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Nouvelle du camp d'en face

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Nouvelle du camp d'en face

Message  patrick le Ven 19 Déc 2008 - 14:31

Même si ça ne concerne pas l'Union, en tout cas pas directement, voici une ITW de JL Triaud parue dans Objectj Aquitaine http://www.objectif-aquitaine.com/parlerdeux.asp?sX_Menu_selectedID=left_3F2BED7F&id=53&c=4 Même si on ne peut pas tout transposer au rugby, je trouve les précisons données assez instructives.

Petit Déjeuner interactif d’Objectif Aquitaine mené par Jean-Philippe Dejean

Jean-Louis Triaud, président du Football Club des Girondins de Bordeaux
“Pour un nouveau stade à Bordeaux”

Dirigeant des Domaines Henri Martin, à Saint-Julien-de-Beychevelle (33), qui regroupent trois grands châteaux viticoles du Médoc, Jean-Louis Triaud est aussi le président du Football Club des Girondins de Bordeaux. Artisan du rapprochement du club avec la chaîne de télévision M6, Jean-Louis Triaud pense désormais à un nouveau stade

Son parcours : “Il y a eu beaucoup de marins dans ma famille, en particulier des médecins formés à Santé navale. Je suis allé au lycée Montesquieu (à Bordeaux), où j’ai passé un baccalauréat littéraire, avant de suivre des études de droit et d’entrer à Sciences Po. Je me suis marié jeune à Françoise Martin, fille d’Henri Martin, maire de Saint-Julien-de-Beychevelle et viticulteur. Il était déjà assez âgé et j’ai commencé à travailler avec lui. J’ai emboîté le pas de mon beau-père. Comme lui, j’ai été président de la Confrérie du Bontemps, conseiller municipal de Beychevelle.”

Le vin : “Le métier de viticulteur est passionnant. Et j’ai bien l’impression qu’à Saint-Julien la propriété fait le viticulteur. Les Domaines Henri Martin comptent trois vignobles. Château Gloria, une exploitation de 47 hectares constituée au cours des années 30 et 40 grâce à l’achat de bouts de parcelles de crus classés ; Château Saint-Pierre, 4e grand cru classé (37 ha), et Château Bel-Air (17 ha), toujours en Haut-Médoc.”

La gestion du domaine : “Nous employons 49,5 personnes, un seuil que l’on évitera de franchir. Je trouve que les comités d’entreprise sont des structures trop lourdes à gérer. Dans la viticulture, il y a une récolte par an. Là, nous sommes dans une phase assez calme : après les vendanges, il y a cinq à six mois de taille de la vigne. Il faut être présent auprès des salariés, mais je peux passer la moitié de mon temps aux Girondins.”

Les ventes : “Il y a environ 11.000 noms de châteaux dans le vignoble bordelais. Ceux des Domaines Martin font partie de la centaine de propriétés dont la production est prévendue. Nous faisons appel à des courtiers et nous savons ainsi que la Belgique reste un de nos plus vieux et plus fidèles clients, avec l’Angleterre et les Etats-Unis. Mais nous vendons aussi en Asie.”

Les Girondins : “Bordeaux a joué 160 matchs en Coupe d’Europe, c’est le club français de football qui en a disputé le plus. J’ai un oncle par alliance qui en a été le président en 1949-1950, saison où Bordeaux a été champion de France. Et mon beau-père, Henri Martin, a également présidé le club en 1971-1972.”

Viticulture et football : “Quand Claude Bez était président des Girondins de Bordeaux, il nous faisait du pied pour avoir gratuitement de bonnes bouteilles de vin du Médoc pour les réceptions du club. Je suis allé voir quelques amis viticulteurs et nous avons constitué un fonds de cave pour les Girondins. De son côté, Claude Bez nous invitait aux finales et aux grands matchs. Ensuite, il y a eu la crise, la faillite (et la descente du club en Deuxième division en 1991). Certains responsables du club ont pensé aux viticulteurs et m’ont contacté. Je suis allé revoir mes amis et nous avons créé le Club des grands crus, qui est devenu un partenaire financièrement modeste des Girondins.”

Les débuts : “Le club m’a confié le secteur du partenariat puis du merchandising. Quand je suis arrivé, c’est l’ancien joueur Patrick Battiston, également responsable du centre de formation et de la réserve, qui s’en occupait avec 100.000 euros de chiffre d’affaires. Nous avons créé un département marketing et professionnalisé cette activité qui génère aujourd’hui près de 4 M€ de chiffre d’affaires.”

La nomination : “Le club a été reconstruit par Alain Afflelou qui a connu une situation tendue avec Zinedine Zidane, Bixente Lizarazu et Christophe Dugarry. Il y a eu un comité de soutien et il s’est avéré qu’il s’agissait d’un conflit entre Lizarazu et Afflelou. Le président a pris cette manifestation pour de l’ingratitude et annoncé à "L’Equipe" qu’il avait démissionné depuis deux mois, tout en me désignant comme son successeur. Personne n’était au courant, pas même moi. Les administrateurs du club ont avalisé la décision. Nous étions en 1996.”

M6 : “A cette époque, le budget du club oscillait entre 90 et 100 MF (15,2 M€) quand nous étions européens. En cas de non-qualification européenne, le club perdait 20 MF (3 M€) et il fallait vendre un joueur pour équilibrer. J’ai fini par aller voir un ancien copain de Sciences Po Bordeaux, en la personne de Nicolas de Tavernost, qui s’occupait de la chaîne de télévision M6 : une chaîne alors sans sport. Après de multiples contacts avec la direction allemande du groupe, qui était intéressée, Nicolas de Tavernost a fini par dire oui et injecté 120 MF (18,3 M€) dans le club.”

Les recettes : “Aujourd’hui, notre budget est de 75 M€. Il est abondé à près de 60 % par les droits de retransmissions télévisées. Droits auxquels s’ajoutent de nouvelles prestations. Orange a ainsi versé 900.000 euros pour retransmettre dans son bouquet de programmes, et sans droit exclusif, les émissions de Girondins TV, la chaîne numérique du club. Les partenariats représentent 25 à 30 % du budget, et la billetterie pure, 8 à 9 %.”

Le salaire des joueurs : “Le club emploie 140 personnes hors joueurs. Nous avons 70 joueurs sous contrat, dont 30 professionnels. La moyenne de leur salaire brut mensuel s’élève à 65.000 euros. La masse salariale des joueurs professionnels varie en fonction des primes. Dans sa version chargée, elle représente 35 M€ par an. Comparée à ça, la masse salariale des administratifs paraît dérisoire : il faut 140 personnes pour payer deux joueurs professionnels… Mais ces garçons tellement bien payés sont aussi rares que des artistes, il faut un don pour y arriver.”

Le cas Gourcuff : “Nous n’avions pas prévu qu’il explose aussi vite. Nous avons loué Yoann Gourcuff au Milan AC avec une option d’achat à 15 M€ qui représente aujourd’hui 13,5 M€, déduction faite du loyer. Nous pensons qu’il vaut facilement 25 M€. Avant de parler avec Milan, nous devons discuter avec Yoann Gourcuff, qui pourrait demander un salaire inaccessible pour le club.”

Le stade au Lac : “Le stade Chaban-Delmas est beau mais il vieillit mal. Il accueille 25.000 spectateurs en moyenne, et quand on en fait 35.000, ça signifie que 10.000 personnes sont sous la pluie. Nous avons commandé une étude sur la question et je pense qu’on peut mieux faire. Hors accès et hors foncier, un nouveau stade coûterait 140 M€. Le lieu idéal est connu, il s’agit de Bordeaux-Lac, qui dispose des voies d’accès à la rocade et au centre de Bordeaux, ainsi que du nombre de places de parking nécessaires.”

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