stade est une cathédrale. Je suis heureux d'aller là-bas.

Peu d'équipes françaises ont réussi à s'y imposer...
Je sais. Mais qu'est-ce qu'on a à perdre ? Il faut qu'on les batte au moins une fois sur la double confrontation. C'est le minimum. Après, est-ce qu'ils vont prendre un bonus, est-ce qu'on va en prendre un ? Si jamais on est à égalité, c'est le déplacement à Exeter qui sera décisif (13 janvier).

Après huit ans à Oyonnax et quatre à Castres, n'êtes-vous toujours pas gagné par l'usure ?
Le président Marti m'a posé la question de savoir combien d'années de contrat je souhaitais. Et je lui en ai demandé quatre. Il faut ça pour s'installer, travailler sans trop de pression. Je ne me sens pas usé, même si ça fait dix-huit ans que je suis sur la brèche. Si j'avais pensé que c'était dur, j'aurais pris une année sabbatique pour voir un peu ce qui se passe ailleurs, mais je n'ai pas besoin de ça. Moi, il faut que ça fourmille. Je n'aime pas tourner en rond. »

(*) Le classement britannique donne à domicile : 0 point pour une victoire, - 1 pour un nul, - 2 pour une défaite ; à l'extérieur : 2 points pour une victoire, 1 pour un nul, 0 pour une défaite. Ce classement théorique privilégie les bons résultats à l'extérieur.

Ses « fidèles » pris de court

Quand il a quitté Oyonnax pour Castres, il y a plus de trois ans, Christophe Urios avait emmené dans ses valises quelques-uns de ses joueurs les plus fidèles, tels Antoine Tichit, Benjamin Urdapilleta ou Jody Jenneker (un an plus tard). En fin de contrat en juin prochain, les deux premiers ont prolongé récemment au CO, pensant probablement que leur mentor rejoindrait l'équipe de France. Auraient-ils rempilé s'ils avaient su qu'Urios signerait à l'UBB ? « Je ne sais pas, glisse ce dernier dans un sourire. Ce qui est sûr, c'est qu'ils m'ont tous posé la question : "Tu fais quoi, tu vas où ?" "Je ne sais pas." "En équipe de France ?" "Je ne sais pas, je n'ai rien." À Castres, au même moment, ils ont fait le boulot. Ils ont mis les mecs sous pression. Du coup, les gars sont revenus me voir : "Qu'est-ce qu'on fait ?" "Eh bien signez à Castres parce que moi je ne peux rien vous promettre." Voilà comment ça s'est passé, tout simplement. »Urios rejoindra l'UBB sans Joe El Abd, son adjoint en charge des avants, qui a signé à Oyonnax comme numéro 1. Pour Frédéric Charrier, son autre adjoint en charge des trois-quarts, tout est ouvert. « Je n'en ai pas du tout parlé, c'est trop frais, dit le manager. En plus, on joue l'UBB dans trois semaines. On verra ça juste après. »

Christophe Urios en bref
52 ans. Manager du Castres Olympique. Ex-talonneur. Joueur : Carcassonne (1985-1990) ; Castres (1990-1999).
Entraîneur : Castres (2002-2005) ; Bourgoin (2005-2007) ; Oyonnax (2007-2015) ; Castres (2015-2019) ; Bordeaux-Bègles (à partir de juin 2019).
avatar
SCALP
J'aime l'Union passionnément
J'aime l'Union passionnément

Nombre de messages : 262
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 51

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Staff 2019-2020

Message  Roberto Miopalmo le Ven 30 Nov 2018 - 13:20

quid de James si Charrier suit son mentor?
avatar
Roberto Miopalmo
J'aime l'Union passionnément
J'aime l'Union passionnément

Nombre de messages : 140
Localisation : sur la table de massage
Date d'inscription : 25/10/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Staff 2019-2020

Message  SCALP le Sam 1 Déc 2018 - 13:44

SUD-OUEST : https://www.sudouest.fr/2018/12/01/ca-ne-change-rien-5615727-2760.php

UBB : « Ça ne change rien » pour Luke Narraway

Publié le 01/12/2018 à 8h27 par Yoan Leshauriès.

Malgré l’incertitude autour de son avenir à l’Union Bordeaux-Bègles, Luke Narraway, l’entraîneur de la touche, confie à « Sud Ouest » qu’il ne pense qu’à l’objectif « top 6 »

« Sud Ouest ». Quel effet ça fait de retrouver pour la première fois l’Usap, club dont vous avez porté les couleurs durant votre carrière de joueur entre 2012 et 2014 ?

Luke Narraway. Ça fait remonter quelques souvenirs. Pour moi qui avais joué à Gloucester pendant dix ans, signer à Perpignan, ce n’était pas juste pour le rugby, c’était aussi pour vivre une nouvelle expérience, découvrir une nouvelle culture. Durant ma première saison avec l’Usap, on se qualifie pour la H-Cup. Mais pour ma deuxième saison, ça a été compliqué, on manquait de confiance et on est descendu avec 51 points, le total le plus élevé pour une équipe reléguée. Je suis très content que Perpignan soit revenu en Top 14. Il y a beaucoup de bons mecs qui travaillent dans ce club et surtout, il y a un bon public qui mérite le Top 14.

En quoi ce public est-il particulier ?

Là-bas, quand tu demandes à quelqu’un : « Tu es français ? » Il répond : « Non, je suis catalan » (rires). Ce public adore le rugby, le combat que ça implique, les gros plaquages, les ballons portés, la mêlée… Tout ça, c’est la base pour un Catalan. Le public bordelais, lui, veut voir du beau jeu avec beaucoup de passes, des chisteras… Je ne dis pas que c’est mieux ou pas, c’est différent. Moi, je me situe entre les deux.

"Ce dont j’ai envie ? C’est de rester. J’ai signé pour deux ans et je veux rester pour deux ans"

Comment avez-vous vécu les changements au sein du staff de l’UBB ? Vous êtes un proche de Rory Teague, c’est lui qui vous a fait venir… On imagine que ça a dû être dur pour vous…

Je suis venu ici pour l’UBB mais aussi pour Rory car je le connais très bien. C’est vraiment un bon entraîneur qui connaît le jeu, la stratégie… Toutes les choses qu’il a mises en place restent dans ce club. J’entends les gens parler et tout le monde s’accorde à dire que l’UBB est plus professionnelle aujourd’hui. Après, je ne connais pas les raisons de son départ, c’est entre lui et le président. Mais c’est la vie du rugby professionnel. Pour moi, ça a été dur mais j’ai du travail, comme Steve Cooper (l’analyste) qui est venu avec Rory… Il n’y a rien qui change. Le vrai but est de finir dans le top 6.

Vous avez signé pour deux saisons à l’UBB. Le départ de Rory Teague et la prochaine arrivée de Christophe Urios changent-ils quelque chose à votre avenir ?

Je ne sais pas. Christophe a signé pour les quatre prochaines saisons. J’imagine qu’à un moment, je vais parler avec lui. Après ça, il va me dire : « Je veux que tu restes » ou alors « merci pour le travail ». Pour l’instant, la seule chose dont je me préoccupe, c’est de bosser cette saison avec ce groupe pour terminer dans le top 6.

Cette incertitude autour de votre avenir ne vous perturbe vraiment pas ?

Non. Si je réfléchis à ça chaque jour, ça ne change rien pour le club, ça ne change rien pour le groupe et ça ne change rien pour moi. On continue le travail avec les entraîneurs en place, on poursuit sur le même chemin.

"Si Christophe (Urios) me dit qu’il veut aller dans une autre direction, je lui dirai bonne chance"

Mais pour la saison prochaine, vous avez envie de quoi ?

Ce dont j’ai envie ? C’est de rester, bien sûr. J’ai signé un contrat de deux ans. Je ne me dis pas : « Ok, c’est bon, à la fin de l’année, je vais rentrer en Angleterre et je cherche un autre boulot ». Non, j’ai signé pour deux ans et je veux rester pour deux ans. Si Christophe (Urios) me dit qu’il veut aller dans une autre direction avec l’UBB, je lui dirai « bonne chance » car j’aime ce club, ces joueurs et cette ville…

Vous vivez votre première saison d’entraîneur à ce niveau. Qu’est ce qui est le plus difficile à vos yeux ?

Aujourd’hui, le Top 14 est un championnat très dur. Quand je jouais à Perpignan, il y avait un groupe de six équipes qui jouaient le haut de tableau et derrière, huit autres équipes qui ne disposaient pas du même effectif. Aujourd’hui, tu as dix clubs qui jouent les six premières places. La marge est de plus en plus faible.

Pour parler de votre secteur spécifique, la touche, la prestation du dernier match face à Toulon a dû vous satisfaire après un début de saison compliqué…

Sur le premier bloc de matchs, les difficultés sont liées au nouveau système mis en place. Cela prend un peu de temps pour trouver les automatismes. Face à Toulon, le 100 % en touche m’a fait plaisir. J’ai félicité les joueurs mais je leur ai aussi dit que si on veut faire quelque chose cette saison, ça doit être notre standard. On doit maintenir ce niveau match après match. Sur chaque rencontre, je veux 90 % de réussite. Si tu as une bonne conquête, tu peux faire quelque chose avec le ballon. Il faut répéter ça.

L’UBB cherche toujours une première victoire à l’extérieur. Perpignan est l’endroit idéal ?

On a des difficultés à l’extérieur, on doit régler ça. Mais Aimé-Giral n’est pas un stade où il est facile de gagner. On reste concentré sur ce qu’on a à faire mais il faut bien avoir en tête que l’Usap joue sa survie et est une équipe de morts de faim.

Le match. Perpignan – UBB, ce dimanche (12h30).
avatar
SCALP
J'aime l'Union passionnément
J'aime l'Union passionnément

Nombre de messages : 262
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 51

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Staff 2019-2020

Message  SCALP le Dim 2 Déc 2018 - 18:53

Merci à Worsley qui s'est bien débrouillé pour la reprise de flambeau, exercice pas du tout évident.

On est pas mal placé du tout, 6éme devant le stade Français qui au passage vient de se prendre une bonne tôle à Toulouse...

On a mangé notre pain blanc à l’extérieur, il en faudra plus maintenant pour aller chercher des victoires loin de nos bases.

Contrairement aux années passées je suis beaucoup plus optimiste pour la deuxième partie de saison !
avatar
SCALP
J'aime l'Union passionnément
J'aime l'Union passionnément

Nombre de messages : 262
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 51

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Staff 2019-2020

Message  Biscouette le Dim 2 Déc 2018 - 21:40

Concernant JW, tu fais bien de le souligner Scalp. J'ai confiance, dès les premières images que j'ai vues de sa prise de fonctions j'ai senti un bon feeling, une adhésion des joueurs. Et ça me plaît qu'il reste un peu discret et réservé vis-à-vis des médias.
avatar
Biscouette
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 1112
Localisation : Paris (et Bordeaux)
Date d'inscription : 08/01/2016
Humeur : ?

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Staff 2019-2020

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum