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Rugby made in USA

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Message  Scalp le Jeu 21 Mar 2019 - 13:25

SUD-OUEST : https://www.sudouest.fr/2019/03/20/a-new-york-un-nouveau-sport-se-developpe-le-rugby-5914640-773.php

À New York, 'un "nouveau sport" se développe : le rugby

REPORTAGE. À Coney Island, le week-end dernier, la nouvelle équipe de rugby professionnelle a joué son tout premier match à domicile.

Le monde ovale, le week-end passé, n’avait d’yeux que pour le feu d’artifice gallois en clôture du tournoi des Six Nations, et les mille tourments soufferts par le XV de France en Italie. Une autre page d’histoire, peut-être plus décisive pour l’avenir du rugby, s’est écrite sur les rivages de Brooklyn.

C’est là, à Coney Island, près des attractions désuètes de Luna Park, du célébrissime stand de hot-dogs Nathan’s et du quartier russe de Brighton, que la nouvelle équipe de rugby professionnelle Rugby United New York (RUNY, prononcez roo-nee), a joué son tout premier match à domicile. Face à elle se dressait l’équipe canadienne des Toronto Arrows, autre nouvelle venue dans la Major League Rugby (MLR) nord-américaine.

Pas plus l’heure, que le lieu, ne jouent en faveur de l’équipe locale : un vendredi soir à 19 heures, dans un petit stade de baseball de 7 000 places, celui des Brooklyn Cyclones, séparé de Manhattan par une bonne heure de métro bringuebalant.

Un "nouveau sport"


Mais l’histoire est en marche. Jamais Big Apple n’avait célébré ce « nouveau sport », comme le vante la campagne d’affichage publicitaire déployée dans les rames du métro. Au pays des Knicks (basketball), des Yankees (baseball) et des Rangers (hockey), le chemin semble étroit pour se tailler une place au soleil. Avant de rêver de gloire et de postérité, il faut gagner sur le terrain.

Le scénario sera à la hauteur des espérances de James Kennedy, l’Irlandais président et fondateur de RUNY, ainsi que le directeur exécutif Pierre Arnald, ancien pilier de Clermont et de l’équipe Thomas Savare au Stade Français : haletant, et redoutable pour les nerfs. D’entrée de jeu, Toronto domine les impacts, et se permet même quelques chevauchées pleines d’allant dans la défense de New-York. Un bel essai en débordement, puis une remise intérieure gagnante pour le véloce premier centre Giuseppe du Toit. Par deux fois, New York recolle au score, grâce à deux essais du pilier Dylan Fawsitt, élu homme du match, puis la botte sûre de l’ailier Chris Mattina, un régional de l’étape capable de suppléer en 10 la recrue du Leinster, Cathal Marsh, ou en 15 la star anglaise Ben Foden, aux 34 sélections avec le XV de la Rose.

Une équipe est née


  "Dans cette terra encore incognita, tout respire l’improvisation, mais aussi une passion ardente."

« Roo-nee, roo-nee ! » scande la foule en communion avec ses gladiateurs bleu et orange. Le pack new-yorkais pousse, et déroule à quelques secondes de la fin du match. Le massif troisième ligne John Quill se propulse seul dans l’en-but. Victoire 24–21. Une équipe est née, sous les ovations du public : 3 000 supporters déchaînés, en comptant ceux arrivés très en retard.

La performance contrastée des « roo-nee men » n’a pas douché leur enthousiasme, pas plus que les efforts désespérés du staff embryonnaire pour dissimuler les mottes de terre battue du terrain de base-ball. Dans cette terra encore incognita, tout respire l’improvisation, mais aussi une passion ardente. Mais James Kennedy et Pierre Arnald n’ont pas investi au hasard. Le vivier existe, en termes de jeu, d’audimat et de marketing. Une équipe comme RUNY peut compter sur un maillage de 283 clubs amateurs et 35 000 joueurs régionaux. A terme, une académie devrait voir le jour et, rêve pieux, un stade dédié.

"Les joueurs ne sont pas là pour l’argent"


Le bouche-à-oreille fait son œuvre dans l’Hexagone, au point que les candidatures spontanées affluent outre-Atlantique, parmi lesquelles celles de sept joueurs du XV de France. Mais Pierre Arnald s’efforce de tempérer cet enthousiasme débordant, mâtiné d’une franche curiosité. « Beaucoup de dirigeants de clubs m’appellent pour me demander ce que vaut cette ligue, sans trop savoir quelle forme un partenariat pourrait revêtir, qu’il s’agisse d’échange ou de futurs matchs amicaux, explique-t-il. Quant aux candidats à l’expatriation, je dis : prenez votre temps ». Premièrement, parce que les salaires restent très modestes. Avec un salary cap de 450 000 dollars par club fixé par la ligue, les joueurs new-yorkais gagnent 4000 dollars par mois (3500 euros), de janvier à juin. « Une chose est sûre, les candidats à l’aventure ne sont pas là pour l’argent », sourit Pierre Arnald. Mais cela viendra, progressivement : une augmentation de 30 % de la masse salariale est prévue dès l’année prochaine.

Brooklynien pur sucre, le demi de mêlée vétéran Mike Petri promet des lendemains qui chantent, malgré la météo marine, les terrains de baseball et les transports récalcitrants : « Nous allons transformer cette jungle de béton en une ville fantastique de rugby, et prêcher le beau jeu à des millions de gens autour de Big Apple ». Paroles de miel pour les amateurs de rugby français, qui ont trouvé une raison supplémentaire de faire un crochet par Coney Island.

MLR, la poule aux œufs d’or du rugby mondial


Le nouveau championnat américain de rugby professionnel, ou Major League Rugby (MLR), n’a pas deux ans d’existence, mais il brille déjà de mille feux : avec ses équipes aux noms évocateurs (Seattle Seawolves, Glendale Raptors, San Diego Legion, Utah Warriors, Houston Sabercats), aimant garanti pour les joueurs français et européens en manque de temps de jeu, mais aussi pour 40 millions de supporters potentiels et 1,5 millions de joueurs licenciés aux Etats-Unis.

Lancée en 2018 avec sept équipes, la MLR est passé à neuf, grâce à l’entrée en lice de New York et Toronto. Elle devrait se stabiliser à douze dès 2020, avec l’adoubement des clubs Old Glory DC (Washington), New England Free Jacks (Boston), Rugby ATL (Atlanta). Chacun est autorisé à recruter dix joueurs étrangers, à condition de favoriser l’éclosion des joueurs issus du terroir américain.

« La MLR, j’y crois à 100% ! s’enthousiasme Dallen Stanford, commentateur de télévision et ancien joueur de l’équipe américaine de rugby à sept. Il va falloir maintenir le niveau de jeu de la compétition, une fois que de nouvelles équipes y seront adjointes, considérant le réservoir limité de joueurs aux Etats-Unis. Mais tous les voyants sont au vert. Pour que les Américains s’énamourent du rugby, il est indispensable qu’ils puissent voir les matchs à la télévision ou via les plateformes gratuites en ligne. Et si les équipes américaines à 7 glanent des médailles lors des JO 2020 à Tokyo, là, cela pourrait carrément drainer plusieurs millions de nouveaux fans. »
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