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Rugby et Coronavirus

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Message  grospaquet31 Jeu 28 Jan 2021 - 9:46

Depuis le debut, je ne comprends pas pourquoi c'est aux salariés, aux entreprises de payer la crise sanitaire.
Ou sont les assureurs? l'etat n'a rien fait pour les mettre devant leur responsabilités. Catastrophe naturelle, catastrophe sanitaire, meme combat.
"quoi qu'il en coute"? tres bien, que personne ne rembourse les PGE.

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Message  Scalp Jeu 28 Jan 2021 - 9:15

https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Laurent-marti-ubb-les-clubs-tiennent-de-maniere-artificielle/1216847

Laurent Marti (UBB) : « Les clubs tiennent de manière artificielle »

Le président de l'Union Bordeaux-Bègles dresse un état des lieux sur la situation financière des clubs, et plus particulièrement celle de l'UBB, en raison de la crise sanitaire qui se poursuit et de l'impossibilité de revoir du public dans les stades pour l'instant.

Maxime Raulin

Dans quelle situation financière sont les clubs du Top 14 en général et l'UBB en particulier ?

Je vais donner un chiffre très parlant, qui est selon moi très proche de la réalité actuelle. J'ai l'impression que les déficits prévisionnels de tous les clubs du Top 14 sont égaux à leur masse salariale brut ! La situation est donc catastrophique.

En début de saison, certains clubs avaient laissé entendre que si la situation perdurait, ils mettraient la clé sous la porte avant la fin de l'année 2020. Comment les clubs tiennent-ils ?


Les clubs ont des fonds propres (c'est une obligation de la DNACG pour garantir la masse salariale), ce qui représente de la trésorerie. Les clubs ont fait des encaissements de partenariats, d'abonnements qui n'ont pas été remboursés dans leur totalité. Et tous les clubs, ou quasiment tous, ont eu recours à des PGE (prêts garantis par l'État). Sans ça, beaucoup seraient en défaut de trésorerie. On nous a prêté des millions d'euros.

Mais dans un an, il faudra commencer à rembourser. Après, il y a une différence entre les clubs qui ont des déficits chroniques, et dont le trou est bouché par des millionnaires ou des multinationales, et ceux qui sont dans une économie réelle, comme Toulouse, La Rochelle, Brive, Bayonne, Agen, Bordeaux, qui vivent de leurs ressources partenaires et publiques. Ceux-là vivent uniquement grâce à ce que je viens d'évoquer. Les clubs tiennent de manière artificielle. Mais en avril, mai ou juin, il se peut qu'on rencontre de vrais problèmes de trésorerie.

« Si je devais imager, c'est un peu comme si on nous disait : Ouvrez votre boutique, mais vous n'avez pas le droit de vendre ! »


Mais le Covid n'a-t-il pas bon dos. Il semblerait que pour certains clubs, le Covid a au contraire permis de perdre moins d'argent que prévu, notamment pour la saison 2019-2020 quand le Championnat n'est pas allé à son terme...

Il faut faire très attention à ça. C'est peut-être vrai pour les clubs qui ne sont pas en économie réelle et qui n'allaient pas faire de recettes supplémentaires et qui ont eu des exonérations de charges par exemple. C'est plausible. ça concerne deux-trois clubs. Mais ce n'est pas le cas de l'UBB. Sur 2019-2020, j'ai un déficit, pas énorme, mais j'ai un déficit. Si la saison avait été à son terme, ça n'aurait pas été le cas.

Et sur 2020-2021, avec du huis clos qui semble devoir se prolonger sur la seconde partie de saison...

Les déficits se creusent pour tout le monde. Si je devais imager, c'est un peu comme si on nous disait : « Ouvrez votre boutique, mais vous n'avez pas le droit de vendre ! » Les rentrées d'argent, ce sont les droits TV et après, c'est au bon vouloir des sponsors et des abonnés. Mais ce n'est pas comme la saison dernière, ne rêvons pas ! Si je prends l'exemple de l'UBB, on a livré un match avec du public cette saison. Certains clubs ont réussi à faire 2 ou 3 matches avec 5 à 10 000 personnes. Ce n'est pas neutre.

Les partenaires sont restés fidèles sur 19-20, qu'en est-il pour cette saison ?

La baisse est d'environ 15 %. On était entre moins 5 et moins 10 en début de saison et nous aurions pu le rattraper si tout était reparti à la normale. Avec le huis clos, les partenaires qui hésitaient ne sont pas venus.

« Pour la saison 2020-2021, pour s'en sortir, il faudra certainement passer par de nouveaux emprunts. Qu'il faudra eux aussi rembourser. Donc on aura réglé le problème si on arrive à rembourser les emprunts. Mais il faut s'attendre à beaucoup souffrir en 2021-2022. »

L'avenir s'obscurcit donc pour 2021-2022...

Effectivement ! Il va falloir rembourser les PGE. Il ne faut pas oublier non plus que la LNR a fait un emprunt pour assurer les reversements qui étaient prévus sur la saison 2019-2020 (en raison notamment de la non-perception des recettes des phases finales qui n'ont pas eu lieu). Il faudra aussi le rembourser donc on touchera moins. Comment sera l'économie ? Comment vont réagir nos partenaires ? Si la crise sanitaire s'arrête rapidement, ça ira car les gens reprendront goût au rugby. Mais si ce n'est pas le cas ? Comment va-t-on gérer l'année prochaine et les suivantes ?

Donc le Covid, ça fait surtout mal après... Les partenaires auront forcément plus de mal à louer une loge pour aller boire du champagne et manger des petits-fours au stade...

Oui, ça s'entend. Mais il faut quand même rappeler qu'avoir une loge au stade, c'est aussi pour faire du business. Mais je suis d'accord. Rien n'est réglé. Pour la saison 2020-2021, pour s'en sortir, il faudra certainement passer par de nouveaux emprunts. Qu'il faudra eux aussi rembourser. Donc on aura réglé le problème si on arrive à rembourser les emprunts. Mais il faut s'attendre à beaucoup souffrir en 2021-2022. En revanche, je pense que 2022-2023 pourrait être une année de redémarrage fabuleux. L'économie va redémarrer à fond, sans oublier que c'est l'année qui nous emmènera vers la Coupe du monde en France et il y aura une effervescence.

Quid de l'aide de l'État ?

Elle est de l'ordre de 20 à 30 % de notre perte prévisionnelle. Elle est insuffisante. On est bien content de toucher quelque chose, qu'on n'a pas encore reçu d'ailleurs, mais ça ne suffira pas. Si on fait nos prévisionnels à huis clos jusqu'en fin en saison, c'est insuffisant.

« Les clubs ne mourront pas si nous obtenons des aides de l'État supplémentaires ou des prêts supplémentaires ou des augmentations de capital avec des investisseurs. »

Et la variable d'ajustement grâce à une baisse du salaire des joueurs ?

C'est un sujet délicat. Les joueurs ont déjà fait un effort. Insuffisant par rapport à la situation. Mais important par rapport à leur carrière. Pour moi, ce n'est pas le point à aborder tout de suite.

Des clubs vont-ils mourir comme certains l'ont laissé entendre ?

Les clubs ne mourront pas si nous obtenons des aides de l'État supplémentaires ou des prêts supplémentaires ou des augmentations de capital avec des investisseurs.

Des investisseurs dans la période actuelle, il y en a encore ?

On peut dire ce qu'on veut sur le rugby, c'est un sport qui bouge les foules, qui marche bien à la TV et qui a des valeurs dans une société qui part dans tous les sens. Je suis convaincu qu'il y aura toujours des investisseurs pour ce sport. Et par rapport au foot, c'est un sport qui n'est pas cher.

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Message  Switch Mar 26 Jan 2021 - 14:01

Je m'interroge quand même sur la pertinence de maintenir "coûte que coûte" le Tournoi (sénior homme), d'autant que les éditions féminine et U20 sont elles annulées. Ne prend t-on pas un risque énorme d'importer le virus (et notamment son variant anglais, aux dernières nouvelles + contagieux et + létal) en allant faire jouer 23 mecs + leurs staffs contre des équipes britanniques, pendant plus d'un mois. Sans parler des trajets et de tout ce qui gravite autour.

On oublie que derrière, les joueurs retourneront dans leurs clubs et leurs familles. C'est autant de risques de nouveau clusters. A raison de 30 joueurs + 15/20 personnes dans le staff du XV de France, soit 50 personnes, et en partant sur 10 clubs de Top14 concernés (avec 50/60 personnes par clubs) + les familles (avec minima 3 ou 4 personnes par familles proches des joueurs/staff), ca fait vite plusieurs centaines de personnes directement en contacts et qui pourraient devenir de potentiels contaminés. Sachant que côté anglais, les chiffres sont les mêmes  :siffle:
Alors oui, on va prendre des mesures, on va les confiner, on va les tester...blablabla, mais il suffit d'une personne (conjoint, parent, enfant, amis proches...) dans l'entourage d'un participant (joueur, coach, soigneur, arbitre, officiel...) de n'importe quelle équipe, qui soit contaminée pour contaminer la personne, qui a des risques de contaminer ses collègues, coéquipiers ou adversaires. Et derrière c'est boule de neige. Ca peut aller vite, surtout avec le variant anglais qui, d'après les récentes déclarations (et je parle pas de Slate, Konbini ou Gala mais de scientifiques reconnus et de B. Johnson en personne), est plus contagieux et plus virulent.

Il ne s'agit pas d'être alarmiste et de céder à la panique ou au catastrophisme, mais de se demander si certains évènements sont si essentiels à maintenir compte tenu de la dégradation de la situation. Je pense à tous ceux qu'un nouveau confinement, ou du moins qu'une prolongation pendant des mois du couvre-feu impacte(rait) gravement, que ce soit médicalement, financièrement, psychologiquement et socialement. On a tous envie que ca se termine.

Ca sent encore l'histoire de gros sous pour laquelle on privilégie le business à la santé. C'est assez dingue. Etonné que les clubs ne réagissent pas plus, sans parler du Gouvernement think Leurs responsabilités à tous, FFR en tête, sera énorme en cas de contaminations.

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Message  Scalp Mar 26 Jan 2021 - 13:57

S'il y a bien confinement, je pense que la France et les autres états conserveront le tournoi, une distraction positive pour les confinés et utile à leurs gouvernements...

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Message  Scalp Mar 26 Jan 2021 - 13:50

Vers un troisième confinement : voici ce que disent les principaux indicateurs en France

https://www.lejdd.fr/Societe/vers-un-troisieme-confinement-voici-ce-que-disent-les-principaux-indicateurs-en-france-4020857

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Message  Scalp Mar 26 Jan 2021 - 13:48

https://www.midi-olympique.fr/2021/01/24/quels-seraient-les-impacts-dun-nouveau-confinement-sur-le-rugby-9331229.php

Quels seraient les impacts d'un nouveau confinement sur le rugby ?

Le Journal du dimanche annonce l’imminence d’un nouveau confinement qui pourrait être annoncé en milieu de semaine. Si cela se confirmait, quels seraient les impacts sur le rugby?

Dans son édition du 24 janvier, le Journal du dimanche titre en ces termes, affirmatifs : "Troisième confinement : ce n’est plus qu’une question de jours". Une perspective qui se précise, avec des chiffres de contagion repartis à la hausse. Selon le JDD, telle nouvelle pourrait être même annoncée mercredi, par le président de la République. Avec quel impact pour le rugby ? Tour d’horizons.

Les amateurs vers une saison blanche


La crainte prenait déjà de l’épaisseur, depuis plusieurs semaines que la perspective d’une reprise était sans cesse repoussée. Dans son dernier courrier aux clubs, la FFR concédait travailler sur l’hypothèse d’une reprise des compétitions amateurs au 14 mars. Soit un scénario de la dernière chance puisque, très tôt, face aux contraintes du calendrier, la Fédération avait positionné à mi-mars la reprise la plus tardive possible. Dans ces conditions, l’annonce d’un nouveau confinement cette semaine pourrait l’acter officiellement : les saisons amateurs, à partir de la Fédérale 1, ne reprendraient pas. Et c’est vers une saison blanche qu’on se dirigerait, probablement sans montée, sans descente ni champion.

Top 14 et Pro D2 sommés de jouer

Dans leurs négociations menées tout l’automne avec le gouvernement, pour obtenir des aides financières de l’Etat en compensation des huis clos, les clubs professionnels s’étaient engagés, en contrepartie, à maintenir leur activité économique. C’était une volonté ferme du ministère des sports, qui affirme sa volonté que le sport professionnel se poursuive, à la fois pour des raisons sociétales (proposer du contenu de spectacle pendant les week-ends confinés) et économiques (ne pas prendre en charge les salaires des acteurs du sport via du chômage partiel). Si le confinement n’a encore rien d’officiel, les récents échanges entre LNR et Ministère ont confirmé ce message : hors de question de suspendre les compétitions. Jusqu’à nouvel ordre…

Le Tournoi maintenu coûte que coûte


Dernière compétition forcément sous la pression de la situation sanitaire et des décisions du gouvernement, le Tournoi des 6 nations qui doit débuter dans deux semaines, le week-end du 6 février. À ce jour, même message du côté des organisateurs : "le Tournoi se jouera aux dates et lieux prévus". Le Comité des 6 Nations a d’ailleurs déposé son protocole sanitaire au Ministère des sports, qui aura le dernier mot sur la tenue ou non du Tournoi. Quant à un scénario B, celui d’un Tournoi disputé dans un lieu unique, comme le propose Jacky Lorenzetti ? Si le président du Racing 92 insiste, il a aussi été éconduit à deux reprises sur ce dossier. En stand-by, donc…

Léo Faure

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Message  Scalp Mar 26 Jan 2021 - 12:55

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/26/covid-19-la-capacite-de-consentir-aux-decisions-de-l-etat-semble-epuisee_6067591_3232.html

Face à la pandémie de Covid-19, « sommes-nous prêts, encore, à consentir ? »

Tribune - Emmanuel Hirsch - professeur d’éthique médicale

On ne peut plus compter sur le seul consentement présumé pour imposer des mesures qui pourraient s’avérer demain encore plus difficiles à admettre, estime le professeur d’éthique médicale.

Tribune. Au sujet de la vaccination, l’exigence de consentement a suscité des débats, notamment quant à son application auprès de personnes entravées dans leur faculté de discernement. En éthique médicale, solliciter le consentement d’une personne, c’est la reconnaître dans son autonomie et ses droits, respecter l’expression de son choix libre et éclairé.

Pour autant, l’éthique médicale ne constitue pas un corpus de règles rigides. L’approche au cas par cas permet d’honorer les valeurs d’humanité même en donnant parfois le sentiment de transgresser les principes.

Ainsi, la loi du 22 décembre 1976 relative aux prélèvements d’organes institue-t-elle dans son article 2 la notion de consentement présumé, en affirmant que « des prélèvements peuvent être effectués à des fins thérapeutiques ou scientifiques sur le cadavre d’une personne n’ayant pas fait connaître de son vivant son refus d’un tel prélèvement ». Ce principe a été repris dans les lois dites de bioéthique.

Lorsque le gouvernement a décidé le premier confinement, le 17 mars 2020, le consentement présumé de la population, faute d’alternative, était présupposé. Agir autrement apparaissait sur le moment injustifiable. L’intérêt supérieur de la nation imposait ce dispositif inédit, même si ses conséquences ne pouvaient être anticipées.

Calcul moral


Ces mois de pandémie nous ont fait réaliser que la marge d’action est restreinte. La seule stratégie possible est l’ajustement aux évolutions incertaines et complexes de la dynamique épidémique. Si les projections statistiques et le triste chiffrage quotidien de la morbidité et de la mortalité ajoutent aux drames humains un sentiment d’impuissance, c’est néanmoins en termes de calcul moral que doivent être envisagées et assumées nos décisions.

Au regard des impératifs de santé publique, revendiquer le respect de nos libertés individuelles sera-t-il encore moralement soutenable demain si le pire advenait alors que nous espérions les embellies promises par la vaccination ?

D’une part, nous avons compris, à travers cette expérience collective, que le risque pandémique révèle notre vulnérabilité à bien d’autres menaces, sanitaires, environnementales, géopolitiques… D’autre part, nous éprouvons la fragilité de nos pratiques démocratiques à l’épreuve d’un défi sociétal dont nous ne cernons pas encore l’ampleur.

A-t-on suscité la réflexion sociétale que justifiait l’émergence de tels enjeux ? En préférant le consentement tacite au consentement éclairé, cette responsabilité politique a été négligée. Le débat moral s’est dissipé dans quelques controverses relatives au confinement : devions-nous concéder ou non une part de nos libertés, compromettre le futur des plus jeunes et la vitalité de l’économie afin de préserver les plus vulnérables, souvent les plus âgés ?

Si la pandémie nous éveille à la conscience des vulnérabilités de notre société, hiérarchiser ou prioriser exige mieux qu’une partition sommaire entre ceux qui seraient dignes ou non de bénéficier de notre sollicitude. Les choix de stratégie vaccinale se sont avérés eux aussi discutables, révélant un déficit d’anticipation et de concertation.

Dialogue avec la société civile

Devions-nous consentir sans autre débat à la hiérarchie des priorités quand on sait ce qu’elles expriment de nos valeurs sociales ?

Se dispenser du dialogue avec la société civile est un appauvrissement qui délégitime l’action publique, contestée dans la pertinence de ses arbitrages, et affaiblit la cohésion nationale au moment où elle est essentielle. Consentir, c’est être partenaire d’une décision dont on partage la responsabilité. Il n’est plus concevable de recourir au seul principe du consentement présumé pour imposer à la société des mesures qui pourraient s’avérer encore plus difficiles à admettre demain.

Consentir, c’est pouvoir s’en remettre à l’autre en toute confiance. C’est être assuré qu’il est soucieux de notre intérêt et capable de proposer des dispositifs justifiés et adéquats.

Dans le contexte de l’éthique médicale, l’exigence d’intégrité, de loyauté et de transparence est souvent évoquée. Elle conditionne l’acceptation d’une forme de concession provisoire de l’autonomie du patient à l’autorité du médecin responsable de la mise en œuvre d’une décision concertée. Dans les cas difficiles, l’examen bénéficie d’une réunion de concertation pluridisciplinaire, confrontant différentes expertises.

Gouvernance confinée


Le conseil de défense sanitaire aurait pu s’inspirer de ce modèle. Son mode opératoire, tenu secret, s’oppose au devoir de transparence si souvent invoqué dans la communication des informations et des décisions auxquelles nous devons nous soumettre.

S’obstiner dans une gouvernance confinée est d’autant moins tenable que tant de choix se sont avérés inappropriés, sujets à des aménagements ou à des renoncements à l’épreuve du réel ou de la pression publique. Si nous avons consenti aux mesures gouvernementales, avec un sens évident du bien commun, il semble évident que l’expérience et le constat de cette année de gouvernance de la pandémie ont entamé notre faculté d’acceptation.

Sommes-nous prêts, encore, à consentir ? La question mérite d’être posée lorsque l’on observe l’extrême précarisation, la désespérance et l’isolement qui se développent avec un sentiment de « mort sociale », en dépit des tentatives de soutien mais sans que soit engagée une stratégie à la hauteur des enjeux. Ces violences subies, encore contenues, bien que chaque jour plus accablantes, donnent à craindre un avenir social incontrôlable.

La capacité de consentir aux décisions de l’Etat semble aujourd’hui s’être altérée au point d’être épuisée. Comment rétablir une relation de confiance si ce n’est dans le dialogue social et en reconnaissant la diversité des expertises et capacités d’initiative ?

Cette question mérite mieux que la compassion gouvernementale. Le consentement n’est pas l’abnégation ou le sacrifice. Il requiert, en contrepartie à ce qui est consenti, la conviction que les décisions prises sont justes, cohérentes, dignes de notre confiance.

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Message  Switch Mar 26 Jan 2021 - 12:30

Scalp a écrit:«Un reconfinement annoncé mercredi» : le maire de Cabourg crée un imbroglio avec une vidéo

https://www.leparisien.fr/societe/un-reconfinement-annonce-mercredi-le-maire-de-cabourg-cree-un-imbroglio-avec-une-video-26-01-2021-8421271.php

Breaking news :chambreur:

Encore un politique qui a voulu faire le cake et se faire mousser. Ce genre de décla c'est vraiment ce dont on a PAS besoin en ce moment. Si chaque responsable politique y va de sa décla, on a pas le cul sorti des ronces :grrr: Quelle bande d'incapables ces politicards !

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Message  Scalp Mar 26 Jan 2021 - 11:20

«Un reconfinement annoncé mercredi» : le maire de Cabourg crée un imbroglio avec une vidéo

https://www.leparisien.fr/societe/un-reconfinement-annonce-mercredi-le-maire-de-cabourg-cree-un-imbroglio-avec-une-video-26-01-2021-8421271.php

Breaking news :chambreur:

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Message  Scalp Lun 25 Jan 2021 - 10:44

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Message  Scalp Sam 23 Jan 2021 - 11:26

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/22/covid-19-le-variant-britannique-pourrait-etre-plus-letal-previent-londres_6067297_3244.html

Covid-19 : le variant britannique pourrait être plus létal, prévient Londres


Le premier ministre Boris Johnson a déclaré, vendredi, en s’appuyant sur des études, que la mortalité engendrée par le virus mutant pourrait être de 30 % à 40 % plus élevée que celle liée à la souche originelle.

Par Cécile Ducourtieux(Londres, correspondante)

emier ministre britannique a douché les espoirs d’un déconfinement rapide du pays, vendredi 22 janvier, malgré le succès de la campagne vaccinale nationale et des niveaux d’infection qui semblent désormais stagner. Entre autres mauvaises nouvelles, Boris Johnson, entouré de ses deux conseillers scientifiques en chef, Patrick Vallance et Chris Whitty, lors d’une conférence de presse depuis Downing Street, a suggéré que le variant « britannique » du nouveau coronavirus « pourrait être davantage mortel en plus d’être davantage transmissible » que la souche initiale.

Apparu pour la première fois dans le Kent à l’automne 2020, ce variant (dénommé VoC 202012/01), désormais prévalent en Angleterre, « se transmet entre 30 % et 70 % plus facilement que le virus souche. Quand on compare les personnes positives, il y a des preuves d’un risque plus élevé [de mourir] chez ceux porteurs du variant comparé à ceux portant l’ancien », a précisé Patrick Vallance, qui s’est cependant montré d’une extrême prudence. Les données sont « actuellement incertaines », a-t-il insisté, « certaines études ne pointent aucune recrudescence du risque de létalité. Davantage d’études sont nécessaires ».

Pas de résistance connue aux vaccins disponibles

L’information sur la plus grande dangerosité du variant, particulièrement anxiogène, a été transmise au gouvernement par le Nervtag, le comité d’experts le conseillant sur les virus. « Pour une personne âgée de 60 ans, le risque moyen de mourir une fois infecté par le SARS-CoV-2 est de 10 pour 1 000. Avec le variant britannique, il se situe entre 13 et 14 pour 1 000 », explique M. Vallance.

Le variant britannique est désormais présent dans une soixantaine de pays dans le monde. Les scientifiques britanniques estiment cependant que les vaccins actuellement déployés dans le pays (ceux de Pfizer-BioNTech et d’AstraZeneca-Oxford) restent efficaces contre lui. En revanche, ils s’inquiètent de l’éventuelle résistance de deux autres variants, le sud-africain et le brésilien, détectés sur le sol national. « Ils présentent certaines caractéristiques qui les rendraient moins réceptifs aux vaccins », redoute M. Vallance.

Selon un document actualisé du Nervtag, publié vendredi soir, trois études mettent en évidence une plus grande létalité du variant anglais. Le risque de mourir pour des personnes contaminées serait respectivement 1,36 fois supérieur selon l’Imperial College de Londres, 1,35 fois supérieur selon l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, et même 1,91 fois supérieur selon l’université d’Exeter.

« Notre analyse s’appuie sur l’étude d’environ 5 % des décès advenus ces trois derniers mois en Angleterre, car nous n’avons pu la faire porter que sur les individus détectés positifs dans les communautés, puis décédés. Nous n’avons, par exemple, pas pris en compte les patients admis directement à l’hôpital sans avoir d’abord été testés », précise Nicholas Davies, professeur assistant de modélisations mathématiques à l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale de Londres. L’étude « envoie un signal inquiétant, mais doit être confirmée par d’autres portant sur un échantillon aléatoire de personnes porteuses ou pas du variant », ajoute le chercheur, contacté par e-mail.

Campagne vaccinale efficace


Boris Johnson s’est en tout cas gardé de faire un lien direct, vendredi, entre ces études préliminaires et le nombre de morts liées au Covid-19 dans le pays, le plus élevé d’Europe. Le 22 janvier, la moyenne des décès quotidiens dus à la maladie sur une semaine atteignait le triste record de 1 241, alors que le bilan des 100 000 morts depuis le début de la pandémie pourrait être atteint avant la fin janvier. Par ailleurs, 38 500 personnes sont désormais hospitalisées dans les hôpitaux du Royaume-Uni, contre environ 19 000 lors du pic d’hospitalisations de la première vague, en avril.

Le dirigeant britannique a tout de même confirmé quelques données encourageantes : selon des estimations officielles, le taux de reproduction du virus est passé en dessous de 1, signifiant que l’épidémie reflue enfin dans le pays (40 261 personnes ont quand même été diagnostiquées positives au Covid-19 lors des dernières vingt-quatre heures, vendredi).

Quant à la campagne vaccinale, elle continue à un rythme très soutenu : 5,4 millions de Britanniques avaient reçu au moins une dose de vaccin au 21 janvier. Boris Johnson a réitéré son objectif que 15 millions de personnes – les plus à risque – aient reçu leurs deux doses vaccinales d’ici à la fin du mois de février.

Pour autant, le premier ministre a refusé d’ébaucher un calendrier de sortie du confinement strict malgré les pressions, désormais intenses, d’une partie des élus de son camp conservateur. « Il n’est pas question de rouvrir trop vite, au risque d’avoir à refermer rapidement en cas de résurgence de l’épidémie », a prévenu M. Johnson vendredi.

Son gouvernement est très inquiet à l’idée que l’arrivée de nouveaux variants ne pulvérise les efforts vaccinaux du pays : il n’exclut pas de renforcer encore les contrôles aux frontières – les médias nationaux évoquent l’hypothèse d’« hôtels à quarantaines » près des aéroports, où les voyageurs devraient s’isoler. Et il n’évoque plus la réouverture des écoles pour la fin février, un objectif pourtant suggéré début janvier.

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Message  Scalp Ven 22 Jan 2021 - 10:17

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/22/l-irruption-des-variants-a-travers-le-monde-sujet-d-etude-et-d-inquietude_6067154_3244.html

L’irruption des variants à travers le monde, sujet d’étude et d’inquiétude

L’apparition simultanée de mutations proches interroge sur la capacité de souches émergentes à se diffuser plus rapidement, à réinfecter les convalescents et à contrecarrer les efforts de vaccination.


Par David Larousserie et Nathaniel Herzberg

Difficile à croire, mais malgré la pandémie, certains spécialistes des virus s’ennuyaient depuis un an. Généticiens ou biologistes de l’évolution, ils scrutaient le génome du SARS-CoV-2, comme les soldats du Désert des tartares. Aucun changement à l’horizon, autrement dit, parmi les trente mille lettres qui forment le code génétique du pathogène responsable du Covid-19. Ou si peu. « Tous les mois, depuis avril, on avait de la chance si on voyait une ou deux mutations arriver, si bien qu’après quelques mois j’ai demandé à mes collègues s’ils voulaient continuer à venir me voir pour ce bilan », a rappelé Salim Abdool Karim, président du conseil scientifique du gouvernement d’Afrique du Sud, le 18 janvier, lors d’un « webinaire », mis en ligne. « Alors vous imaginez ma surprise, en novembre, quand ceux-ci sont arrivés avec des génomes ayant d’un coup vingt-trois mutations ! », poursuit-il.

Même stupeur chez ses homologues anglais. Champions du monde du séquençage, les Britanniques devaient se contenter depuis un an de quelques clapotis sur une mer plate. Et voilà qu’en décembre 2020 des échantillons prélevés, le 20 septembre, dans le Kent (sud du pays) révèlent pas moins de dix-neuf mutations par rapport au génome habituel. Rien d’approchant n’avait été vu jusque-là, ni au Royaume-Uni ni ailleurs. Depuis, ce « variant anglais », comme on l’appelle communément, au grand dam des Britanniques, s’est répandu, d’abord dans l’île et chez les voisins irlandais, puis à travers le monde. Mercredi 20 janvier, soixante pays avaient confirmé sa présence (contre vingt-trois pour le variant sud-africain).

Au Brésil, ce n’est pas un, mais deux variants qui ont été mis au jour depuis un mois. L’un d’eux, riche de vingt et une mutations, a ensuite été retrouvé, encore légèrement transformé, au Japon. Les Etats-Unis n’avaient jusqu’ici pas le leur : la semaine dernière, une équipe de l’Ohio a annoncé la découverte d’un mutant local baptisé « Columbus », et la Californie, en proie à une explosion des cas, vient de déclarer qu’elle disposait du sien.

De l’Organisation mondiale de la santé aux divers gouvernements, on ne parle désormais plus que de ça : des variants, de leur contagiosité, de la troisième vague qu’ils semblent nourrir, de la « course de vitesse » engagée entre eux et les vaccins, comme vient de l’affirmer le dernier avis du conseil scientifique français.

« C’est fascinant et intrigant »


« Nous changeons de régime. A la dynamique épidémiologique que nous subissions s’ajoute maintenant celle de l’évolution du virus. C’est fascinant et intrigant », prévient Sylvain Gandon, directeur de recherche au CNRS (CEFE, Montpellier). La nouveauté n’est pas, en effet, que des virus mutent, ce qui est dans le cours normal de leur histoire, mais que des mutations s’installent et paraissent modifier les propriétés du virus.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Au printemps, une mutation baptisée « D614G », car elle touchait le 614e acide aminé du virus, s’est peu à peu répandue à travers le monde, jusqu’à devenir dominante. Mais contagiosité légèrement accrue ou simple hasard d’une présence en Europe au pic de la vague, entraînant par ricochet une transmission mondiale, les raisons du succès restent discutées.

Cette fois, en revanche, plusieurs études épidémiologiques britanniques ont conclu que les nouveaux habits du virus le rendaient 40 % à 70 % plus transmissible. Certains virologues, comme l’Allemand Christian Drosten, attendent encore une démonstration biologique formelle. Pourtant, la majorité de ses collègues n’ont guère de doutes : tout porte à croire que les mutants britannique, sud-africain et l’un des deux mutants brésiliens, apparu en Amazonie, présentent bien des avantages compétitifs sur le virus original.

Mais lesquels ? Et pourquoi maintenant, un an après le début de la pandémie, comme pour lancer une nouvelle saison de cette incroyable série planétaire ?

Meriadeg Le Gouil, virologiste au CHU de Caen et spécialiste des coronavirus, y voit le « résultat attendu de l’évolution des virus ». « Il était impossible de prédire quand ça aurait lieu exactement, car cela dépend toujours du contexte, et aussi du hasard, mais on s’y attendait, explique-t-il. Dans notre laboratoire, on l’avait observé sur des colonies de chauves-souris. On l’a constaté également sur les souches d’autres coronavirus humains – NL63 et OC43 – qui donnent des rhumes saisonniers. Cela devait donc arriver. »

« Plus le virus circule, plus il accumule de mutations »


Il en rappelle la mécanique darwinienne : « Tous les virus subissent des mutations. La plupart d’entre elles sont neutres. Certaines sont négatives, rendent le virus non viable ou entraînent des pertes de fonction qui lui sont donc défavorables. Mais il arrive que le hasard produise une mutation favorable, qui facilite notamment sa transmission. Cela va donner un petit avantage compétitif par rapport à la version d’origine. »

Pour le futur variant, la partie n’est pas encore gagnée. « Il faut les conditions pour que cette mutation augmente en fréquence et s’installe, précise le chercheur. D’abord, une segmentation du territoire. Si la circulation est complètement libre, on n’aura pas d’accumulation locale de mutations. Pas de variant brésilien ou anglais, donc. Ensuite, et surtout, il faut une circulation intense du virus. Plus le virus circule, plus il accumule de mutations. Les variants sont essentiellement apparus dans des pays “coronavirosceptiques”, qui ont tardé à mettre en place des mesures barrières, ou ne les ont jamais instaurées. Enfin, il faut une pression de sélection, qui va offrir un avantage au mutant sur la version authentique. »

Directeur de recherche à l’Institut Pasteur, le virologue Etienne Simon-Lorière tempère l’affirmation. « Il est possible que l’apparition d’un variant soit juste liée à l’ampleur de la circulation qui multiplie les chances de voir une mutation favorable survenir. Si elle apparaît chez un malade respectueux des consignes sanitaires, le cycle peut s’arrêter. La mutation du 501e acide aminé du variant anglais était déjà apparue plusieurs fois, sans s’installer. Mais si cette personne diffuse le virus, ce peut être le début du succès épidémiologique du variant. »

Ce scénario classique ne répond cependant pas totalement à la question de l’origine de ce groupe de mutations : pas moins de dix-neuf à vingt-trois permutations ou suppressions d’acides aminés, pour chacun des trois principaux variants. « En outre, ces souches n’ont pas une origine commune, car on les voit surgir sur des fonds génétiques différents », rappelle le biologiste Samuel Alizon (CNRS, Montpellier). Cette fois, le hasard peine à expliquer le changement de rythme et l’absence de génomes intermédiaires entre l’état actuel et l’état initial, surtout en Angleterre, qui n’a cessé de séquencer ses virus depuis la première vague.

Arrivée « tardive » et en plusieurs endroits

Un autre phénomène, bien connu chez les coronavirus, n’est ici d’aucun secours : la recombinaison, ou l’art de fabriquer un génome à partir de deux autres différents, ce qui permet d’accumuler les mutations d’un seul coup. Hubert Laude, vétérinaire et pionnier de la recherche sur le sujet, l’a observé dans les années 1980. « Le coronavirus responsable de la bronchite infectieuse aviaire se recombine même avec des souches provenant de vaccins atténués », rappelle-t-il. Mais ce processus laisse des traces, inexistantes sur le SARS-CoV-2. Un emballement de la machine de réplication du virus a aussi été envisagé, comme savent le faire des bactéries en réponse à des antibiotiques. Mais l’accélération aurait dû persister. Or, depuis le saut, les mutants ont repris le rythme de croisière initial.

Reste donc une dernière hypothèse qui semble faire consensus. Le virus a davantage muté, car il a eu plus de temps pour le faire, sans doute chez des patients chroniques gardant l’infection plus longtemps, parce qu’ils sont immunodéprimés. Cela a l’avantage d’expliquer l’arrivée « tardive » de ces variants, ainsi que leur émergence en plusieurs endroits.

« Les Anglais ont observé le phénomène chez un de leurs malades, explique Etienne Simon-Lorière. Il avait accumulé des mutations qui ressemblaient étrangement à la lignée anglaise, même si ce n’est sans doute pas cette personne qui a lancé la chaîne de contamination. Si c’est bien l’explication, on peut comprendre qu’en Afrique du Sud, pays très touché par le sida, et qui compte donc beaucoup d’immunodéprimés, un autre variant soit soudain apparu avec de nombreuses mutations. »

Une équipe russe a, elle aussi, rapporté, début janvier, le cas d’un patient atteint d’un lymphome et du Covid-19, dont le génome viral présentait deux mutations importantes observées sur le variant anglais. Cette hypothèse d’un développement intra-hôte présente quelques faiblesses. « Sur le sida, on a observé ce genre d’évolution, cela donne des souches qui se transmettent moins bien, rapporte M. Alizon. Mais le SARS-CoV-2 étant encore émergent, il est plus instable et pourrait ne pas obéir à cette règle. »

« Une très forte pression de sélection »


Une fois apparu, voire sélectionné, rien n’est gagné pour le virus – ou perdu pour nous. « La probabilité d’extinction de nouvelles souches est assez grande et très dépendante d’effets stochastiques », rappelle M. Alizon. Autrement dit, le hasard ne plaide théoriquement pas pour les nouveaux venus. A moins que le contexte ait véritablement changé, avec l’apparition de cette pression de sélection, chère à Darwin.

« On est peut-être entrés dans une deuxième phase de circulation du virus. Après avoir rencontré des hôtes naïfs, face auxquels il n’avait pas besoin de grand-chose pour être efficace, le virus est confronté de plus en plus souvent à des hôtes déjà immunisés. Dans ces conditions, un variant légèrement plus performant, lorsqu’il apparaît, prend rapidement le dessus. Or, dans certaines régions du Brésil ou certains townships d’Afrique du Sud, la proportion de personnes infectées, et donc disposant d’anticorps, dépasse 50 %. Cela crée une pression de sélection très forte. »

A l’appui de ce raisonnement, une équipe italienne de la Fondation toscane des sciences de la vie a cultivé des virus pendant plusieurs jours en présence de plasma de convalescent et observé, en réaction aux anticorps, l’apparition du changement sur le 484e acide aminé… que l’on trouve chez les variants brésilien et sud-africain.

Définition, origine, sélection, diffusion… le débat existe aussi pour déterminer la nature adaptative exacte de ces souches. Augmentent-elles seulement leur infectiosité ou bien trouvent-elles de nouveaux « réservoirs », chez des jeunes, des infectés, des vaccinés ?

« Au début, avec le variant anglais, je n’étais pas certain qu’on puisse lui attribuer un nouveau trait comme l’augmentation de la transmission, se souvient M. Alizon. Mais les données s’accumulent, notamment qui montrent que les personnes infectées par ce variant contaminent plus de gens. » Quant aux « résistances » au vaccin ou aux anticorps des personnes guéries, les expériences sont en cours, avec de premiers indices pas toujours rassurants. De toutes nouvelles études conduites en Afrique du Sud semblent ainsi confirmer ce que les Brésiliens disent avoir constaté sur le terrain : le variant pourrait réinfecter d’anciens malades, théoriquement immunisés contre la souche d’origine.

Le virus a une « marge de progression »


Ces réponses ne seront pas définitives. « Un virus émergent apparaît rarement à son optimum. Donc, il va évoluer pour s’en approcher », prévient M. Gandon, qui, durant l’été, avec ses collègues, avait montré dans des modélisations qu’il était probable qu’émergent des souches plus transmissibles.

« Des travaux de biologie moléculaires montrent aussi que le virus a de la marge de progression », indique Bruno Canard, directeur de recherche (CNRS) à l’université d’Aix-Marseille et spécialiste des coronavirus, qui cite, par exemple, une étude franco-israélienne, en preprint, des instituts Weizmann et Pasteur. Dans celle-ci, un protocole accélérant l’évolution d’une des régions de la spicule virale, qui sert de serrure pour infecter les cellules, montre que des affinités six cents fois plus élevées peuvent être atteintes. Et que, parmi les premières mutations à apparaître, on trouve des changements des 484e, 501e ou 477e acides aminés, observés dans les variants ayant récemment émergé. Contre les variants, c’est une course de vitesse, mais aussi une course de fond qui s’engage.

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Message  Scalp Jeu 21 Jan 2021 - 20:29

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/01/21/covid-19-le-variant-britannique-pourrait-necessiter-un-nouveau-confinement-previent-olivier-veran_6067096_823448.html

Covid-19 : le variant britannique pourrait nécessiter un nouveau confinement, prévient Olivier Véran

Le ministre de la santé était auditionné jeudi dans le cadre du projet de loi sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire.


Une semaine après l’annonce du couvre-feu avancé à 18 heures sur tout le territoire, le ministre de la santé, Olivier Véran, a prévenu, jeudi 21 janvier, qu’un nouveau confinement « deviendrait probablement une nécessité absolue » si la circulation du variant britannique du coronavirus augmentait « de façon sensible » en France.

Auditionné dans le cadre du projet de loi sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, Olivier Véran a rappelé que « la propagation du variant d’origine anglaise sur le territoire français peut être un élément déterminant dans les stratégies de lutte contre l’épidémie que nous pourrions déployer dans les prochains jours et les prochaines semaines ». « Quand je parle d’une course contre la montre, je pèse mes mots. (…) C’est un facteur déterminant pour les jours, les semaines et les mois à venir, et je parle aussi en jours », a-t-il insisté.

Le ministre doit faire le point jeudi à 20 heures sur TF1 sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19, sur fond de légère hausse des contaminations et des hospitalisations, mais il ne faut pas attendre de « grande annonce », selon une source proche du gouvernement. Il n’y aura « pas d’évolution des restrictions nationales cette semaine », avait assuré mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. « Nous donnons sa chance [au couvre-feu], il est possible que cette mesure permette de freiner la circulation du virus encore davantage dans notre pays », avait-il ajouté, alors que certains médecins plaident pour un reconfinement.

1,4 % des contaminations


En France, le variant britannique représente à ce stade environ 1,4 % du total des contaminations quotidiennes au Covid-19, comme l’a montré une récente enquête menée sur l’ensemble des tests PCR positifs.

Repéré en Angleterre, ce variant plus contagieux inquiète la communauté internationale. Même s’il ne paraît pas intrinsèquement plus dangereux que le coronavirus classique, il risque de poser un problème majeur : davantage de personnes contaminées, c’est davantage de malades qui sont admis à l’hôpital, avec un risque accru que le système soit submergé.

Le Royaume-Uni fait face actuellement à de grosses difficultés dans ses hôpitaux, et a enregistré mercredi 1 820 décès supplémentaires liés au Covid. « Cela va continuer car ce à quoi nous assistons est le résultat du nouveau variant », a averti le premier ministre britannique, Boris Johnson. D’autres variants, dont l’un a été détecté en Afrique du Sud, préoccupent eux aussi la communauté internationale.

Une trentaine de départements en « surbooking »


Dans ce contexte, la vaccination constitue un espoir majeur pour limiter l’impact de la pandémie. Accusé d’aller trop lentement par l’opposition et de nombreuses voix dans le monde médical, le gouvernement a avancé la vaccination des plus de 75 ans en ville au 18 janvier, ce qui a provoqué une mobilisation à la hâte pour monter des centres.

Jeudi, Olivier Véran a déclaré devant la commission des lois du Sénat qu’une trentaine de départements faisaient face à une situation de « surbooking » dans certains centres de vaccination, c’est-à-dire qu’ils « se sont retrouvés avec un peu plus de créneaux qu’ils n’avaient de doses ». « Ce n’est pas parce que vous ouvrirez plus de centres que vous aurez plus de vaccins », a-t-il réaffirmé. Selon lui, il a fallu répartir les doses dans plus de centres. « Et donc cette re-répartition des vaccins qui avaient été provisionnés pour six centres par département dans une multitude de centres, peut entraîner des (...) mécanismes de hoquet. »

Le « problème » a été résolu dans une « quinzaine de départements ». Pour les autres, a poursuivi le ministre, « nous allons demander à ces départements de maintenir les créneaux de vaccination qui ont été ouverts. Au pire, dans les cas critiques – je pense à certains endroits de la région Hauts-de-France –, nous demandons de différer d’une à deux semaines les vaccinations qui avaient été organisées mais de n’annuler personne ».

Mercredi soir, la direction générale de la santé a déclaré que près de 693 000 doses de vaccin avaient été injectées, sur près de 2 millions disponibles.

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Message  Scalp Ven 15 Jan 2021 - 10:45

https://www.sudouest.fr/2021/01/15/stade-rochelais-deux-nouveaux-cas-de-covid-chez-les-joueurs-professionnels-8290104-4568.php

Stade Rochelais : deux nouveaux cas de Covid chez les joueurs professionnels

Par Benjamin Deudon

Les tests effectués jeudi ont révélé deux nouveaux cas chez les pros et six chez les Espoirs, ce qui porte à 27 le total de joueurs contaminés par le virus.

Comme en début de semaine, le Stade Rochelais a indiqué les résultats des tests effectués ce jeudi pour connaître l’état d’avancement du virus dans ses rangs. Ainsi, ce vendredi, deux nouveaux cas ont été détectés chez les joueurs professionnels, et six chez ceux de l’équipe Espoirs. Ce qui porte à 27 le nombre de joueurs atteints.

Le club à la caravelle précise donc que de nouveaux tests seront effectués samedi, et que le retour à l’entraînement ne pourra se faire, au mieux, que dimanche. Ce qui, après une coupure de dix jours, laisserait une semaine pour préparer la réception de Bayonne, programmée vendredi soir à Marcel-Deflandre.

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Message  Scalp Jeu 14 Jan 2021 - 19:13

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Message  Scalp Jeu 14 Jan 2021 - 18:50

https://www.sudouest.fr/2021/01/13/les-joueurs-dans-la-machine-a-laver-8287503-10142.php

Top 14 et Covid-19 : les joueurs "dans la machine à laver"

Par Denys Kappès-Grangé

Si les reports peuvent libérer des week-ends, plusieurs équipes n’ont pas pu couper ne serait-ce qu’une semaine depuis le début du mois d’août

Question. À quoi peut-on reconnaître un rugbyman heureux cette semaine ? C’est celui qui ne joue pas. Si le vide laissé par la suspension des coupes d’Europe a été mis à profit pour reprogrammer des reports du Top 14, cinq (1) clubs vont avoir l’occasion de souffler : Toulouse, Brive, Agen, le Stade Français et Lyon. Un club des cinq veinards qui fait sans aucun doute des envieux.

Depuis le coup d’envoi de la saison, le 4 septembre, les doigts d’une seule main sont largement suffisants pour recenser les week-ends libres. Rien de très surprenant à cela à vrai dire… L’organisation des phases finales des éditions 2019–2020 des compétitions européennes doublée de l’extension de la fenêtre internationale cet automne dessinait depuis longtemps les contours d’un calendrier surchargé.

Mais les joueurs peuvent désormais l’éprouver. À mi-saison, un simple constat factuel donne corps aux prévisions les plus alarmistes. Deux équipes en offrent un exemple éloquent. Les joueurs du Racing 92 et Toulon, qui sont respectivement allés en finale des Champions et Challenge Cup 2019–2020 au mois de septembre, n’ont pas bénéficié d’une seule semaine de repos complète depuis le début de la saison.

Comme l’Aviron, le Stade Français, l’UBB et le Stade Rochelais, celle dont ils auraient dû bénéficier du 15 au 22 novembre, lors du Écosse – France comptant pour la Coupe des nations, a été utilisée pour reprogrammer leurs rencontres impactées par le Covid.

Fatigue et lassitude mentale

Alors bien sûr, on vous voit venir… En lisant ces lignes, vous songerez que s’il y a eu report, c’est que les joueurs n’ont pas joué un week-end ? Que certains clubs ont été mis à l’arrêt plusieurs semaines. Élémentaire. Mais comme on le rappelle dans les couloirs de Provale, l’un des syndicats des joueurs, ces semaines ne sont pas synonymes de repos : « Les joueurs s’entraînent jusqu’à ce que les matchs soient reportés. Ils ne coupent pas. »

Les effets s’en font fatalement ressentir sur les organismes et la fraîcheur mentale. Qui plus est pour les internationaux… « On n’a pas coupé depuis août », glisse l’un d’eux en tordant le nez : « Mais la Ligue s’en fout tant qu’il y a des matchs. » Le staff du XV de France, qui se projette vers le Tournoi, en a fait le constat : les états de forme sont moins homogènes que l’hiver passé.

Les managers des clubs en sont tout aussi conscients. « Lorsque tu enchaînes 11, 12 ou 13 matchs jusqu’à la tournée d’automne en situation normale, c’est déjà très long », observait Christophe Urios, le manager de l’UBB, au soir de la victoire face à Lyon dimanche : « Là, on est sur la 22e ou 23e semaine (Ndlr, depuis la dernière semaine de vacances début août). On voit bien que ce Top 14 est fou : il y a des renversements de situations qui n’arrivent jamais. […] Que Castres renverse Agen après avoir été mené 16–0, c’est incroyable ! Toutes les équipes sont usées, mâchées, dans la machine à laver. »

Régis Sonnes, entraîneur d’un SUA en pleine crise de confiance, refuse de circonscrire les problèmes de son équipe à la seule accumulation des matchs. Mais il abonde sur le fond : « Au cœur de l’hiver, les jours diminuent : tous les joueurs ressentent cette baisse d’énergie alors que c’est là où il y a le plus de matchs ! »

Préconisations dures à suivre


Les staffs sportifs ne sont pas inconséquents. Le suivi physiologique des joueurs est pointu. Les rotations d’effectif permettent de les préserver. Mais fatalement (encore), les organismes trinquent. « Je serais curieux de savoir quel est le ratio entre les blessures, s’interrogeait à ce titre Christophe Urios. Quand c’est musculaire, c’est la charge de la semaine. Mais quand ce sont les chocs, c’est souvent parce que les joueurs sont moins frais. »

Président de la commission médicale, Bernard Dusfour assure que la LNR se soucie de cette problématique depuis longtemps : « Le rythme de la programmation des matchs est adapté ! » Vrai. Des recommandations médicales ont d’ailleurs été formulées. Il est ainsi conseillé de ne pas jouer plus de cinq à six matchs de suite. De ne pas enchaîner plus de 300 à 400 minutes de temps de jeu consécutifs. Et lorsqu’une équipe est amenée à jouer trois matchs en dix jours, dans un intervalle minimum de quatre jours, de ne pas faire jouer les joueurs plus de 160 minutes de rang.

La situation sanitaire a toutefois considérablement compliqué l’application de ces préconisations. Face à l’UBB dimanche, le troisième ligne international du LOU Dylan Cretin a disputé les 80 minutes d’un match de Top 14 pour la troisième fois en moins de dix jours…

(1) Le Stade Rochelais, qui ne joue pas, est confronté à un foyer de Covid-19.

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Message  Switch Jeu 14 Jan 2021 - 15:46

marchal a écrit:bon là ils me font doucement rire. les joueurs de rugby ont le droit de se plaquer de faire des mélées des rucks etc.. mais ne doivent plus celebrer les essais. faudrait peut-etre arréter là :):)
https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/top-14-les-joueurs-invites-a-limiter-les-celebrations-lors-des-essais-en-raison-du-coronavirus-2028781.html

Il est bien connu que le coronavirus ne s'échange pas durant les 2, 4 ou 6h en bus pour aller jouer, ni dans les vestiaires, ni dans les douches, ni aux 8 ou 10 entraînements, ni dans les mêlées dans les rucks pendant 80 min (sans compter les entraînements) MAIS dans...les célébrations ! Mais oui ! Rugby et Coronavirus - Page 3 548764

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Message  marchal Jeu 14 Jan 2021 - 15:22

bon là ils me font doucement rire. les joueurs de rugby ont le droit de se plaquer de faire des mélées des rucks etc.. mais ne doivent plus celebrer les essais. faudrait peut-etre arréter là :):)
https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/top-14-les-joueurs-invites-a-limiter-les-celebrations-lors-des-essais-en-raison-du-coronavirus-2028781.html
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Message  krahknardz Mar 12 Jan 2021 - 11:35

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Là ils sont partis pour nous faire une Bayonnaise, ça risque de les plomber pour une éventuelle qualification.
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Message  Scalp Mar 12 Jan 2021 - 11:21

La Rochelle : 15 nouveaux cas de Covid

https://www.rugbyrama.fr/rugby/coronavirus/2020/la-rochelle-15-nouveaux-cas-de-covid_sto8063631/story.shtml

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Message  Scalp Lun 11 Jan 2021 - 19:47

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/11/covid-19-il-est-a-craindre-que-l-aggravation-de-l-actuelle-vague-impose-mi-janvier-un-nouveau-confinement_6065821_3232.html

Covid-19 : « Il est à craindre que l’aggravation de l’actuelle vague impose mi-janvier un nouveau confinement »

Même s’il est de plus en plus mal vécu par la population, le confinement strict et précoce est la meilleure arme contre la propagation virale, défendent, dans une tribune au « Monde », les médecins et autres membres de l’association PandémIA .

Tribune. Nous alertions en novembre sur les risques de « stop and go », alternance de confinements et déconfinements contemporains de multiples vagues, comme celle s’amorçant sous nos yeux. Avons-nous encore échoué ? La pandémie a-t-elle toujours une vague d’avance ? L’ampleur de la deuxième vague nous a surpris, à cause de plusieurs facteurs : un relâchement, flagrant cet été, des mesures barrières, puis le refroidissement saisonnier propice à la propagation du virus, plus résistant au froid et à l’humidité, avec une probabilité plus grande de le trouver en milieu confiné.

La pandémie a changé de nature également. Les 25 000 mutants du Covid décrits jusqu’ici étaient sans conséquence évidente sur l’histoire de la maladie. Cependant, deux nouveaux mutants sont apparus (Royaume-Uni et Afrique du Sud), beaucoup plus contagieux, apparemment sans conséquences sur la virulence. Ces mutations facilitent l’entrée du virus dans les cellules et en augmentent les quantités produites dans la salive, principal vecteur de transmission. Modifient-elles également la résistance du virus dans l’environnement ? Sa capacité à échapper au système immunitaire ? L’émergence de ces variants pose aussi le problème de la sensibilité des tests PCR, de l’efficacité de nos stratégies pour les identifier et limiter leur diffusion, et surtout des potentielles conséquences sur l’efficacité des vaccins.

Surveillance des eaux usées


Alors que l’amélioration des techniques de réanimation (oxygénation moins invasive) et des traitements spécifiques (corticoïdes, anticoagulants) permettait de baisser la mortalité de 40 % à moins de 25 % chez les patients sévères, une surmortalité a été observée pendant la deuxième vague, soulevant de nombreuses questions. Serait-ce un effet « comptable », de nombreux décès de la première vague n’ayant pas été reconnus Covid, car non diagnostiqués, ou une conséquence de sa durée, plus longue ?

Notre incapacité à mieux gérer les déconfinements, en anticipant la recirculation du virus, est aussi en question. Notre groupe avait montré que la surveillance de la présence du virus en quantité croissante dans les eaux usées permettait d’annoncer la remontée de l’incidence de la maladie, et ses conséquences sur l’afflux hospitalier et les décès. Les travaux conduits dans le cadre du réseau Obépine avaient notamment alerté sur le retour du virus, dès le 20 juin, les indicateurs « individus-centrés » n’ayant perçu cette recirculation qu’un mois plus tard.

Ces constatations auraient pu conduire à un reconfinement plus strict et plus précoce, et pas à des stratégies faites de demi-mesures, non retenues par nos voisins. Ainsi, la deuxième vague est arrivée en France en novembre, avec la surmortalité décrite plus haut. Pour l’instant, les restrictions sont limitées à un couvre-feu à 18 heures dans certains départements, avec un effet probablement réduit. Il est à craindre que l’aggravation de l’actuelle vague impose mi-janvier un nouveau confinement, du fait, de nouveau, des graves pressions sur le système de santé. Le confinement strict et précoce est la meilleure arme contre la propagation virale, même s’il est de plus en plus mal vécu par la population.

Vacciner, une urgence et une nécessité


Reste enfin la vaccination, qui doit passer du stade de l’espoir à celui de la réalité ! Nous ne pouvons gâcher la chance et la prouesse scientifique de pouvoir en disposer aussi rapidement. Ne revenons pas sur la non-préparation d’un processus qui aurait dû être anticipé depuis au moins trois mois, ni sur le scepticisme généralisé des Français, très lié à la cacophonie, alimentée dans certains médias et par des réseaux sociaux incontrôlables !

L’instauration d’une politique de vaccination lisible en France est enfin en cours. C’est une urgence et une nécessité sanitaire, sociale et politique, sans méconnaître les difficultés de l’organisation et de la logistique. Pour commencer, la quantité de doses disponibles, qui justifie qu’on privilégie encore les sujets les plus à risque de décès, et les soignants dont on a grandement besoin. L’incertitude que cette vaccination puisse réellement réduire la circulation virale reste un problème. Si on est sûr qu’elle réduit l’incidence des formes graves, sa capacité à limiter la contagiosité reste débattue, bien que la baisse d’incidence des patients symptomatiques aura des conséquences épidémiologiques indubitables.

La constitution d’une immunité collective arrêtant la circulation du virus prendra de nombreux mois pendant lesquels les mesures barrières devront être respectées ! Restent enfin les interrogations sur l’efficacité in fine de ces vaccins sur les mutants, ce qui amènerait à fabriquer en urgence de nouveaux vaccins, à attendre leur mise à disposition et, paradoxalement, à justifier a posteriori la lenteur choisie ou subie par la France !

On n’en a pas fini de ce Covid-19. D’autres pandémies suivront, notamment à la suite d’une pression sur les écosystèmes liée à la mondialisation. Il sera indispensable de tirer les leçons de cet épisode unique depuis la grippe espagnole. En attendant, tentons de juguler cette troisième vague. Les travaux doivent être poursuivis pour optimiser les tests, comme des autotests salivaires, mesurer mieux la reprise de la circulation virale en fin de confinement (surveillance des eaux usées au niveau national), et surveiller les mutations par séquençage. Il faudra aussi poursuivre les recherches thérapeutiques auprès des nouveaux malades (leurres pour le virus, molécules antivirales, substances anti-inflammatoires) et identifier mieux les zones de contamination pour pouvoir limiter le nombre d’activités non essentielles fermées (en rouvrant les stations de ski, les cinémas, ou les théâtres par exemple), et surtout restaurer la confiance du plus grand nombre. Le Covid nous a révélé combien nous étions, chacun, vulnérables. A nous de comprendre, et surtout de mettre en pratique, que seules la solidarité et l’intelligence collective pourront vaincre définitivement ce virus microscopique.

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Message  Scalp Lun 11 Jan 2021 - 10:20

https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/11/covid-19-le-destin-contrarie-du-vaccin-de-sanofi_6065825_3234.html

Covid-19 : comment le français Sanofi s’est retrouvé distancé dans la course au vaccin

Après des débuts prometteurs, une erreur de laboratoire a fait perdre cinq à six mois au groupe. Sans renoncer à ses projets, l’hypothèse qu’il mette son outil industriel à disposition de ses concurrents les plus avancés est à l’étude.

Par Claire Gatinois et Chloé Aeberhardt

Il fut un temps où l’on se disputait les doses du futur vaccin anti-Covid développé par Sanofi et son associé britannique GSK. C’était en 2020 – il y a une éternité. En mai, le directeur général du groupe pharmaceutique français, Paul Hudson, avait suscité un tollé en expliquant que, une fois homologué, le vaccin serait distribué en premier aux Etats-Unis, car ils avaient largement financé la recherche. Exprimée par un fleuron national, leader mondial du vaccin contre la grippe saisonnière, cette préférence américaine avait achevé d’élever la souveraineté sanitaire au rang des priorités de l’exécutif.

En juin 2020, lors d’une visite symbolique sur le site de recherche et de production de vaccins de Sanofi, à Marcy-l’Etoile (Rhône), le président Emmanuel Macron avait annoncé le déblocage de 200 millions d’euros pour accélérer la mise au point d’un vaccin et de traitements contre le coronavirus. De son côté, Sanofi s’était engagé à investir 610 millions dans de nouvelles infrastructures hexagonales. Le groupe renforcerait son empreinte sur le territoire, les doses espérées du vaccin anti-Covid n’échapperaient pas aux Français, tout était bien qui s’annonçait bien.

Voilà pour l’histoire ancienne. Car celle qui s’écrit aujourd’hui n’en a plus que pour les gagnants – les vaccins à ARN messager innovants et extraordinairement efficaces de Pfizer-BioNTech et Moderna, qui sont, pour l’instant, les seuls à être autorisés dans l’Union européenne (UE).

De champion désiré à éventuel sous-traitant


De Sanofi, on n’entend plus parler. Ou si peu. Mi-décembre 2020, des voix se sont élevées dans la presse allemande, accusant la France d’avoir fait pression sur la Commission pour qu’elle achète moins de doses Pfizer-BioNTech et plus de Sanofi. Paris et Bruxelles ont démenti. Nouveau rebondissement, vendredi 8 janvier : sous la pression de Bercy, le groupe français pourrait mettre son outil industriel à disposition de ses concurrents les plus avancés, et dont les capacités de production sont limitées. « J’ai incité Sanofi à étudier sérieusement la proposition de produire le vaccin pour d’autres laboratoires », a confirmé au Monde la ministre déléguée à l’industrie, Agnès Pannier-Runacher.

Sollicitée, la direction de Sanofi n’a pas souhaité s’exprimer. Quant au service de communication du groupe, il est resté flou et prudent : « Compte tenu des circonstances uniques de cette crise, nous évaluons en interne la faisabilité technique de l’exécution de certaines étapes de fabrication pour soutenir d’autres fabricants de vaccins Covid-19. A ce stade, c’est encore très préliminaire, car les technologies de fabrication sont spécifiques à chaque vaccin. » De champion désiré à sous-traitant, que s’est-il passé pour que la perception de Sanofi change à ce point ?

Un beau raté. Le 11 décembre 2020, Sanofi et GSK publient les résultats intermédiaires de leurs essais cliniques de phases 1/2, visant à contrôler, sur un nombre réduit de volontaires, la tolérance et la réponse immunitaire de leur candidat-vaccin. L’espoir est immense : contrairement aux ARN messagers, coûteux et contraignants en termes de respect de la chaîne du froid, le produit de Sanofi et GSK sera vendu moins de 10 euros la dose et restera stable à des conditions de réfrigération normales (entre 2 °C et 8 °C). Les deux groupes annoncent, en outre, une production de 1 milliard de doses pour 2021, ce qui permettrait de limiter le risque de pénurie.

Des débuts prometteurs


Malheureusement, les conclusions sont décevantes : en raison d’une concentration insuffisante d’antigène dans le vaccin, la réponse immunitaire observée chez les adultes de plus de 50 ans n’est pas assez élevée. Une nouvelle étude sera lancée en février, avec une formulation d’antigène améliorée. Si les données sont positives, la phase 3 pourrait commencer au deuxième trimestre, avec, sous réserve du feu vert réglementaire, une mise à disposition du vaccin à la fin de 2021. Soit cinq à six mois plus tard que prévu.

Les débuts étaient pourtant prometteurs. Dès février 2020, Sanofi avait reçu le soutien de la Biomedical Advanced Research and Development Authority (Barda), l’agence fédérale américaine qui pilote la recherche biomédicale liée à la pandémie, pour le développement d’un candidat à protéine recombinante. Pour fabriquer une réponse immunitaire, cette technologie prévoit d’injecter non pas un virus atténué ou inactivé, comme dans les vaccins traditionnels, mais un morceau du virus, la protéine d’enveloppe.

Sanofi a éprouvé cette méthode avec son dernier vaccin contre la grippe, autorisé depuis 2017 aux Etats-Unis. « Cette technologie est bien connue et donne de très bons résultats, précise l’infectiologue Odile Launay, qui coordonne le centre d’investigation clinique Cochin-Pasteur. Il ne faut pas oublier que, début 2020, on n’avait aucune donnée sur l’efficacité des vaccins à ARN messager. » Fait rare, le groupe s’était allié, en avril, à son rival GSK, qui fournirait l’adjuvant – un produit permettant de renforcer la réponse immunitaire et de réduire la quantité de protéines nécessaires par dose. L’adjuvant serait produit dans l’usine de GSK de Saint-Amand-les-Eaux (Nord), l’antigène sur le site de Sanofi de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), et le remplissage serait réalisé à Marcy-l’Etoile (pour la France). « C’était le plan. Je ne sais pas si avec les derniers développements les choses vont évoluer », admet-on à la communication de Sanofi.

« Un travail fait à la va-vite »

Le groupe a donné peu de détails sur ce que le vice-président de la branche « vaccins » appelle un « contretemps malheureux ». Dans une interview publiée le 11 décembre 2020 dans le Wall Street Journal, Thomas Triomphe rejetait la faute sur les deux réactifs utilisés par les chercheurs pour mesurer les volumes d’antigène. « Ces réactifs n’étaient pas d’une qualité ou d’une pureté suffisante », déclarait-il.

D’après Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne), « il est fréquent de rencontrer des déconvenues dans les premiers essais cliniques d’un vaccin, qui nécessitent énormément de mises au point ». Il n’empêche. En interne, on s’interroge. « Normalement, quand on réalise des essais, on vérifie que les réactifs de contrôle fonctionnent, explique Fabien Mallet, coordinateur adjoint de la CGT-Sanofi, qui travaille au contrôle qualité sur le site de production de vaccins de Neuville-sur-Saône (Rhône). « Je ne comprends pas que l’on ne se soit pas rendu compte du problème plus tôt. Et je trouve grave qu’un acteur majeur comme Sanofi ne soit pas plus vigilant vis-à-vis de ses fournisseurs. Finalement, on a l’impression d’un travail fait à la va-vite. Pour les salariés, c’est très violent. Ils se font interpeller par des gens qui leur demandent ce qu’ils ont fichu. Les antivaccins les narguent sur le thème : “On vous l’avait bien dit.” »

« Le principal risque pour le groupe se situe en termes d’image et de crédibilité », selon l’analyste financier Martial Descoutures

L’annonce de ce retard n’a pas eu d’impact en Bourse. « Du fait de son stade de développement clinique peu avancé, ce candidat-vaccin ne peut être aujourd’hui intégré dans les modèles, indique l’analyste financier Martial Descoutures, qui suit le titre pour le groupe Oddo BHF. Quelle que soit l’issue, cela ne changera pas fondamentalement la croissance de Sanofi, dont le principal risque, avec ce développement, se situe en termes d’image et de crédibilité. »

Un délicat recrutement de volontaires


Pour l’heure, pas de conséquences économiques à déclarer non plus. « La Commission européenne n’a pas revu le contrat à la baisse », soutient-on chez Sanofi, et la Barda « continue d’accompagner » le laboratoire. En outre, l’année a été bonne pour la branche « vaccins » du groupe, qui, pour répondre à la demande contre la grippe saisonnière, exceptionnelle en raison de l’épidémie de Covid-19, a distribué 20 % de doses de plus que l’an dernier. Côté social, la CFE-CGC indique que 80 % du recrutement prévu (113 personnes) sur le site de Vitry-sur-Seine est finalisé. Mais « la production est à l’arrêt jusqu’à ce que l’on connaisse le nouveau procédé », ajoute le coordinateur groupe, Jean-Marc Burlet.

L’urgence pour Sanofi est maintenant de lancer les essais cliniques, pour lesquels le recrutement de volontaires risque d’être délicat, dès lors que des vaccins efficaces sont disponibles. « Ce pourrait être des personnes qui n’ont pas pu être vaccinées faute de doses suffisantes, imagine l’infectiologue Odile Launay. Ou bien des gens qui préfèrent les technologies de vaccin plus classiques que l’ARN messager. » Sauf que, lors de ces essais, Sanofi prévoit de comparer son vaccin non pas à un placebo, mais à « un vaccin déjà autorisé » – sans doute l’un des deux à ARN messager, ce qui pourrait décourager les frileux.

Dans ces conditions, le groupe a-t-il raison de vouloir absolument poursuivre le développement de son vaccin ? « Oui, car nous ne sommes pas encore assez armés pour ne pas donner leur chance à tous les vaccins », estime Jean-Daniel Lelièvre. Même réponse du côté de Bercy : « On ne sait pas combien de temps on aura besoin de vaccination contre le Covid-19. Le sujet sera-t-il clos en 2021, ou faudra-t-il se faire vacciner régulièrement comme pour la grippe ? », s’interroge Mme Pannier-Runacher, pour qui « on aura besoin d’un vaccin qui limite la circulation du virus chez les moins de 50 ans pour l’Europe, mais aussi pour les pays en développement ». Ces derniers attendent beaucoup de la formule développée par AstraZeneca avec l’université britannique d’Oxford. Thermostable et vendue encore moins chère que celle de Sanofi, elle pourrait être autorisée par l’Agence européenne des médicaments, fin janvier.

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Message  Scalp Sam 9 Jan 2021 - 10:25

https://www.sudouest.fr/2021/01/09/top-14-le-match-racing-92-stade-rochelais-a-nouveau-reporte-8269085-4568.php

Top 14 : le match Racing 92 – Stade Rochelais de nouveau reporté

Par Benjamin Deudon

Programmé ce dimanche, à 15 heures, en attendant les résultats des tests effectués vendredi, le match n’aura finalement pas lieu ce week-end, trois nouveaux cas ayant été détectés.

Avec un seul joueur détecté jeudi, il y avait un mince espoir de voir le match Racing 92 – La Rochelle, choc de la 14e journée, avoir lieu. Mais la probabilité était faible de voir le Stade Rochelais éviter plusieurs autres contaminations alors que les joueurs s’étaient retrouvés tous les jours à l’Apivia Parc avant les tests, mais aussi le lendemain, jeudi.

Ainsi, ce samedi, le Stade Rochelais a appris que trois nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés, ce qui porte à quatre le total de Rochelais atteints par le virus.

\u26a0\ufe0f Trois nouveaux cas de Covid 19 ont été détectés par les tests d’hier au sein de l’équipe professionnelle. Dans l’attente des directives de la Commission d’Expertise de la LNR, l’ensemble de groupe reste à l’isolement.
— Stade Rochelais (@staderochelais) January 9, 2021

Dès lors, impossible de prendre le car en direction de la capitale et d’affronter le Racing 92. Le match sera donc reprogrammé à une date ultérieure, tandis que tous les Maritimes sont à l’isolement en attendant les directives de la commission d’expertise de la Ligue Nationale de Rugby.

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Message  Scalp Ven 8 Jan 2021 - 10:36

https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/Un-cas-positif-a-la-rochelle-le-match-au-racing-92-reporte/1212800

Un cas positif à La Rochelle, le match au Racing 92 reporté

Le choc entre le Racing 92 à La Rochelle prévu samedi (15h15) a été reporté à la suite de la mise à l'isolement du groupe maritime, confronté à un cas positif au Covid-19.


Dans un communiqué publié ce vendredi matin, le Stade Rochelais indique que, à la suite de « la détection d'un cas positif à la Covid-19 au sein de l'effectif et (à) la manifestation de symptômes douteux chez deux joueurs testés négatifs, il a été décidé conjointement avec la LNR de re-tester l'ensemble de l'équipe professionnelle ce (vendredi) matin ». Comme l'avait annoncé Canal+ la veille, le match de haut de tableau face au Racing, prévu samedi à 15h15, sera bien reporté.

En effet, dans l'attente des résultats de ces tests qui prennent généralement 24 heures, « l'ensemble du groupe est placé en isolement et l'équipe ne pourra donc pas se déplacer aujourd'hui (vendredi) pour le match de demain (samedi) », ajoute le club rochelais, qui précise que c'est « la Ligue Nationale de Rugby qui décidera de la gestion de l'organisation de cette rencontre dans la journée ».

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Message  grospaquet31 Lun 4 Jan 2021 - 18:32

densnewzealand a écrit:L'Ecosse se reconfine entièrement, je me demande quel est l'interet de continuer en l'état la HCUP et le challenge cette saison, entre raison sanitaire, sportif faussé, çà va devenir impossible à gerer. Ou on décale, ou annule, mais je vois mal des clubs Français faire traverser le Channel à 40 personnes.

Avec la vaccination, pour moi la meilleure solution est de decaler apres les championnats
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Message  marchal Lun 4 Jan 2021 - 18:32

https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/Le-protocole-sanitaire-des-coupes-d-europe-va-evoluer/1211523
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