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Message  Scalp le Mar 12 Nov 2019 - 8:42

https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Florian-grill-candidat-a-la-presidence-de-la-ffr-laporte-n-a-pas-les-bonnes-lunettes/1079339

Florian Grill, candidat à la présidence de la FFR : «Laporte n'a pas les bonnes lunettes»

Parti en campagne à la rencontre des 1 900 clubs, le candidat à la présidence de la FFR dresse un constat alarmiste du rugby français.

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Florian Grill, candidat à la présidence de la FFR, dans ses bureaux parisiens début novembre. (A. Reau/L'Equipe)

Clément Dossin et Richard Escot

Florian Grill, fondateur d'une agence de conseil de 150 salariés, reçoit dans ses bureaux du 10e arrondissement de Paris, situés dans une ancienne fabrique de porcelaine. Ce jour-là, le président du comité Île-de-France (54 ans), ancien deuxième-ligne du PUC, présente un mal de gorge tenace, hérité de son dernier déplacement de campagne. « J'ai perdu la voix mais pas les voix », s'amuse le candidat à la présidence de la FFR, adversaire de Bernard Laporte, qui affiche sa confiance à moins d'un an du scrutin.

« En juin dernier, Bernard Laporte a dit que seule votre mère vous connaissait. Aujourd'hui, cela va-t-il mieux en termes de notoriété ?

La notoriété, ce n'est pas le sujet. L'expertise, la connaissance et le travail, voilà le sujet. C'est en tout cas ce que me renvoient les clubs au quotidien.

Il y a deux ans, vous disiez que le rugby avait « besoin d'apaisement et de consensus ». Cette période électorale risque de ne pas y être très propice. La dernière campagne était tombée bien bas...

Ce ne sera pas notre pratique. La différence, c'est que Pierre Camou (ancien président de la FFR) avait eu cette phrase : « je ne dis pas du mal des gens du rugby parce que cela fait mal au rugby »

«Je suis un idiot de seconde-ligne et s'il faut prendre dans la gueule, je prends dans la gueule» - Florian Grill

Avec le recul, pensez-vous qu'il s'est trompé ?

Non, il avait raison de ne pas dire du mal. Mais il a eu tort de ne pas se défendre. Il aurait dû répondre à certains propos tenus contre lui. Quand Bernard Laporte a dit me concernant, « il n'y a que sa mère qui le connaît », j'ai répondu que j'étais à l'image des 1 900 présidents de clubs qui font tourner la boutique. Ce n'est pas en allant sur les plateaux télé qu'on va régler les problèmes du rugby français.

Vous attendez-vous à en prendre plein la gueule ?


Oui. Je suis un idiot de seconde-ligne et s'il faut prendre dans la gueule, je prends dans la gueule. Mais je ne me laisserai pas marcher sur les pieds. Je fais une campagne pour, pas une campagne contre. On a des vrais projets positifs pour le rugby. C'est de cela dont on parle aux clubs entre gens passionnés de rugby. Bernard Laporte et Serge Simon connaissent le rugby, certes, mais pas la réalité des clubs. Moi, ça fait quarante ans que je suis dans le rugby territorial.

Vous vous êtes fixé pour objectif de rencontrer tous les clubs. Où en êtes-vous ?

Nous avons vu pratiquement trois cents clubs. Cela conforte notre diagnostic, à savoir que le rugby est dans une crise sans précédent avec une baisse de 24 % des licenciés (30 221 de moins) entre 2015-16 et 2018-19 (dans les écoles de rugby on passe de 124 544 licenciés à 94 323 licenciés sur la période).

150 000
En euros, le budget de campagne de Florian Grill qui s'appuie sur des donateurs avec des tickets maxima de 10 000 euros.

Comment endiguer cette baisse des licenciés ?


Le seul moyen, il est simple : c'est investir à fond sur le scolaire. Et certainement pas de changer le logo de l'équipe de France, qui est une dépense insensée. Encore moins d'augmenter de 65 % la masse salariale de la FFR, soit douze millions d'euros, quand on est confronté à une crise de cette ampleur...

Le rugby à l'école, Bernard Laporte en a aussi fait l'un de ses credo...

Mais la réalité, c'est qu'on a démissionné du scolaire. Bernard Laporte a annoncé une signature avec le ministère de l'Éducation et, dans la semaine qui a suivi, on a appris qu'il y avait une baisse de 25 % des subventions des sections sportives. Le budget de la Fédé, c'est 115 millions d'euros. La réalité de ce qui est investi sur le scolaire, c'est entre 400 000 et 600 000 euros. Moins de 0,5 % du budget de la FFR. C'est ridicule.

«Bernard Laporte a investi cinq millions d'euros pour quel résultat ? Un quart de finale, soit le plus mauvais résultat de l'histoire» - Florian Grill

Que proposez-vous concrètement ?

Multiplier l'investissement par dix. On passera de 400 000 euros à 4 millions d'euros. On dégonflera les 12 millions d'augmentation de la masse salariale pour prendre ces 4 millions. Pour que la pyramide soit forte, il faut que le socle soit fort. On est en train de créer une grosse tête et on ne voit pas qu'on a un petit corps freluquet qui est en train de se démuscler complètement.

La date de l'élection a été avancée de décembre 2020 au 3 octobre. Qu'en avez-vous pensé ?


La période de campagne a été resserrée parce que les comptes de la saison 2019-2020 vont être absolument dramatiques. Il y a la perte du partenaire BMW, soit 5 millions d'euros, l'augmentation de la masse salariale, soit 12 millions d'euros, la baisse des affluences dans les stades avec un France-Italie au Stade de France et un France-Écosse à Nice, à la frontière avec l'Italie... On peut se poser des questions. Ce qui me gêne dans la date du 3 octobre, c'est qu'on n'aura pas les comptes. Vu la catastrophe annoncée, je pense que c'est voulu ainsi. En règle générale, l'arrêté des comptes est le
30 juin. Je considère qu'avant le 3 octobre, nous devons être capables d'avoir au moins une estimation d'atterrissage. Je la réclamerai mais je ne suis pas certain qu'on nous la donne.

Ce resserrement du calendrier est-il contraignant pour vous ?

On avait prévu de faire des réunions les mercredi, jeudi et vendredi. Pour avoir le temps de voir la totalité des clubs, on y ajoute désormais le samedi matin. Avec les visites d'écoles de rugby le samedi après-midi. C'est une expérience humaine extrêmement enrichissante. Les réunions durent parfois deux heures et demie, trois heures, parce que les gens ont besoin de parler.

De quoi ?

De leurs difficultés. C'est terrifiant. Quand je dis que les clubs se délitent et que la crise est sans précédent, c'est vraiment cela. Bernard Laporte a dit à l'Assemblée générale de Nantes (en juin dernier) que le rugby français ne s'était jamais aussi bien porté. Mais je pense qu'il n'a pas les bonnes lunettes pour voir. Son diagnostic est faux. Comme il y a un peu plus de trois ans, quand il disait que le problème en France c'était la formation. Cela a été contesté par les deux titres de champion du monde des moins de 20 ans dont il a hérité.

Enregistrez-vous de nouveaux ralliements ?


Toutes les semaines, des personnes se lèvent et disent : « c'est à cela qu'on croit ». Pierre Raschi, Sylvain Deroeux, Jean Fabre, Lucien Mias, Jean-Michel Gonzalez... Des gens qui pèsent.

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Bernard Laporte, élu en décembre 2016, sera candidat à sa succession en octobre prochain. (R. Martin/L'Equipe)

Et Guy Novès ?

Il n'y a pas de projet avec Guy Novès. Il ne peut pas y en avoir tant que je ne l'ai pas rencontré. Je vais forcément le rencontrer. Mais ce serait lui faire injure que de le prendre dans un but électoraliste. Il faut écouter l'homme meurtri, discuter avec lui, ne pas le faire venir pour les mauvaises raisons. En tout cas, ce serait extrêmement intéressant de discuter avec lui parce que c'est quelqu'un, s'il l'accepte, qui a encore beaucoup à donner au rugby français.

Quel bilan tirez-vous de cette Coupe du monde 2019 pour l'équipe de France ?

Entre le coût du licenciement de Guy Novès (2,5 M€) et le surcoût de l'encadrement de l'équipe de France (2,5M€), Bernard Laporte a investi cinq millions d'euros pour quel résultat ? Un quart de finale, soit le plus mauvais résultat de l'histoire, voilà ce que je retiens. On ne construit pas une Coupe du monde sur un coup, en trois mois, mais sur la durée. Or, on a entretenu autour de cette équipe de France un climat de défiance et de stress phénoménal. Le licenciement de Guy Novès (en décembre 2017) ? D'une violence inouïe. L'arrivée de Fabien Galthié (comme adjoint) en cours de route ? D'une violence inouïe à l'égard du sélectionneur en place (Jacques Brunel). Le comportement vis-à-vis de Sébastien Vahaamahina, stigmatisé devant le monde entier par le président de la FFR (1) ? D'une violence inouïe. Comment peut-on, dans un contexte comme celui-là, créer un climat de confiance qui fait que les gens prennent les bonnes décisions ?

«Je crois à un principe de base pour faire avancer les organisations : la confiance. C'est ce qui manque affreusement à cette Fédération. Elle tire à vue sur les dirigeants de la LNR alors qu'il faudrait négocier avec eux» - Florian Grill


Sur le terrain, les clubs amateurs s'inquiètent-ils du déclassement des Bleus et de ses conséquences ?

Je vais vous dire : quand on voit les clubs au quotidien, il n'y en a pratiquement aucun qui nous parle de l'équipe de France.

Mais la corrélation entre une équipe de France forte et une hausse des licenciés, elle existe non ?


Bien sûr et on y travaille. Mais, d'abord, je crois beaucoup à la qualité du management et des relations. Quand Bernard Laporte et Serge Simon commencent les discussions avec la Ligue nationale de rugby en demandant la tête de Paul Goze (le président) et d'Emmanuel Eschalier (le directeur général) - qui sont toujours là, rappelons-le - c'est d'une violence inouïe. Comment est-ce que vous voulez, derrière cela, qu'il y ait un travail de collaboration ? Alors que tout l'enjeu du rugby français, c'est justement la qualité de la collaboration entre la Ligue et la FFR. C'est là que ça se passe. Je crois à un principe de base pour faire avancer les organisations : la confiance. C'est ce qui manque affreusement à cette Fédération : elle tire à vue sur les dirigeants de la LNR alors qu'il faudrait négocier avec eux. Résultat, on a gelé le rugby français pendant trois ans et demi. Aujourd'hui, le problème, c'est qu'il y a d'un côté la stratégie de la LNR et de l'autre celle de la FFR. Mais il manque une stratégie du rugby français.

Concrètement, si vous êtes élu, comment comptez-vous restaurer cette relation de confiance avec la Ligue ?

Quand tu veux discuter avec quelqu'un, au lieu de vouloir le flinguer, tu commences par comprendre quelles sont ses problématiques. Celles de la LNR, quand tu lis son plan stratégique à horizon 2023, sont les suivantes : un, la couverture géographique, et deux, un certain vieillissement de la cible : la moyenne d'âge du spectateur de Top 14, c'est 55 ans. Eh bien, réfléchissons ensemble comment construire autour de ces deux logiques : élargir et rajeunir.

Où se situe, dans le système actuel avec des clubs puissants, la marge de manoeuvre pour refaire de la France une nation forte du rugby mondial ?

Dans le travail. Je pense que sincèrement, on ne travaille pas assez dans cette Fédération. Je me renseigne : sur toutes les commissions qui existent entre la Ligue et la Fédé, les gens de la LNR travaillent beaucoup et ce n'est pas la FFR qui tient le bâton.

Est-ce que l'élaboration d'un staff très expérimenté et la présence d'une personnalité comme Raphaël Ibanez du poste de manager peuvent être de nature à ramener cette sérénité que vous appelez ?


Oui, mais on a perdu trois ans et demi. L'avenir, j'y crois, mais avec des managers apaisés et sereins. Et les managers apaisés et sereins, vous aurez compris que c'était nous. »

(1) Bernard Laporte a jugé le coup de coude de Vahaamahina « inexcusable ».

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Message  Dr. Gregory Bouse le Mar 12 Nov 2019 - 17:57

Scalp a écrit:https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Florian-grill-candidat-a-la-presidence-de-la-ffr-laporte-n-a-pas-les-bonnes-lunettes/1079339

Florian Grill, candidat à la présidence de la FFR : «Laporte n'a pas les bonnes lunettes»

Je serai tenté de rajouter que Grill n'a peut-être pas les bons yeux...

Cette future campagne électorale est bien partie pour atteindre des sommets de médiocrité; enfin, en parlant de sommet, je veux juste situer le niveau "bouche d'égout" ou "caniveau".
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Message  patrick le Mar 12 Nov 2019 - 18:11

Dr. Gregory Bouse a écrit:
Scalp a écrit:https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Florian-grill-candidat-a-la-presidence-de-la-ffr-laporte-n-a-pas-les-bonnes-lunettes/1079339

Florian Grill, candidat à la présidence de la FFR : «Laporte n'a pas les bonnes lunettes»

Je serai tenté de rajouter que Grill n'a peut-être pas les bons yeux...

Cette future campagne électorale est bien partie pour atteindre des sommets de médiocrité; enfin, en parlant de sommet, je veux juste situer  le niveau "bouche d'égout" ou "caniveau".

Doc, peut-être a t'il tord mais Grill justifie ses propos. Si tu penses qu'il a tord, il serait intéressant que tu le justifies également.
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Message  Scalp le Mar 12 Nov 2019 - 21:59

https://www.mediapart.fr/journal/france/130117/les-aventures-offshore-de-bernard-laporte-nouveau-patron-du-rugby-francais?page_article=1

Les aventures offshore de Bernard Laporte, nouveau patron du rugby français

13 janvier 2017 Par Antton Rouget et Stéphane Alliès

Pendant des années, l’ancien secrétaire d’État et nouveau président de la fédération française de rugby a vendu des équipements confectionnés en Inde. Actionnaire de la société Be Rug Be, il s’est lié à un investisseur étranger mystérieux pour s’ouvrir à l’international par le biais d’une holding luxembourgeoise ayant des ramifications au Panama, aux îles Vierges britanniques ou encore à Belize. Que des paradis fiscaux…

Les montages offshore ne sont pas que l’apanage du monde du football. Avec un savoir-faire qui n’a rien à envier à celui des stars du ballon rond impliquées dans les Football Leaks, l’ancien secrétaire d’État de François Fillon et tout nouveau patron du rugby français, Bernard Laporte, a été au cœur de montages commerciaux sophistiqués passant par les plus grands paradis fiscaux de la planète, selon des documents et témoignages obtenus par Mediapart.

L’ancien sélectionneur de l’équipe de France – qui a été élu à la présidence de la fédération le 3 décembre dernier – a longtemps dirigé avec deux associés la société française Be Rug Be, spécialisée dans la vente de ballons et vêtements de sport. Or, quand cette entreprise a cherché à se développer en 2003, Bernard Laporte n’a rien trouvé de mieux que de s’associer au Luxembourg avec un mystérieux investisseur, dont il dit aujourd’hui ne connaître que le nom de l’avocat… Les fonds de ce Monsieur X provenaient, quant à eux, du Panama, des îles Vierges britanniques et du micro-État de Belize.

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Capture d'écran dans les archives du site internet de Be Rug Be (aujourd'hui hors-ligne). Capture d'écran dans les archives du site internet de Be Rug Be (aujourd'hui hors-ligne).
Les sociétés ont depuis été dissoutes dans des conditions floues. Interrogé par Mediapart, Bernard Laporte nie toute évasion fiscale, livrant à l’inverse le récit d’un échec commercial un brin “pieds nickelés” et laissant entrevoir une légèreté inquiétante pour le taulier d’une fédération qui gère un budget de 110 millions d’euros.

Les affaires se présentaient pourtant sous les meilleurs auspices voilà vingt ans. En 1998, Bernard Laporte, ancien agent de France Télécom et demi de mêlée de Bègles (jusqu’en 1993) devenu entraîneur émérite du Stade Français (1995-99), puis sélectionneur de l’équipe de France (1999-2007), est aussi un businessman multi-cartes. Il a notamment lancé la marque Be Rug Be  avec plusieurs amis du sérail, dont Diego Dominguez, ouvreur italo-argentin génial, ou l’ancienne gloire du XV de France Philippe Sella.

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Bernard Laporte et Diego Dominguez à Toulon, en 2016. Bernard Laporte et Diego Dominguez à Toulon, en 2016.

Le premier est considéré comme un « frère » par Laporte, qui l’a détecté, entraîné et propulsé sur le devant de la scène internationale au Stade Français. De cette expérience est née une amitié profonde, emblématique de ces relations quasi indéfectibles qui unissent parfois joueurs et entraîneurs. En 2004, tandis que Dominguez raccroche les crampons, Laporte le coopte dans le staff de l’équipe de France, pour prodiguer des conseils sur le jeu au pied. Une décennie plus tard, Laporte pousse encore son ami à sa succession au poste de manager du RC Toulon en le soutenant publiquement. « C’est quelqu’un avec qui j’ai travaillé main dans la main y compris en dehors du rugby. On a toujours eu énormément confiance l’un en l’autre », déclare-t-il publiquement.

La relation du nouveau président de la fédération avec Philippe Sella est d’une intensité similaire. En 1999, Laporte rêve de faire de l’ancien international, 111 sélections chez les Bleus, son adjoint dans le staff de l’équipe de France. L’opération échoue, mais Laporte continue à animer séminaires et conférences pour Sella Communication, la société de gestion de son ami, qui incarne en même temps « l’âme de Be Rug Be ».

Une quatrième personne est au centre du dispositif : Prosper « Cooper » Halimi, un passionné du ballon ovale spécialisé dans le textile en Inde qui apporte son savoir-faire à un projet promis au succès. Et un ami de Laporte, qui connaît le métier, là où ses compères ont surtout un entregent, qui permet à la PME de rapidement pénétrer le marché.

Les ballons fabriqués en Inde, promus par le sélectionneur du XV de France et officiellement “testés” par Dominguez irriguent les clubs professionnels et le monde amateur. « 226 000 exemplaires » vendus en 2001, annonce alors un article des Échos, une année au cours de laquelle Be Rug Be revendique des contrats avec « 9 % des clubs affiliés à la FFR ». Trois ans à peine après son lancement, sa croissance bouscule les acteurs traditionnels du secteur, dont la célèbre marque Gilbert. Be Rug Be rêve alors de conquérir le monde. Diego Dominguez, star italienne née à Cordoba en Argentine, s’apprête à lancer une filiale dans son pays natal en avril 2005. Et des projets phosphorent en Espagne, en Italie, au pays de Galles, ou en Australie, selon Cooper Halimi.

En 2003, la prometteuse start-up française s’associe à un étrange investisseur qui promet de la faire changer de dimension. Le 30 septembre, Bernard Laporte, qui vient d’emmener l’équipe de France en demi-finale de la coupe du monde une semaine avant, fonde au Luxembourg l’entreprise Becom International SA, en compagnie de Diego Dominguez et de Cooper Halimi. Chacun détient 105 parts (équivalant à 5 250 euros) d’une société majoritairement détenue par une mystérieuse holding, BE Holdings, créée à la même période et propriétaire de 55 % du capital.


« On a perdu de l’argent avec cette histoire »


Impossible de savoir, pourtant, qui se cache derrière BE Holdings. « Il s’agit d’un investisseur qui souhaitait développer la marque et d’autres licences », assure dans un premier temps Cooper Halimi. Quel est le nom de cet associé ? Silence. Bernard Laporte et Cooper Halimi disent aujourd’hui ne connaître que son représentant : Gabriele Bartolucci, un « avocat d’affaires » établi au Luxembourg. Cet administrateur de sociétés dans le Grand-Duché aurait été présenté à Laporte et Halimi par Dominguez, après avoir joué les intermédiaires pour le compte de Claudio Grotto, le patron de la marque Gas Jeans, qui deviendra sponsor italien du Stade Français.

Le mystère sur l’identité du financier étonne d’autant plus que Be Holdings est elle-même la propriété de deux autres entreprises nichées dans des paradis fiscaux : la société de droit de Belize Darwin Strategies LTD et la holding panaméenne Akampa International S.A. Histoire de complexifier un peu plus le montage, la première (Darwin) est l’une des administratrices de la seconde (Akampa), en compagnie d’une troisième société offshore, Himley Holdings Corp., domiciliée aux îles Vierges britanniques. Fondée par Jose Guillermo Gonzalez Alvarez et Eugenio Ruiz – des prêtes-noms –, Akampa est en réalité dirigée par l’avocat luxembourgeois Joe Lemmer, spécialisé dans la domiciliation d’entreprise. Son secrétariat refuse d’en dire plus sur le(s) réel(s) bénéficiaire(s) des sociétés offshore : « Pas d’information à ce sujet. »

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À son sujet, Bernard Laporte et Cooper Halimi souffrent à nouveau d’amnésie : « Joe Lemmer, est-ce qu’on le connaît ? Honnêtement, on ne sait pas. » Étonnant : l’avocat est pourtant un de leurs administrateurs dans Becom International SA. Joe Lemmer les représente aussi dans une autre entreprise – française celle-là : Global Sports Marketing (GSM), qui a vu le jour à Paris le 21 septembre 2004. Son objet : miser sur le développement du rugby en Espagne pour investir le marché, expose Cooper Halimi. Charge à Dominguez de faire venir des Argentins qui, une fois naturalisés, élèveraient le niveau et la compétitivité du rugby local. Et un nouveau marché d’équipement en ballons à la clé…

Mais le montage utilisé pour l’opération interpelle une nouvelle fois par sa complexité. À sa création, Global Sports Marketing a pour actionnaires Becom International SA, la boîte luxembourgeoise de Laporte, Halimi, Dominguez et de l’investisseur inconnu, ainsi qu’une autre entreprise étrangère : Helindor S.A, domiciliée dans une zone franche en Uruguay. « Je ne sais pas qui sont les ayants droit de cette société, mais Diego Chorny [un homme d’affaires à l’initiative du projet de développement du rugby espagnol – ndlr] était de nationalité uruguayenne », suggère Cooper Halimi.

Le Luxembourg, le Panama, les îles Vierges britanniques, Belize, une zone franche en Uruguay… les soupçons d’évasion fiscale sont pourtant balayés par Laporte et Halimi. « C’est Bartolucci [l’avocat] qui nous a amenés là-bas », expliquent les deux hommes de concert. « Il nous dit que fiscalement, c’est plus intéressant et qu’il vit là-bas, qu’il veut qu’on se domicilie là-bas. Il n’y a pas d’interdiction de monter des sociétés au Luxembourg, donc pourquoi pas ? », réagit Laporte. Il assure que sa participation à Becom « a été déclarée à [s]on entrée au gouvernement [en 2007] » et présente le détail de sa déclaration d’ISF en 2007 pour prouver sa bonne foi. Et les dividendes, ont-ils été déclarés en France ? La question n’a même pas lieu d’être : « Il n’y en a pas eu, sourit Laporte, on a perdu de l’argent avec cette histoire. »

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Bernard Laporte et François FIllon en septembre 2007, peu avant que le premier devienne secrétaire d'État aux sports dans le gouvernement du second. © Reuters/Charles Platiau Bernard Laporte et François FIllon en septembre 2007, peu avant que le premier devienne secrétaire d'État aux sports dans le gouvernement du second. © Reuters/Charles Platiau

Le rugby espagnol ne s’est finalement pas invité à la table des VI Nations. Et l’entreprise Be Rug Be (qui a depuis été cédée à l'entreprise Unistade il y a un peu plus d'un an, et continue son activité sans lien avec ses fondateurs) n’a jamais été à la hauteur de ses espoirs. Après Sella au début de l’aventure, Laporte et Dominguez finissent par se retirer du projet en 2008. « On avait tous des activités respectives et cette société, on ne s’en est occupés que quand on avait le temps », regrette Cooper Halimi. Comme preuve de bonne foi, il montre ses courriers à Be Holdings, l’actionnaire majoritaire de Be Rug Be aux connexions offshore, réclamant le paiement de la seconde tranche de l’acquisition de la marque, après un premier versement de 20 000 euros. « J’ai donc fini par leur adresser un courrier recommandé en 2008 pour rendre la vente caduque », conclut-il.

Cependant, au Luxembourg, Becom International a malgré tout continué d’exister pendant plusieurs années encore, déposant bilans annuels et nommant de nouveaux administrateurs pendant six ans, avant que soit enfin liquidée l’entreprise. L’acte de dissolution n’est en fait intervenu que le 26 février 2014, en même temps que Be Holdings SA. Soit deux mois à peine avant que Laporte annonce publiquement sa candidature à la présidence de la Fédération.

À quoi ont pu servir ces deux sociétés jusqu’à cette date ? À rien, assurent Laporte et Halimi, qui déclarent même ne pas avoir participé à la liquidation de leur entreprise. Les documents consultés par Mediapart sont pourtant formels et démontrent le contraire. Le 19 décembre 2013, à 13 heures, ce sont bien les représentants de 85 % du capital de Becom qui ont scellé la fin de l’aventure. Soit l’actionnaire majoritaire et deux membres du trio Laporte-Dominguez-Halimi. Ce dernier assure n'avoir jamais rien signé. Après plusieurs relances, Bernard Laporte finit par lâcher, incertain, qu’il « est possible que Diego [Dominguez] m’ait donné à signer un pouvoir pour dissoudre la société. Mais honnêtement, je n’en ai aucun souvenir… ».

Contactée par téléphone, la fiduciaire Manaco, chargée d’administrer la société depuis le Grand-Duché, rappelle comme une évidence qu’elle n’a pas pour habitude de liquider une entreprise sans l’accord de ses actionnaires. Contacté également, Diego Dominguez n'a pas retourné nos appels.

D'autres affaires qui ont par le passé intrigué le fisc et la justice


Le nouveau président de la FFR n’est pourtant pas un bleu en affaire. Casinos, restauration, immobilier : ses investissements ont déjà beaucoup fait parler d’eux à l’occasion de son entrée au gouvernement.

En mars 2007, celui qui s’apprête alors à rejoindre l’équipe de François Fillon est visé par une plainte pour « favoritisme » et « tentative d'extorsion de capital », déposée par la femme d’affaires Frédérique Ruggieri. Cette dernière, propriétaire du casino de Gujan-Mestras près d’Arcachon, accuse Laporte de lui avoir proposé, au cours de l'été 2005, de faire accélérer les démarches d'ouverture de son établissement en échange de 50 % des parts du casino.

L’ancien sélectionneur du XV de France, qui a déjà investi dans plusieurs casinos dont celui de Saint-Julien-en-Genevois (ex-Partouche) en 2006, dément mollement en expliquant avoir formulé cette proposition (10 % des parts au lieu des 50 % dénoncés par Ruggieri) sur le ton de la blague. La plainte de la propriétaire du casino, qui verra tout de même la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) perquisitionner le ministère de l’intérieur, sera classée sans suite en mars 2008 par le procureur de Paris Jean-Claude Marin.

Une seconde plainte, pour « infraction au code électoral », en Gironde celle-là, connaîtra le même sort. Durant l'entre-deux-tours des élections législatives de 2007, un tract de quatre pages mettant en cause le candidat socialiste François Deluga, président socialiste de la Cubas (communauté urbaine) et signé de la société immobilière Socatest, est diffusé dans la circonscription d’Arcachon.

La raison de cette lettre : le refus des autorités locales de délivrer un permis de construire pour un projet immobilier sur un terrain racheté au groupe Partouche par la Socatest, dans laquelle Bernard Laporte est alors associé avec un promoteur, Didier Demonchy. Au lendemain de la plainte du candidat socialiste, Didier Demonchy s’empressera de nier toute manœuvre électorale et de dédouaner son co-actionnaire bientôt ministre : « Je suis apolitique et je ne me suis pas concerté avec Bernard Laporte pour diffuser ces quatre pages. »

C'est aussi “à l'insu de son plein gré”, à en croire son avocat de l'époque Me Versini-Campinchi, que l'actionnaire Laporte a été au cœur d'une troisième plainte déposée en 2009 pour abus de confiance. Cette année-là, une soixantaine de personnes ayant acquis des appartements auprès de la société civile immobilière (SCI) Les Hauts du Sancy se retournent contre cette dernière après l'abandon en cours de construction de deux immeubles dans la station de ski de Super-Besse (Puy-de-Dôme).

Les plaignants s'étaient rendu compte que la SCI était exsangue après avoir notamment versé sans contrepartie plus d'un million d'euros à la société LTB, chargée d'organiser la location des appartements pendant neuf ans, dans le cadre d'une défiscalisation et dont l'ancien secrétaire d'État était un des associés. À l'époque, l'un de ses avocats Me Jean-Pierre Versini-Campinchi avait assuré au JDD que son client « était simplement actionnaire dormant dans la société LTB » : « S’il y a eu des malversations, alors il est victime des agissements du dirigeant de cette société. »

Les services de Bercy ont enfin tiqué sur certaines activités du rugbyman. En 2006, une enquête fiscale sur la vingtaine de sociétés dans lesquelles Bernard Laporte figurait alors comme associé donne lieu à plusieurs perquisitions, révèle en 2007 L’Équipe Magazine, citant un rapport de la direction nationale d'enquêtes fiscales (DNEF) sur une cascade d’infractions.

Les enquêteurs, notamment intrigués par le fonctionnement de la chaîne de restauration Olé Bodéga, font alors état de « présomptions de détournements d’actifs, dissimulations de recettes d’établissements, majoration artificielle des charges, double comptabilité, travail au noir ». Ils auraient aussi découvert à cette occasion un système de fausses factures ainsi que des « opérations comptables susceptibles de constituer des infractions pénales, d’abus de biens sociaux, faux en écriture de commerce ».

Autre élément troublant, à l’occasion de l’enquête de 2006, le fisc aurait aussi trouvé la trace d'investissements du couple Laporte dans le paradis fiscal de Saint-Martin, aux Antilles, pour un montant deux fois supérieur à leurs revenus déclarés en France. Les faits incriminés, remontant à 2004, étant soumis à une prescription de 3 ans, cette procédure s’est éteinte d’elle-même le 31 décembre 2007.

Dix ans plus tard, le nouveau patron du rugby français se plaît d’ailleurs à rappeler qu’il « n’a jamais rien eu fiscalement ». Régulièrement pris en étau entre ses casquettes sportives, politiques et affairistes, le nouveau patron de la FFR continue aujourd’hui aussi à assumer ce mélange des genres risqué de l’époque : « [En 2007], je vois le président et je lui dis : “Je suis dans les casinos, qu’est-ce que je fais ? Parce que moi s’il faut vendre mes parts, j’entre pas [au gouvernement]. C’est mon avenir, donc c’est gentil ta plaisanterie mais ça va durer deux ans, trois ans, mais pas toute la vie. »

Il faut désormais espérer que la fédération de rugby ne bénéficie pas, aux yeux de Laporte (qui a finalement renoncé à son émission de radio sur RMC et n’est pas rémunéré comme président de la FFR), du même statut de « plaisanterie » que son maroquin ministériel d’alors.



https://www.mediapart.fr/journal/france/170117/un-droit-de-reponse-de-bernard-laporte

Un droit de réponse de Bernard Laporte

17 janvier 2017 Par La Rédaction De Mediapart

À la suite de notre enquête sur les aventures offshore du nouveau président de la fédération française de rugby, liées à l'évolution de son ancienne entreprise Be Rug Be, Bernard Laporte nous adresse le droit de réponse ci-dessous.


Le site d’information Mediapart a publié le 13 janvier 2017 un article signé par Antton Rouget et Stéphane Alliès et intitulé « Les aventures offshore de Bernard Laporte » me mettant en cause et justifiant l’exercice du présent droit de réponse suivant :

« Bien que Monsieur Halimi qui a été mon associé et moi-même avons accepté de répondre à vos questions, vous avez mis en ligne ce 13 janvier un article intitulé « Les aventures offshore de Bernard Laporte » qui non seulement est très inutilement blessant mais fait peser sur moi des soupçons de fraude fiscale.

Pour faire bonne mesure, vous avez considéré devoir rappeler à vos lecteurs des sujets vieux de plus de 15 ans qui avaient fait l’objet en 2007 lorsque j’étais secrétaire d’Etat aux Sports de médiatisation, ceci alors même qu’aucun de ces sujets n’a jamais conduit à ma mise en cause judiciaire et alors encore que ces sujets n’ont aucun rapport avec l’enquête supposée être l’objet de votre article mis en ligne.

Cela précisé, je tiens à ce que vos lecteurs sachent :

   Qu’associé minoritaire dans Be Rug Be, société française distributrice de ballons de rugby et de produits textiles, je n’ai jamais exercé aucun mandat social et aucune fonction de dirigeant.

   Qu’en 2003, notre ami Diego Dominguez nous a présenté un avocat luxembourgeois mandataire très officiel des intérêts d’un groupe financier pouvant aider au développement international de Be Rug Be, ce qui a conduit à la constitution d’une société luxembourgeoise Becom International SA, elle-même actionnaire minoritaire d’une société luxembourgeoise BE Holdings SA. Je n’avais dans Becom International SA qu’une participation très minoritaire.

   Que l’ayant droit économique de l’actionnaire majoritaire est resté « anonyme » parce qu’encore aujourd’hui la législation du Luxembourg – qui n’est pas un « paradis fiscal » - permet cet anonymat comme elle permet la détention d’actions au porteur et les sociétés que vous avez citées : Darwin Strategies LTD et Akampa International S.A., dont je n’ai appris les noms que par votre journaliste, sont, comme on peut le supposer, des sociétés détentrices de l’actionnaire majoritaire de Be Holding SA ou affiliées à cet associé.

   Ainsi, Messieurs Halimi, Dominguez et moi sommes restés complètement étrangers à des structures « offshore » ; laisser penser le contraire est désolant et écrire que « Bernard Laporte a été au cœur de montages commerciaux sophistiqués passant par les plus grands paradis fiscaux de la planète » est une totale contre-vérité !

   Be Holdings SA, Becom International et Global Sports Marketing (2004), n’ont jamais eu la moindre activité et n’ont pu jamais dégager le moindre profit imposable. Elles entrent dans la grande cohorte des entreprises qui avortent mais en tout cas, je n’y ai jamais eu la moindre fonction dirigeante.

   Dernier point, vous avez ironisé sur le fait que 12 ans après la création de ces sociétés, je n’avais plus le souvenir de Monsieur « Joe Lemmer », une recherche sur Google m’a permis de constater que cet avocat à la Cour du Luxembourg – toujours en exercice – est Président d’honneur de l’Union des Avocats Européens ce qui me paraît un gage d’honorabilité.

Je vous prie de croire à l’assurance de mes salutations distinguées. »

Bernard LAPORTE



Dernière édition par Scalp le Mar 12 Nov 2019 - 22:22, édité 1 fois

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Message  Scalp le Mar 12 Nov 2019 - 22:07

https://www.mediapart.fr/journal/france/070917/les-dossiers-noirs-de-l-argentier-du-rugby-et-de-bernard-laporte?page_article=4

Les dossiers noirs de l’argentier du rugby et de Bernard Laporte

7 septembre 2017 Par Antton Rouget

Trésorier de la campagne du président de la Fédération française de rugby et fidèle lieutenant du co-président de “Paris 2024”, Claude Atcher revient sur le devant de la scène du sport français. Un étonnant retour en grâce pour cet homme de l’ombre qui accumule les affaires depuis vingt-cinq ans.


Le rugby français est sens dessus dessous. Moins d’un an après son élection, le président de la fédération (FFR) Bernard Laporte est sévèrement secoué par des soupçons de conflits d’intérêts depuis les révélations du JDD sur son contrat le liant à l’homme d’affaires Mohed Altrad, président du club de Montpellier. Saisie par la ministre Laura Flessel, l’Inspection générale de la jeunesse et des sports a ouvert une enquête dont les conclusions sont attendues dans les prochaines semaines. Ira-t-elle jusqu’à élargir ses investigations aux proches de Laporte, au premier rang desquels figure Claude Atcher, le grand argentier de l’Ovalie ?

Ancien troisième ligne du Racing Club de France, cet entrepreneur nîmois de 61 ans a effectué un retour fracassant sur le devant de la scène du sport français. Nommé directeur de la candidature pour l’organisation de la coupe du monde de rugby 2023, il défendra les couleurs de la France le 25 septembre à Londres. Emmanuel Macron, qui devait initialement être du voyage, a finalement jeté l’éponge. Peut-être par crainte de s’afficher avec cet homme au parcours sulfureux ?

Ainsi que Mediapart l’a retracé, Atcher navigue depuis près de 25 ans en eaux troubles, entre billetteries illégales, fausses factures et conflits d’intérêts manifestes. Le tout dans l’ombre de son compagnon de toujours, Bernard Lapasset, ancien président de la FFR propulsé à la tête de la candidature de Paris pour l'accueil des Jeux olympiques.

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C. Atcher (2e en partant de la gauche) avec B. Laporte et C. Estrosi à Nice en février. © Twitter @Cestrosi C. Atcher (2e en partant de la gauche) avec B. Laporte et C. Estrosi à Nice en février. © Twitter @Cestrosi

Sur la touche du rugby hexagonal ces dernières années, Atcher doit son salut à l’élection d’un autre Bernard, Laporte, dont il a été le trésorier de campagne en 2016. Une campagne longue, rythmée par un tour de France des clubs au terme duquel l’ancien sélectionneur des Bleus et ex-secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy est parvenu à mobiliser le rugby amateur pour faire tomber en décembre le tandem Pierre Camou-Serge Blanco, sur fond de désaccord sur la construction d’un nouveau stade de 600 millions d’euros et d’épuisement d’une fédération gangrenée par l’entre-soi (relire nos enquêtes ici ou là).

Très impliqué dans la campagne, Atcher est redevenu un pilier de la FFR depuis le scrutin. En janvier, à peine élu, Laporte a décidé d’externaliser la gestion de la candidature pour la coupe du monde pour en confier les rênes à son complice nîmois. La société de ce dernier, « Score XV » (conseil, événementiel et marketing), touche 120 000 euros de la fédération pour conduire les opérations jusqu’au jour du vote le 15 novembre. Dans les colonnes de Midi Olympique, Atcher a lui-même déclaré que la « petite quinzaine » de personnes qui œuvrent autour de lui sont « une équipe interne à la FFR ». Que recouvre donc le contrat avec sa société ? Ni la fédération, ni Claude Atcher n'ont voulu nous le dire (voir boîte noire).

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En avril, la FFR signe un partenariat avec la fédération de Singapour… pour laquelle Cl. Atcher travaille. © DR En avril, la FFR signe un partenariat avec la fédération de Singapour… pour laquelle Cl. Atcher travaille. © DR

Ces dernières semaines, le duo Laporte-Atcher n'a pas manqué d’idées pour booster une candidature pour laquelle leurs prédécesseurs « n’avaient rien fait », comme ils aiment à le rappeler. Rencontres avec les élus locaux, signature d’un partenariat avec la SNCF, garantie de la Caisse des dépôts, voyages à travers le monde, etc. : en avril, le président de la FFR a même signé un accord « historique » (sic) visant à favoriser le développement du rugby à… Singapour. Habile pour glaner des votes supplémentaires, peut-on penser au premier abord. Sauf que Singapour n’est pas qu’un réservoir de voix, c’est aussi une pompe à fric pour la société « Score XV » depuis que Claude Atcher a fait de l’Asie un de ses terrains de jeu.

Trois mois avant la signature de l’accord par Laporte – et juste après la nomination de son acolyte à la tête de France 2023 –, la presse singapourienne s’était fait l’écho de la volonté de l’entreprise française d’investir un million de dollars SG (autour de 620 000 euros) sur trois ans pour le ballon ovale dans le pays. Un placement prometteur : en contrepartie, « Score XV recevra 25 % du HSBC Singapore Rugby Seven [le tournoi international de rugby à 7 en pleine expansion depuis 2016] », écrivait alors le journal anglophone Today, qui présentait carrément Atcher comme le « chief operating officer » [directeur de l'exploitation – ndlr] de « Rugby Singapore », le bras armé de la fédération nationale, la Singapour Rugby Union (SRU).

Plusieurs documents consultés par Mediapart montrent en outre que « Score XV » gère déjà, avant même l'entrée en vigueur de ce nouveau partenariat, des sources de revenus importantes de la SRU. L’entreprise supervise notamment le merchandising en ligne, ainsi que la lucrative billetterie du tournoi à 7, qui attire des dizaines de milliers de spectateurs grâce aux expatriés français, anglo-saxons et australiens. Même chose pour l'organisation de rencontres de la province japonaise des Sun Wolves ou du match Écosse-Italie, exceptionnellement délocalisé en juin dans la cité-État et dont la gestion des « hospitalités » (package VIP) était coordonnée par Benoît Rover, l’un des fidèles associés d’Atcher. En clair, en soutenant le développement du rugby à Singapour, le président Laporte dope au passage les affaires de son ancien trésorier de campagne.

Atcher-Lapasset, une charnière qui combine bien


Ce n’est pas là le seul bénéfice qu’Atcher tire de l’élection de « Bernie le dingue », surnom donné par ses ouailles à l’exubérant ex-sélectionneur du XV de France. Dans les prochaines semaines – si Laporte parvient à se maintenir à la tête de la FFR –, le chef d’entreprise devrait carrément réussir le tour de force de prendre la direction du pôle « business » d’une fédération qui génère plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Le 21 juillet, dans un mail adressé à plusieurs salariés de la FFR, Sébastien Conchy, le directeur général de la fédération, a prévenu de la réorganisation à venir des départements « Marketing Communication Billetterie », le tiroir caisse de la FFR.

« Après une mission d’audit menée par Claude Atcher, j’ai le plaisir de vous annoncer que nous allons réorganiser les départements Marketing – Événementiel – Billetterie afin de les regrouper autour d’un département “Business” qui concentrera tous les services qui concourent à générer des recettes pour la FFR (à l’exception des licences) », écrivait alors le DG à son équipe. Et devinez sur qui s'est porté le choix de la « mission d’audit menée par Claude Atcher » pour diriger le nouveau pôle « Business » ? Claude Atcher en personne, qui « prendra en charge ce nouveau département et coordonnera ses missions », selon les explications de Conchy.

La situation pourrait (presque) prêter à sourire, si le chef d’entreprise n’accumulait pas les casseroles. « J’ai du mal à comprendre… », lâche sobrement le Carcassonnais Jacques Talmier, ancien trésorier de la FFR qui a côtoyé Atcher dès l’élection de Bernard Lapasset à la tête de la fédération en 1991. « C’est bien clair, ce qu’a fait Claude en se mettant dans la roue de Laporte pour mieux développer son business au sein de la fédé, il l’avait déjà fait pour l’élection de Lapasset en 1991 », retrace un vieux briscard du marketing sportif.

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Extrait du rapport Cosperec © Document Mediapart Extrait du rapport Cosperec (cliquez sur l'image pour agrandir) © Document Mediapart

En 1995, une enquête conjointe de l’Inspection générale de la jeunesse et des sports (IGJS) et de l’Inspection générale des finances (IGF) s’est d’ailleurs élevée contre la position « surréaliste » (sic) de Claude Atcher au sein de la FFR. Le rapport final – que Mediapart a retrouvé dans les archives du ministère (voir extraits sous l’onglet « Prolonger ») – révèle un conflit d’intérêts explosif : « conseiller personnel officieux » du président Lapasset, Atcher entretenait en même temps des relations commerciales avec ISE (International Sports & Events), une société qui négociait justement avec la fédération un nouveau contrat de droits télévisions et répondait à un appel d’offres. « On peut regretter (...) que le président Lapasset, averti des ambiguïtés de la situation, ne s'en soit pas davantage soucié », déploraient aussi les inspecteurs.

À l’époque, aucune procédure judiciaire n’a été engagée par le ministère. « Ma hiérarchie [le ministre était Guy Drut, qui sera condamné puis amnistié dans l’affaire des marchés publics d’Île-de-France – ndlr] n’a pas bougé. J’ai moi-même fait un signalement auprès du procureur de la République de Paris mais je suis parti en retraite six mois plus tard et n’ai jamais reçu de nouvelles », avance l’ancien inspecteur de la jeunesse et des sports Jean-Louis Cosperec, co-rédacteur du rapport. L’affaire n’a en tout cas pas freiné les ardeurs de Claude Atcher : Mediapart a découvert que le conseiller de Bernard Lapasset avait, quelque temps après la mission d’inspection, travaillé avec une autre société attributaire d’un marché de la FFR pour les droits commerciaux de l'équipe de France de rugby. Nouveau mélange des genres patent.

Trois ans plus tard, ce fut au tour de la chambre régionale des comptes de Languedoc-Roussillon de s’inquiéter de la gestion de l’ancien rugbyman. Au détour d’une mission de contrôle des Jeux méditerranéens de 1993 à Agde (extraits disponibles sous l’onglet « Prolonger »), les magistrats découvrent que l’entreprise Actiomedia – société dirigée par Atcher – a exercé des marges « excessives » sur plusieurs prestations, a bénéficié d’un versement indu de 330 000 francs de la part du comité d’organisation et a également émis deux factures d’un montant global de 994 935 francs, « qui ne correspondaient à aucune commande et ne pouvaient être justifiées par aucune prestation ». Une pratique qui semble être une spécialité maison : « La Chambre avait déjà relevé une telle facturation indue de cette société, d’un montant similaire, à la commune de Nîmes », ont relevé avec stupéfaction les rapporteurs.

« Claude est sympathique et a de bonnes idées, mais le problème c’est qu’il est parfois borderline dans leur mise en œuvre », avoue un de ses anciens collaborateurs. « Borderline » ? Le mot peut paraître faible. En 1993, Actiomedia est condamnée par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir proposé à la vente des billets de Roland-Garros dans le cadre d’une opération VIP sans la moindre autorisation. La société avait acheté des billets dans des « conditions de clandestinité » sans prendre la peine de solliciter une attribution auprès de la Fédération française de tennis (FFT), a exposé cette dernière devant la cour d’appel de Paris, qui a confirmé la condamnation en 1995.

Des milliers de billets pour France 98


L’ancien rugbyman n’a visiblement pas été refroidi par ce passage devant les tribunaux. Fin 1997, une autre de ses sociétés – Promosport International – enregistre un déficit de plus de 4 millions de francs mais Claude Atcher se veut des plus rassurants : « Le premier exercice reflète notamment la préparation de la coupe du monde puisque le résultat de l’exercice inclut les charges de la structure nécessaire à la préparation », expose-t-il à ses associés, dans un document comptable de l’entreprise.

L’année suivante, la France accueille le mondial de football. Un événement qui « devrait nous permettre de résorber le déficit et de sortir un résultat positif », assure-t-il, bravache. L’agence ne figure pas dans la liste des « tour-opérateurs autorisés » (TOA), seules entreprises théoriquement habilitées à revendre des places de matchs, mais qu’importe. Au terme de l’année 1998, le chiffre d’affaires de Promosport International a explosé de près de 200 % par rapport à l’exercice précédent (de 8,8 millions de francs à 26,5 millions). Et ses comptes font apparaître l’achat de billets pour plus de 5 millions de francs. Comment Atcher se les est-il procurés et par quel circuit les a-t-il revendus ? Silence radio.

L’aventure Promosport prendra brutalement fin en 2002, tandis que le passif de l’entreprise approche le 1,5 million d’euros. Atcher, qui n'a plus de lien avec la société, a alors passé les rênes de l’entreprise depuis près de deux ans à un nouveau gérant, Jacques Balssa. Ce dernier sera lourdement condamné en octobre 2004 pour ne pas avoir déclaré l’état de cessation des paiements, ne pas avoir remis, « de mauvaise foi », la liste de ses créanciers ainsi que, excusez du peu, « avoir tenu une comptabilité fictive ou fait disparaître des documents comptables ». Une condamnation qui sera finalement annulée en 2008 par la cour d’appel de Paris à cause d’un vice de procédure.

Pendant que Balssa ferraille devant les tribunaux, Atcher est déjà passé à autre chose. Le président Lapasset place son vieux compère à la tête de la candidature puis de l’organisation de la coupe du monde de rugby 2007, dont il a été le directeur du tournoi, adjoint du directeur général. Une expérience qui se solde par un nouvel accroc : selon nos informations, le groupe d’intérêt public (GIP) chargé d’organiser l’événement – et dont les dépenses sont scrupuleusement contrôlées par l’État qui en détenait 48 % du capital – a refusé de prendre à sa charge une partie des prestations d'apporteur d'affaires de Claude Atcher avec la FFR. Le motif de ce refus ? Les difficultés de la fédération à justifier auprès du GIP certains paiements.

Cette situation a été à l’origine de tensions entre les différents acteurs au sein du GIP. Directeur général du comité d'organisation à partir de 2004, Vincent Roux-Trescases, ancien dirigeant de Capgemini passé par la suite par la Caisse des dépôts, s’en souvient : « J’avais été alerté sur plusieurs éléments du passé de Claude Atcher [dont le rapport d'inspection de la Jeunesse et des sports – ndlr] et avais pu constater plusieurs irrégularités. J’ai donc clairement demandé à Bernard Lapasset de l’écarter de son poste de directeur du tournoi afin de garantir que la coupe du monde puisse être organisée en toute clarté », expose-t-il à Mediapart. Le ministère de Jean-François Lamour a également engagé un bras de fer en ce sens avec le patron de la FFR. Mais rien n’y a fait. Préférant jeter l'éponge, Roux-Trescases a finalement démissionné de ses fonctions en 2006, à un an de la coupe du monde, et a été remplacé en urgence par Étienne Thobois, l’actuel directeur général de “Paris 2024”, en charge de la candidature parisienne pour les Jeux olympiques.

À l’issue de la coupe du monde, Atcher ne tardera pas à se faire un nom à Marseille. Sur la Canebière, un pool d’investisseurs a pris la tête d’un projet ambitieux : monter une équipe professionnelle et en faire le premier club côté en bourse. L’homme d'affaires nîmois prend la présidence de la structure et recrute de grands noms du rugby hexagonal : l’ancien joueur du Stade toulousain Isitolo Maka, l’ex-Toulonnais Gregori Labadze ou encore Mohamed Dridi, en provenance de Biarritz. En juin 2009, le recrutement de Jonah Lomu, star parmi les stars de retour sur les terrains après une lourde transplantation d’un rein en 2003, provoque un raz-de-marée sur la planète rugby.

L’équipe enchaîne les résultats corrects mais bute aux portes de la Pro D2, premier accès au professionnalisme. Les finances du club s'enlisent. Faute de soutiens solides, la folle aventure marseillaise prend fin deux saisons plus tard sur tapis vert. Le trou de plusieurs centaines de milliers d'euros est impossible à recouvrir, les joueurs sont licenciés et la Société anonyme sportive professionnelle (SASP) est liquidée.

À l’époque, L'Équipe Magazine avait émis les premiers doutes sur la gestion comptable du club par Claude Atcher. Les journalistes avaient vu juste : près de dix ans plus tard, Mediapart a mis la main sur un nid de fausses signatures et de flux financiers douteux. Premier exemple avec la convention liant la SASP à « Score XV ». Le document prévoyait une rémunération de la société de Claude Atcher de 80 000 euros par an pour de l’assistance à la direction générale du club. Sauf que Christophe Chamvres et Jean-Louis Fourés, les deux signataires du document au nom de la SASP, assurent ne l'avoir jamais paraphé. Tous les deux ont même déposé pour « faux » et « usage de faux ». Sur ce point également, Claude Atcher ne nous a pas répondu.

De Marseille à la coupe du monde au Japon


Les fausses signatures concernent aussi les contrats de formation. En janvier 2010, Benoît Rover, « responsable du développement » à Marseille, signe une convention de formation professionnelle en tant que responsable de l’organisme « Phocea Formation ». Sauf que les signatures des dix joueurs censés suivre lesdites formations ne sont pas les leurs. Par qui et pourquoi ont-elles été imitées ? M. Rover qui, en plus de ses activités chez « Score XV », dirige aujourd’hui l’organisme « Stade Formation » à La Rochelle, n'a pas retourné nos questions.

Les archives du club de Marseille laissent aussi apparaître de surprenants mouvements financiers entre plusieurs sociétés et associations. Un système de vases communicants impliquant notamment « France Rugby Cité », une association fondée par Atcher pour populariser le ballon ovale en banlieue. Activement soutenue par la FFR de Lapasset et le ministère de la justice, cette structure avait pour objectif de « se servir du rugby pour délivrer des valeurs éducatives » (sic). Étonnamment, les finances de ce beau projet associatif ont supporté des paiements liés au personnel de Marseille XV.

À l'inverse, l’argent du club a servi à payer des voyages dont l’objet semble éloigné de la vie de l'équipe. Des frais de séjour de Jonah Lomu et Claude Atcher au Japon en novembre 2009 ont par exemple été pris en charge par la SASP. Pourtant, ce déplacement visait à soutenir la candidature nippone pour le mondial de rugby 2019. Car Atcher avait déjà préparé le coup d’après : avant que le radeau Marseille XV finisse de couler, il s’était amarré à un autre projet, la coupe du monde au Japon.

Directeur du projet, l’entrepreneur français a été le grand artisan de la désignation de Tokyo, qui sera l'hôte, en 2019, du premier événement international de rugby organisé en Asie. Attributaire de la compétition, l’International Rugby Board (IRB, devenu World Rugby) était alors dirigé par Bernard Lapasset. Et tandis qu'Atcher a accompagné la candidature nippone, sa société Score XV a réalisé – selon son site internet – des prestations de « conseil auprès de RWCL [Rugby World Cup Limited, liée à l'IRB] à l'élaboration et à la gestion du plan stratégique de la coupe du monde 2019 ». Une mission de développement du rugby en Asie que l'entrepreneur français « exerçait dans le cadre d’un contrat de consulting avec World Rugby », confirme Bernard Lapasset. Mélange des genres, quand tu nous tiens.

L’Asie et ses millions de fans potentiels ont aussi incité Atcher à monter une nouvelle structure, Asian Rugby Business Club (ARBC), sorte de club de réflexion visant à réunir les investisseurs appâtés par la conquête de ce nouveau marché. En avril 2016, à l’occasion de son lancement à Singapour, l’ARBC a pu compter sur un invité de marque. Devant un parterre de chefs d’entreprise, l’incontournable Bernard Lapasset, présent « dans le cadre de [s]on mandat de président de World Rugby », s’est lâché, enthousiaste : « C’est un jour important pour nous car nous ouvrons les portes du monde. » Et du business de son camarade Claude Atcher.

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Message  léopold le Mer 13 Nov 2019 - 9:44

De la magouille, de la grosse magouille bref rien de nouveau.
Je n'ai jamais pensé que notre sport était géré par des enfants de Marie, tous et depuis longtemps n'ont voulu du pouvoir que pour leur bien propre,ceux qui sont resté hors de tout ça n'ont pas fait fortune.
Finalement pour assurer la prochaine coupe du monde il reste à demander à Médiapart de s'occuper de tout, ils semblent être les seuls qualifiés pour le faire rire rire rire rire
A titre d'exemple deux parcours qui illustrent bien la chose, en même temps apprentis ajusteur chez Dassault à Anglet, le beau Serge ( pas Simon l'autre) et monsieur jean Condom 2ième ligne de devoir s'il en fut.EDF pour les deux et puis....
Je suis surpris et peiné de voir que Lapasset nagerait dans ces affaires, ancien junior de Bègles et salariè il me semble des finances publiques, poste où il a du accumuler une grande expérience,un savoir faire très utile pour le restant de sa carrière :siffle:
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Message  patrick le Mer 13 Nov 2019 - 18:47

léopold a écrit:De la magouille, de la grosse magouille bref rien de nouveau.
Je n'ai jamais pensé que notre sport était géré par des enfants de Marie, tous et depuis longtemps n'ont voulu du pouvoir que pour leur bien propre,ceux qui sont resté hors de tout ça n'ont pas fait fortune.
Finalement pour assurer la prochaine coupe du monde il reste à demander à Médiapart de s'occuper de tout, ils semblent être les seuls qualifiés pour le faire rire rire rire rire
A titre d'exemple deux parcours qui illustrent bien la chose, en même temps apprentis ajusteur chez Dassault à Anglet, le beau Serge ( pas Simon l'autre) et monsieur jean Condom 2ième ligne de devoir s'il en fut.EDF pour les deux et puis....
Je suis surpris et peiné de voir que Lapasset nagerait dans ces affaires, ancien junior de Bègles et salariè il me semble des finances publiques, poste où il a du accumuler une grande expérience,un savoir faire très utile pour le restant de sa carrière :siffle:

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Message  Dr. Gregory Bouse le Mer 13 Nov 2019 - 19:11

patrick a écrit:
Dr. Gregory Bouse a écrit:
Scalp a écrit:https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Florian-grill-candidat-a-la-presidence-de-la-ffr-laporte-n-a-pas-les-bonnes-lunettes/1079339

Florian Grill, candidat à la présidence de la FFR : «Laporte n'a pas les bonnes lunettes»

Je serai tenté de rajouter que Grill n'a peut-être pas les bons yeux...

Cette future campagne électorale est bien partie pour atteindre des sommets de médiocrité; enfin, en parlant de sommet, je veux juste situer  le niveau "bouche d'égout" ou "caniveau".

Doc, peut-être a t'il tord mais Grill justifie ses propos. Si tu penses qu'il a tord, il serait intéressant que tu le justifies également.
Nous ne sommes pas là pour invectiver mais pour débattre Wink

Patrick, je ne t'apprends rien en soulignant que je ne vois pas en quoi mes propos sont injurieux ou insultants...(définition de l'invective)

Je précise donc ma pensée afin d'être bien compris: une fois encore pour cette future campagne électorale, les têtes de liste (et quels que soient leurs noms) sont encore bien parties pour s'affronter non pas sur des idées ou pour défendre des projets spécifiques, mais vont s'écharper façon "cour de récré" par médias interposés avec force invectives (nous y voilà) et autres communications peu ragoûtantes...

Que les porte-flingues s'appellent Lhermet ou Simon, Grill ou Laporte, je crains (mais j'espère me tromper) que rien ne sera fait pour élever le débat et proposer un projet intéressant pour sauver notre rugby.

A titre personnel, je me moque comme d'une guigne des élections de la FFR et les pseudos punchlines à 2 balles de nos 2 belligérants m'épuisent déjà...
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Message  patrick le Mer 13 Nov 2019 - 19:31

Doc je n'ai pas dit que tu était injurieux, je proposais simplement que nous en restions aux faits et/ou aux déclarations, éventuellement à les commentant de façon circonstanciée Wink
Moi aussi j'aimerais que le débat entre les candidats porte sur les idées et fasse progresser le rugby français au niveau international mais aussi au niveau local où les petits clubs ont souvent du mal à vivre alors que les gros pardessus ont de leur côté plutôt la belle vie. A ce titre, la considération dont jouissent les clubs néozélandais formateurs tel que découvert par Ibanez devrait nous inspirer.

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Message  Scalp le Jeu 21 Nov 2019 - 22:49

https://www.sudouest.fr/2019/11/21/on-est-devenu-une-federation-aux-abois-6853814-10142.php

Florian Grill dénonce les dérives financières de la FFR : « On est devenu une fédération aux abois »

par Arnaud David.

Le chef de file d’Ovale Ensemble, le mouvement d’opposition à Bernard Laporte, accuse la Fédération française de rugby de masquer la réalité de sa santé financière

Dans deux semaines, la Fédération française tiendra son assemblée générale financière. Dès mercredi, Florian Grill, chef de file d’Ovale Ensemble, le mouvement d’opposition à Bernard Laporte, a alerté les médias et les clubs sur ce qu’il estime être des écrans de fumée qui cachent une situation qui s’est détériorée.

« Sud Ouest ». Vous accusez la fédération de masquer la réalité de sa santé financière alors qu’elle annonce un résultat positif de 200 000 euros.


Florian Grill. Oui, concrètement. La saison passée, il y avait un déficit d’exploitation sur l’exercice 2017–2018 de 6,8 millions d’euros qui, avec l’exceptionnel (1), montait à 7,5 millions. C’était un vrai dérapage alors que c’était une année avec trois matches du tournoi des Six nations à domicile. Cette saison, le déficit d’exploitation est de 1,5 million. Avec l’exceptionnel, cela s’améliore et la fédération communique sur un résultat positif de 200 000 euros. Mais l’exceptionnel, ce n’est pas la gestion courante, celle que regarde un chef d’entreprise.

La réalité, c’est le déficit d’exploitation de la fédération et ce, malgré le fait qu’une partie des charges ait été reportée sur les ligues régionales. Les frais des cadres techniques sont pris en charge par les ligues. Cela représente près de 2 millions d’euros en base annuelle. Les ligues commencent à avoir des difficultés. On va voir l’étendue des dégâts lors des AG financières.

Quelles sont les raisons de la dégradation que vous dénoncez ?

C’est explosion des charges salariales. Il y a eu douze millions d’euros de charges supplémentaires. Je vous parle de la saison en cours. Sur la prochaine, on va cumuler la perte de BMW, soit 5 millions d’euros, 2,5 millions de surcoûts de l’équipe de France, dont le staff a été doublé pendant la Coupe du monde. Vous avez la baisse des affluences dans les stades. À ce propos, on a eu le coup de génie de faire un France-Ecosse à Nice, à la frontière de l’Italie, et un France-Italie à Paris. Il était évident qu’il fallait faire l’inverse.

La saison 2019–2020 s’annonce catastrophique. Ce n’est pas un hasard si l’élection pour la présidence a été anticipée au 3 octobre 2020 pour éviter de tenir une assemblée générale financière avant l’élection. Pour faire face à tout à ça, on vend les bijoux de famille pour faire les fins de mois, et on autorise l’entrée d’un fonds d’investissement dans l’actionnariat du tournoi des Six Nations à hauteur de 15 %.

Ce n’est pas une décision de la seule fédération française…

Non, c’est la décision de plusieurs fédérations qui sont aux abois. Mais on était une fédération qui était solide. On n’avait pas ce genre de problématiques. On est devenu une fédération qui est aux abois. On construit un château de cartes là où on devrait être solides sur nos appuis. La France aurait dû s’opposer à ce projet. Les gens CVC (2) ne sont pas des philanthropes. On nous fait rentrer dans un processus inexorable.

Est-ce que vous savez ce que va coûter le staff de Fabien Galthié ?

Non, je n’ai pas les chiffres. Cela n’a pas été communiqué au comité directeur.

N’y a-t-il pas un impératif de transparence, ces chiffres ne devraient-ils pas être communiqués ?


Si, bien sûr. Mais on n’a pas le niveau d’information minimum. Lors du congrès de Nantes, j’ai demandé le détail de l’augmentation poste par poste des charges salariales. Je ne l’ai pas eu. On a un relevé des décisions qui est envoyé à tous les licenciés qui est complètement tronqué. Le comité directeur à Nantes a duré cinq heures. Dans le relevé de décisions, il y a en tout et pour tout une phrase – « un débat s’instaure entre Florian Grill et le trésorier général » – pour résumer toutes les questions posées sur les comptes de la fédération et notamment le problème de trésorerie.

Dans votre communiqué, vous contestez également la présentation des chiffres de la trésorerie.

Oui. Pour montrer qu’elle est financièrement saine, la fédération mentionne une trésorerie de 66 millions d’euros. Il faut commencer par dire qu’elle était de 82 millions d’euros quand Bernard Laporte a pris la succession de Pierre Camou. Elle a donc bien baissé.
Mais ce qui ne figure pas, c’est que sur ces 66 millions, il y a 60 millions qui relèvent du fonds d’assurance. C’est-à-dire l’argent placé par les clubs pour faire face à des problématiques de grands blessés. Donc pour moi, il n’y a pas 66 millions de trésorerie mais 6 millions seulement. Ce n’est plus la même messe que lorsque vous en aviez 22.

Avez-vous initié un recours ?

J’ai fait une saisine de la commission d’éthique pour signaler que la gouvernance actuelle utilisait la base de tous les licenciés pour envoyer un relevé de décisions complètement tronqué.

Lors de votre tour de France des clubs, percevez-vous une forme de défiance vis-à-vis de l’actuelle gouvernance de la fédération ?


À l’évidence. Il y a trois ans, il y avait des promesses. Aujourd’hui, il y a un bilan. Et le bilan de Bernard Laporte fait mal avec – 24 % de licenciés et + 65 % d’augmentation de la masse salariale. Cela frappe. Une fois qu’on a enlevé les écrans de fumée de la communication, il y a la réalité des chiffres. Bernard Laporte a beau s’exciter sur les sujets qui sont le cœur de notre campagne, comme le développement du rugby en milieu scolaire : la réalité, c’est qu’il y a consacré moins de 0,5 % du budget. Il peut signer toutes les conventions du monde avec le ministère, la réalité, c’est que s’il y a moins de moyens humains et financiers, il ne se passe rien.

(1) Selon Ovale Ensemble, ce sont les indemnités payées par BMW et le rattrapage d’un crédit d’impôt qui permettent d’atteindre l’équilibre.

(2) Le fonds d’investissement CVC qui négocie avec le comité des 6 nations pourrait amener 16 millions par an sur cinq ans à la FFR.

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Message  Scalp le Ven 21 Fév 2020 - 21:29

http://sport24.lefigaro.fr/rugby/xv-de-france/actualites/noves-sur-les-elections-a-la-ffr-la-colere-est-mauvaise-conseillere-993871

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Par Arnaud Coudry

L'ancien manager de Toulouse et ex-sélectionneur du XV de France a dévoilé les raisons qui l'ont poussé à s'engager auprès de Florian Grill pour les prochaines élections à la présidence de la Fédération française.

Guy Novès, l’ancien manager du Stade Toulousain (1993-2015) et sélectionneur du XV de France (2016-2017), a récemment annoncé qu’il soutient «Ovale Ensemble», la liste d’opposition à Bernard Laporte qui se présentera aux élections à la FFR en décembre 2020. Dans un long post sur Facebook, il est revenu sur son engagement aux côté de Florian Grill : «Quand j’ai été débarqué du XV de France, j’ai déclaré, sous le coup de la colère, que j’apporterais mon soutien à ceux qui se présenteraient, quels qu’ils soient, contre le gouvernement actuel de la FFR. C’est bien connu : la colère est mauvaise conseillère et le temps n’a pas manqué de rendre sereine et positive mon attitude. L’intérêt du rugby français est beaucoup plus important que mon ressentiment : il m’impose de me positionner non pas contre, mais en faveur d’un projet.»

Et l’ancien mentor des Rouge et Noir d’ajouter : «Je me suis rendu, fin janvier, à une réunion d’Ovale Ensemble à Colomiers et j’ai été séduit, deux heures durant, par la compétence et l’intelligence de Florian Grill. Il est rare de voir quelqu’un s’impliquer comme il le fait, avec une telle maîtrise de tous les dossiers, favorisée par son expérience de président de la ligue Ile-de-France et de chef d’entreprise. En outre, il sait s’entourer d’experts et il porte une attention particulière à un secteur qui me tient à cœur : la formation. Oui, Florian Grill est parfaitement représentatif de l’ensemble du rugby français et il m’apparaît comme un véritable ballon d’oxygène, forcément…Ovale.»

«La formation est, d’après moi, la cause essentielle de la perte de licenciés. Car ce n’est pas une défaite du XV de France qui fait perdre des licenciés, pas davantage qu’une victoire en fait gagner»
Guy Novès


Guy Novès avance que «l’ombre au tableau viendrait de la dangerosité de notre discipline : j’emploie le conditionnel à dessein car les statistiques sur le sujet méritent d’être pondérées». «A notre époque, le moindre incident est considérablement amplifié : il retentit comme un coup de tonnerre et cette médiatisation outrancière crée une psychose qui n’est pas pour inciter les enfants et leurs parents à choisir le rugby», regrette-t-il.

Selon lui, il convient de mettre l'accent sur «la formation» : «Elle est, d’après moi, la cause essentielle de la perte de licenciés. Car ce n’est pas une défaite du XV de France qui fait perdre des licenciés, pas davantage qu’une victoire en fait gagner : des succès tricolores peuvent inciter un gosse à découvrir le rugby mais il restera chez lui s’il est déçu. Qui dit formation dit formateurs. Ce sont eux qui donnent à l’enfant l’envie d’intégrer l’école de rugby et, surtout, d’y revenir. Car si l’on fait jeter vingt fois le gosse, dans la boue, sur un sac de plaquage, il dira qu’il s’est embêté et qu’il ne veut plus "faire du rugby". Florian Grill a cette même conviction, il souhaite relancer les Staps et il a raison : depuis trop longtemps, les profs de gym ont été mis de côté.» Paroles d'ancien prof de gym.

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Message  léopold le Sam 22 Fév 2020 - 14:49

Tout ces mecs, Novés en tête découvre des évidence à croire qu'ils n'ont rien vu et surtout rien fait pendant des décennies pendant lesquelles ils ont bien profité de la Fédé.Les derniers en date voulait absolument un stade, c'est bien à condition de savoir quel jeu pratiquer et avec quel joueurs.
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Message  Scalp le Dim 15 Mar 2020 - 11:43

https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/Ffr-florian-grill-souhaite-un-report-des-elections-federales/1119953

FFR : Florian Grill souhaite un report des élections fédérales

Candidat à la succession du président Bernard Laporte, Florian Grill a annoncé dimanche suspendre sa campagne en raison de l'épidémie de coronavirus. Il évoque aussi la possibilité d'un report des élections fédérales prévues en décembre.

En ces temps où la limitation de la propagation de l'épidémie de coronavirus est devenue la seule et unique priorité, Florian Grill met sur pause sa campagne pour les élections fédérales. Dans un communiqué rendu public dimanche, le principal opposant à l'actuel président, Bernard Laporte, explique « suspendre sa campagne de terrain et les réunions physiques avec les clubs » afin de « participer de façon responsable à l'effort collectif demandé par les pouvoirs publics. »

L'ancien deuxième-ligne du PUC évoque aussi un report des élections fédérales prévues en décembre prochain. « Nous proposons d'étudier les conditions d'un report des élections afin de respecter le processus démocratique et le temps de campagne initialement prévu au code électoral », est-il écrit dans son communiqué.

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Message  léopold le Dim 15 Mar 2020 - 14:28

Les élections d'une fédération où plus un seul match amateur ou professionnel n'a lieu pendant combien de temps? Dieu seul le sait, dans la situation actuelle c'est l'épaisseur du trait de même qu'évoquer les tournées futures.
Le Rugby Français attendra, il a bien attendu longtemps sans que rien ne vienne l'améliorer.
A la sortie du virus il y aura toute les énergies pour rétablir un pays qui aura pris conscience de ses faiblesses,le Rugby pro ne sera pas pour moi la priorité.
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