Olivier Brouzet dans S.O.
AllezUnion.com, le site des supporters de l'Union Bordeaux Bègles - Rugby :: Union Bordeaux Bègles :: Côté tribune officielle
Page 1 sur 1 • Partager •
Olivier Brouzet dans S.O.
« Ils doivent avoir hâte »
Directeur du développement de l'Union Bordeaux-Bègles, l'ancien international évoque son club et la venue de l'équipe de France qui prépare la coupe du monde cette semaine

Olivier Brouzet, vendredi à Capbreton, lors de la victoire de son club contre Brive (26-25) en amical. PHOTO loïC DEQUIER
Neuf heures, hier : Olivier Brouzet est à son bureau. Directeur du développement de l'Union Bordeaux-Bègles depuis quatre ans, l'ancien deuxième ligne international (72 sélections) prépare le retour du club dans un Top 14 dont il est resté proche via ses activités de consultant TV et dans l'événementiel. Et suit bien sûr de près l'équipe de France qui sera à Bordeaux cette semaine pour y affronter l'Irlande samedi (20 h 45) en préparation.
À trois semaines de la reprise du Top 14, où en êtes-vous ?
Après s'être consacré au partenariat - sachant qu'on est encore susceptible de trouver des sponsors dans les prochains mois et que notre budget n'est pas encore tout à fait atteint (1) - on est passé à l'évolution de la logistique qui est nécessaire pour accueillir 9 000 ou 10 000 personnes à Bègles. Heureusement, on a la chance d'avoir l'aide des Girondins qui s'occuperont en bonne partie de l'organisation des rencontres à Chaban-Delmas. Depuis deux mois et demi, on a dû mettre les bouchées doubles, les journées sont longues mais on ne va pas se plaindre : on l'a cherché (sourire) !
La dynamique créée par la montée est-elle à la hauteur de vos attentes ?
Toutes proportions gardées, car on reste le plus petit budget de Top 14, oui. On reçoit un accueil plus sympathique et moins sceptique dans les entreprises, beaucoup de PME se sont présentées spontanément, on a largement augmenté notre nombre de partenaires et il y a un afflux populaire (2). À nous de continuer à travailler et à profiter des premiers matches. La venue de Bayonne (3 septembre) sera une fête énorme et télévisée, puis il y aura celle de Toulon (16 septembre). À tous les niveaux, le premier mois sera très important et significatif. Mais on est assez optimiste sur la capacité de l'Union à fédérer : l'équipe a un jeu attrayant et on a vu lors de la Coupe du monde 2007 ou contre Agen en Pro D2 que le rugby pouvait remplir Chaban avec des superbes ambiances. À plus long terme, on sait que les deux saisons à venir sont déterminantes. On va mesurer quelle est la capacité de Bordeaux pour avoir un grand club. Les projets de grosses infrastructures sont des signes qu'il y a une dynamique économique en train de se mettre en place dans l'agglomération. On espère en profiter.
Et sportivement ?
L'équipe a prouvé qu'elle avait un fond de jeu intéressant, qu'elle pouvait rivaliser. Après, la grosse différence avec la Pro D2, c'est la densité physique, on risque d'avoir un peu de mal là-dessus au début. Mais on est capable de compenser par notre organisation collective et on peut s'appuyer sur des joueurs d'expérience, qui sauront appréhender l'environnement. On ne partira pas battu, il faudra s'accrocher chaque semaine pour gratter les points.
L'équipe de France à Bordeaux, c'est une bonne nouvelle pour vous ?
Bien sûr. Pour la ville, en général, déjà, qui a été déshéritée depuis deux ans de la demi-finale du Top 14 qui était une tradition et a faim de haut niveau. Et pour nous car ça va montrer l'implantation du rugby ici.
Quel est votre regard sur les Bleus ?
Je crois qu'ils ne savent pas exactement où ils en sont et ils doivent attendre avec impatience l'Irlande. Ils doivent surtout avoir hâte d'entrer dans la compétition car ils ont des choses à prouver, à eux-mêmes et aux autres. J'ai l'impression que l'histoire se répète : j'ai connu deux Coupes du monde (1999, 2003) et on ne les a jamais attaquées de manière très sereine car on sortait d'une année difficile. Mais l'organisation du rugby français ne permet de se préparer sur du long terme qu'une fois tous les quatre ans et il en ressortira forcément quelque chose.
Pensez-vous que cela sera suffisant pour boucher l'écart avec les nations du Sud ?
Disons que désormais l'effet de surprise est gommé. Elles ont atteint un tel niveau de préparation que ce sera difficile de les avoir seulement sur les valeurs ancestrales du rugby, l'agressivité. La problématique d'aujourd'hui est là. On l'a vu contre l'Australie, en technique individuelle, ils sont supérieurs. C'est culturel. J'ai des amis en Nouvelle-Zélande qui ont un fils de 9 ans : il fait du rugby et de la préparation technique tous les jours à l'école. En France, le football reste numéro un et il faudra du temps pour en arriver là.
(1) Le prévisionnel est de 7,997 M€. (2) Le club a bloqué les abonnements saison à 1 500 faute de places assises à Bègles, mais mis en vente la semaine dernière des pass pour les six rencontres au Stade Chaban-Delmas (un peu plus de 800 ont déjà trouvé preneur).
http://www.sudouest.fr/2011/08/09/ils-doivent-avoir-hate-470511-8.php
Directeur du développement de l'Union Bordeaux-Bègles, l'ancien international évoque son club et la venue de l'équipe de France qui prépare la coupe du monde cette semaine

Olivier Brouzet, vendredi à Capbreton, lors de la victoire de son club contre Brive (26-25) en amical. PHOTO loïC DEQUIER
Neuf heures, hier : Olivier Brouzet est à son bureau. Directeur du développement de l'Union Bordeaux-Bègles depuis quatre ans, l'ancien deuxième ligne international (72 sélections) prépare le retour du club dans un Top 14 dont il est resté proche via ses activités de consultant TV et dans l'événementiel. Et suit bien sûr de près l'équipe de France qui sera à Bordeaux cette semaine pour y affronter l'Irlande samedi (20 h 45) en préparation.
À trois semaines de la reprise du Top 14, où en êtes-vous ?
Après s'être consacré au partenariat - sachant qu'on est encore susceptible de trouver des sponsors dans les prochains mois et que notre budget n'est pas encore tout à fait atteint (1) - on est passé à l'évolution de la logistique qui est nécessaire pour accueillir 9 000 ou 10 000 personnes à Bègles. Heureusement, on a la chance d'avoir l'aide des Girondins qui s'occuperont en bonne partie de l'organisation des rencontres à Chaban-Delmas. Depuis deux mois et demi, on a dû mettre les bouchées doubles, les journées sont longues mais on ne va pas se plaindre : on l'a cherché (sourire) !
La dynamique créée par la montée est-elle à la hauteur de vos attentes ?
Toutes proportions gardées, car on reste le plus petit budget de Top 14, oui. On reçoit un accueil plus sympathique et moins sceptique dans les entreprises, beaucoup de PME se sont présentées spontanément, on a largement augmenté notre nombre de partenaires et il y a un afflux populaire (2). À nous de continuer à travailler et à profiter des premiers matches. La venue de Bayonne (3 septembre) sera une fête énorme et télévisée, puis il y aura celle de Toulon (16 septembre). À tous les niveaux, le premier mois sera très important et significatif. Mais on est assez optimiste sur la capacité de l'Union à fédérer : l'équipe a un jeu attrayant et on a vu lors de la Coupe du monde 2007 ou contre Agen en Pro D2 que le rugby pouvait remplir Chaban avec des superbes ambiances. À plus long terme, on sait que les deux saisons à venir sont déterminantes. On va mesurer quelle est la capacité de Bordeaux pour avoir un grand club. Les projets de grosses infrastructures sont des signes qu'il y a une dynamique économique en train de se mettre en place dans l'agglomération. On espère en profiter.
Et sportivement ?
L'équipe a prouvé qu'elle avait un fond de jeu intéressant, qu'elle pouvait rivaliser. Après, la grosse différence avec la Pro D2, c'est la densité physique, on risque d'avoir un peu de mal là-dessus au début. Mais on est capable de compenser par notre organisation collective et on peut s'appuyer sur des joueurs d'expérience, qui sauront appréhender l'environnement. On ne partira pas battu, il faudra s'accrocher chaque semaine pour gratter les points.
L'équipe de France à Bordeaux, c'est une bonne nouvelle pour vous ?
Bien sûr. Pour la ville, en général, déjà, qui a été déshéritée depuis deux ans de la demi-finale du Top 14 qui était une tradition et a faim de haut niveau. Et pour nous car ça va montrer l'implantation du rugby ici.
Quel est votre regard sur les Bleus ?
Je crois qu'ils ne savent pas exactement où ils en sont et ils doivent attendre avec impatience l'Irlande. Ils doivent surtout avoir hâte d'entrer dans la compétition car ils ont des choses à prouver, à eux-mêmes et aux autres. J'ai l'impression que l'histoire se répète : j'ai connu deux Coupes du monde (1999, 2003) et on ne les a jamais attaquées de manière très sereine car on sortait d'une année difficile. Mais l'organisation du rugby français ne permet de se préparer sur du long terme qu'une fois tous les quatre ans et il en ressortira forcément quelque chose.
Pensez-vous que cela sera suffisant pour boucher l'écart avec les nations du Sud ?
Disons que désormais l'effet de surprise est gommé. Elles ont atteint un tel niveau de préparation que ce sera difficile de les avoir seulement sur les valeurs ancestrales du rugby, l'agressivité. La problématique d'aujourd'hui est là. On l'a vu contre l'Australie, en technique individuelle, ils sont supérieurs. C'est culturel. J'ai des amis en Nouvelle-Zélande qui ont un fils de 9 ans : il fait du rugby et de la préparation technique tous les jours à l'école. En France, le football reste numéro un et il faudra du temps pour en arriver là.
(1) Le prévisionnel est de 7,997 M€. (2) Le club a bloqué les abonnements saison à 1 500 faute de places assises à Bègles, mais mis en vente la semaine dernière des pass pour les six rencontres au Stade Chaban-Delmas (un peu plus de 800 ont déjà trouvé preneur).
http://www.sudouest.fr/2011/08/09/ils-doivent-avoir-hate-470511-8.php
_________________
« Patere ut Vinceres !!! » « Souffrir pour Vaincre !!! ». L'esprit champion n'est pas qu'une histoire de talent, mais aussi d'âme et de coeur. Il n'y aurait pas de victoires s'il n'y avait pas, par instants, des chutes, des défaites, des tentations de ployer les genoux.

Alain- J'aime l'Union à la folie

- Nombre de messages: 1334
Localisation: BLAYE à BORDEAUX BEGLES
Date d'inscription: 31/01/2008
Humeur: ça le fait !!!

AllezUnion.com, le site des supporters de l'Union Bordeaux Bègles - Rugby :: Union Bordeaux Bègles :: Côté tribune officielle
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
UBB
Accueil