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Du rugby et du dopage - Page 2 Empty Re: Du rugby et du dopage

Message  Scalp Mar 12 Déc - 9:27

https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Top-14-et-cocaine-les-liaisons-dangereuses/1436460

Top 14 et cocaïne : les liaisons dangereuses

Fléau de la société, la drogue touche au travers de la cocaïne le monde du rugby professionnel qui semble à la fois prendre conscience du problème et être totalement démuni pour le gérer.

Guillaume Dufy (avec J. F. P.)

David Darricarrère est entraîneur. Spécialiste de l'attaque au Castres Olympique, il est aussi le père de Léon, 20 ans, espoir de Clermont, aligné à trois reprises cette saison en Top 14. Quand il a appris le contrôle positif d'Oscar Jegou (20 ans), le troisième-ligne de La Rochelle, camarade de son fils en équipe de France, le technicien a eu un choc. « Oscar est jeune. C'est surprenant. J'ai lu que c'était festif mais il faut essayer de prendre conscience de ce que tu es, de ce que tu représentes. T'es un joueur professionnel. C'est ton boulot le rugby, mais il y a aussi ta santé. Je suis un père, je suis vigilant. J'en ai parlé avec mon fils. »

Pas que dans le rugby

L'histoire a fait grand bruit, celle d'un gamin né en 2003, espoir du rugby français, champion du monde des moins de 20 ans qui, à deux jours d'un match de Top 14 qu'il disputera dans la peau d'un titulaire, consomme de la cocaïne.

« Trop longtemps, dans notre petit microcosme, on pensait qu'on était épargné, ou qu'on était touché à la marge. Mais il faut se rendre à la réalité »
Thomas Lombard, le directeur général du Stade Français

La cocaïne dans le rugby, c'est un fléau même si les interlocuteurs que nous avons interrogés sur cette thématique, de Thomas Lombard, le directeur général du Stade Français, en passant par Pierre Venayre qui occupe le même poste à La Rochelle, Yann Roubert, le président du LOU, ou Pierre Mignoni, l'entraîneur de Toulon ont tous insisté sur le fait que ce n'était pas uniquement le problème du rugby.

« On est heurté par beaucoup de fléaux, reconnaît Thomas Lombard. Trop longtemps, dans notre petit microcosme, on pensait qu'on était épargné, ou qu'on était touché à la marge par ces maux de la société. Mais il faut se rendre à la réalité, et nous avons beaucoup de choses à faire. » À commencer par ouvrir les yeux, et ne pas vouloir systématiquement étouffer ou cacher une affaire qui concerne le comportement déviant d'un joueur.

« C'est une drogue qui s'est démocratisée, résume Jean-Baptiste Lartigot, le patron du centre de formation de l'Aviron Bayonnais, qui dans une autre vie, était éducateur en addictologie. Cette drogue, avant elle était élitiste, c'était cher... Ce n'est plus le cas. Son utilisation touche toutes les strates de la société, ça choque dans le rugby parce que c'est médiatisé. Je ne pense pas que les joueurs de rugby en consomment plus que les autres, ils en consomment comme les autres, mais ils ont des contrôles. Il y a une question d'effet de mode. Avant on fumait des pétards, et on buvait du Ricard... »

« Vous m'auriez parlé de problème d'alcool, et de bagarres, ou de violence, j'aurais pu vous répondre. J'ai d'ailleurs essayé d'en parler lors du dernier comité directeur de la Ligue, il n'y a pas eu de résonance »
François Rivière, président de Perpignan

L'Équipe a déjà abordé le sujet, notamment en mai 2022, avec une plongée dans le monde amateur où le produit est utilisé pour célébrer un succès, mais aussi dans les vestiaires, juste avant une rencontre, pour s'offrir un petit coup de boost, et se donner du courage.

Mythes et réalité

La cocaïne circule en Top 14, et circule bien, même si François Rivière, le patron de Perpignan, est un peu tombé des nues quand on l'a interrogé sur cette question. « Vous m'auriez parlé de problème d'alcool, et de bagarres, ou de violence, j'aurais pu vous répondre. J'ai d'ailleurs essayé d'en parler lors du dernier comité directeur de la Ligue, il n'y a pas eu de résonance. »

La consommation touche beaucoup de joueurs, les jeunes, et les moins jeunes, les très bons, les internationaux et les autres. En soirée, pour se divertir, mais aussi dans la pratique, à l'entraînement, ce psychostimulant peut aider l'athlète à repousser ses limites. Pour rappel, la cocaïne disparaît assez rapidement du corps, entre 36 et 48 heures.

« Cette information, il ne faudrait pas la donner aux jeunes », soupire Jean-Baptiste Lartigot... « On est aussi dans de fausses représentations sur cette substance qui faciliterait la récupération, c'est ce qu'on entend », avait confié Sébastien Calvet, le sélectionneur des moins de 20 ans.

Il y a quelques jours, un agent nous contait cette anecdote effrayante : « Très récemment, un club du Top 14 a effectué des contrôles sur ses joueurs, les résultats étaient hallucinants avec de nombreuses traces de cocaïne dans les analyses. » Le produit, et c'est le problème, n'est pas recherché lors des contrôles hors compétition et son utilisation n'est donc pas punissable sportivement si les tests s'avèrent négatifs lors des compétitions. « Je suis médecin, je ne suis pas législateur », rétorque Max Lafargue, le président de la commission médicale de la Ligue Nationale de rugby. « Et pour qu'il y ait ce changement, il faut une volonté politique », glisse Jean-Baptiste Lartigot.

Question de proportions

La durée de la sanction de Jegou (trois mois de suspension ramenés à un mois) a également interrogé. Sur les réseaux sociaux, Greg Lamboley, l'ancien joueur, avait posté ce message : « Plus lourdes sanctions pour un contact à la tête que pour une prise de cocaïne. Bon message passé à la nouvelle génération. » Ugo Mola, le manager général de Toulouse, est sur la même longueur d'onde : « Quand tu prends 5 matches pour une cravate et quatre semaines pour un rail de coke, les proportions peuvent être discutées ».

« Il faut prendre le problème avec gravité, comme ce fut le cas pour les commotions cérébrales dont on connaît bien les effets sur les neurones »

Max Lafargue, président de la commission médicale de la Ligue Nationale de rugby

Pour Max Lafargue, il y a urgence, et nécessité « de tirer la sonnette d'alarme. Il faut prendre le problème avec gravité, comme ce fut le cas pour les commotions cérébrales dont on connaît bien les effets sur les neurones. Ceux qui en prennent régulièrement n'ont aucune idée des conséquences que ça peut avoir sur leur santé... »

La Ligue multiplie les tables rondes avec des spécialistes, comme l'addictologue toulousain Nicolas Franchitto. Elle impose aussi aux clubs l'organisation des réunions sur les addictions. « C'est notre médecin qui les anime, raconte Matthias Rolland, le directeur général de Castres. On fait aussi appel à la gendarmerie pour qu'elle vienne exposer les risques encourus, insister sur le fait que ces produits sont interdits. »

Didier Retière, le directeur du développement sportif de Clermont, appuie lui sur la nécessité de faire comprendre aux plus jeunes, « leur vulnérabilité, leur responsabilité. Ils ont beaucoup de pression, ce sont des cibles qui gagnent plus d'argent que les autres. Il faut parler ».

Parler encore et toujours, répéter les mêmes choses, évoquer les risques pour la santé, pour la vie sociale, et rappeler qu'un sportif, même s'il peut se sentir surprotégé, n'est pas au-dessus de la loi. « On ne peut pas se substituer à la loi, précise Lartigot. Je ne vais pas mener l'enquête dans le club pour savoir qui prend cette drogue. »

« On ne peut pas être un centre de thérapie, on reste un club sportif »
Jean-Baptiste Lartigot, responsable du centre de formation de l'Aviron Bayonnais

Un avis partagé par David Darricarrère qui ne « veut pas mettre un flic derrière chaque joueur », mais qui voudrait, comme beaucoup, l'instauration d'une politique un peu plus dissuasive. « Quand ça commence à entrer dans un vestiaire, estime Patrice Collazo, le nouvel entraîneur principal de Montpellier, je pense qu'il faut se poser la question pourquoi le joueur franchit le pas à ce moment-là. Je ne serais pas surpris que ça rentre dans un vestiaire comme d'autres problématiques tels que le racisme ou la justice. »

Peu de cas avérés

« Il faut sensibiliser, ajoute Jean-Baptiste Lartigot, présenter les risques, la règle. Et il faut que les parents le fassent également. On ne peut pas être un centre de thérapie, on reste un club sportif. » Au Stade Français, Thomas Lombard fait intervenir des anciens joueurs, il estime que leurs mots sont plus impactants que ceux que pourrait « prononcer un agent de police ». « Mais sur la cocaïne, il y a finalement peu de cas avérés, et il n'y a pas encore de libération de la parole. Dans mes fonctions, je n'ai pas rencontré de cas... »

Et de témoins voulant disserter sur une expérience traumatisante. Le sujet reste tabou. Et tant qu'il le restera, il sera sans doute difficile de l'éradiquer. « Le sujet est très préoccupant, on le prend au sérieux comme tous les clubs mais pas de réaction dans l'urgence sur le sujet », a par exemple répondu Sébastien Piqueronies, Manager de Pau, et ancien sélectionneur des moins de 20 ans.

Est-ce que les médecins des clubs qui sont tenus au secret professionnel sont régulièrement confrontés à des joueurs en détresse, et consommateurs réguliers ? Est-ce que le numéro vert mis en place par Provale, le syndicat des joueurs, pour une prise en charge psychologique sonne souvent ?

« Le problème, conclut le patron du centre de formation de Bayonne, c'est pourquoi on en vient à ça, pourquoi on a une consommation excessive, pourquoi on n'arrive pas à s'arrêter. Si le produit s'installe durablement, c'est qu'il vient combler quelque chose, le travail doit se faire autour de ça. »

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Message  Scalp Mar 12 Déc - 9:30

https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Ugo-mola-manageur-de-toulouse-a-propos-de-la-cocaine-dans-le-top-14-on-a-baisse-le-niveau-de-gravite/1436514

Ugo Mola (manageur de Toulouse) à propos de la cocaïne dans le Top 14 : « On a baissé le niveau de gravité »

Ugo Mola, le manageur de Toulouse, ne croit pas à une consommation généralisée de la cocaïne en Top 14, mais a conscience de sa banalisation festive dans la société.

Guillaume Dufy

Même s'il pense que le fléau n'est pas aussi présent qu'il y a quelques années dans le football américain, Ugo Mola sait que la cocaïne circule, notamment en soirée. Persuadé que le dialogue est important pour essayer de faire comprendre aux jeunes générations la dangerosité de ce produit chimique qui peut causer des ravages, le manager de Toulouse estime que les sanctions devraient être plus sévères que pour un plaquage dangereux.

« Que vous inspire ce sujet de la cocaïne, fléau du rugby professionnel et du Top 14 ?

Ce qui me surprend, c'est qu'on en parle comme quelque chose d'installé, d'instauré. Mais vous dire que je n'en ai jamais entendu parler, ça serait vous mentir. J'ai du mal à penser que ce soit quelque chose de totalement ancré, même si je pense qu'on ne déroge pas aux effets sociétaux, à un mode de fonctionnement d'une nouvelle génération qui est peut-être plus exposée à ce fléau... Cette consommation est devenue beaucoup plus simple qu'il y a quelque temps. Mais encore une fois, j'ai du mal à croire que c'est quelque chose qui est devenu systématique, et totalement intégré dans le côté festif du Top 14 et du joueur de rugby de haut niveau. J'ai un jeune fils de 18 ans qui joue au rugby, et si je me positionne comme père, évidemment que je suis vigilant sur ce qui peut se tramer aujourd'hui chez nos jeunes.

« Il risque d'y avoir des dommages collatéraux. Il faut être vigilant

Est-ce que c'est un sujet que vous abordez avec votre fils ?


Oui, librement... Au Stade Toulousain, et dans beaucoup de clubs, c'est dans le cahier des charges du centre de formation. Il y a une présentation sur toutes les addictions, l'alcool, la drogue, le jeu, les paris, le temps que vous passez sur les réseaux, et l'impact que ça peut avoir sur le sommeil. Sur ces problématiques, nos jeunes joueurs sont alertés régulièrement. Il y a deux réunions obligatoires par année, plus le travail en interne effectué par Valérie Vischi, la directrice du centre de formation, et ses équipes, et le président qui est très sensible à ce sujet. Alerter n'exonère pas d'être touché par ce fléau, mais je pense que le meilleur moyen reste d'en parler...

Vous pensez donc que cela ne touche pas la globalité du monde professionnel ?

Est-ce qu'on est dans les dérives du football américain il y a quelques années où la consommation de cette drogue était largement avérée, j'ose espérer que non. Mais je n'ai peut-être pas le bon niveau d'information.

Vous entraînez de jeunes joueurs, mais aussi des joueurs plus âgés, plus expérimentés. Est-ce que ces derniers sont épargnés ?


Je pense que c'est un effet... Je crois que le fléau touche toutes les catégories, l'accès est ultra simplifié, et le tarif encore plus. C'est un produit commun, et festif, et peut-être avec des incidences sur la vie des sportifs et peut-être moins marquantes qu'une soirée alcoolisée. Mais ce qui me gêne le plus, c'est l'aspect drogue chimique, et la cocaïne est une drogue chimique, ce sont des produits dangereux. On résume cette pratique au côté festif, avec un effet immédiat, sans conséquence pour la suite. Je le répète, c'est très dangereux, pour la santé. Et ce qui me dérange... on a banalisé la consommation, cette drogue chimique, peu décelable, qui s'évacue facilement. Il risque d'y avoir des dommages collatéraux. Il faut être vigilant.

C'est aussi un psychostimulant qui aiderait le sportif à endosser plus facilement des grosses doses de travail...

C'est une autre démarche, on n'est alors plus dans le côté festif. Si t'es dans un état survolté pour travailler, c'est du dopage.

Est-ce un sujet que vous abordez dans le vestiaire ?

Personnellement, non. Mais une fois par an, mon président prend la parole, et évoque un tas de questions, notamment sur l'exposition des joueurs dans les médias, et sur l'implication du club qui doit être mesurée par le joueur dans tout ce qu'il fait. Aujourd'hui, les soirées de nos jeunes sont quand même souvent portées sur ces produits stupéfiants, énergisants. Les gens ne se cachent même plus parfois. Le regard sur ces pratiques est plus cool, on a baissé le niveau de gravité. C'est un peu commun, et t'es le con, si tu ne l'as pas fait. On est préoccupés au Stade Toulousain mais pas inquiets outre mesure, même si je ne vois pas pourquoi certains se seraient fait attraper et pas d'autres.

Oscar Jegou a été suspendu un mois. Est-ce qu'il faut taper plus fort ?

Oui. Quand tu prends 5 matches pour une cravate, et 4 pour un rail de coke, les proportions peuvent être discutées. Après, est-ce qu'il faut crucifier un gamin parce qu'il a fait une connerie, je ne crois pas, même si la prise me pose problème, et le timing aussi, à deux jours d'un match... Je fais partie des gens qui ont eu une deuxième chance... On a le droit à une deuxième chance. Mais il faut être en mesure de sanctionner de manière la plus juste possible, si tant est qu'une sanction juste existe. »

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Message  Scalp Mar 12 Déc - 12:54

« Statistiquement, il y a un lien entre la cocaïne et cette discipline »

https://www.lequipe.fr/Rugby/Actualites/-statistiquement-il-y-a-un-lien-entre-la-cocaine-et-cette-discipline/1436536

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Message  Scalp Mar 12 Déc - 12:57

https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Pierre-venayre-au-sujet-du-fleau-de-la-cocaine-dans-le-rugby-on-s-attaque-a-un-probleme-de-societe/1436494

Pierre Venayre au sujet du fléau de la cocaïne dans le Rugby : « On s'attaque à un problème de société »

Pierre Venayre, le directeur général de la Rochelle, ne veut pas que le fléau de la cocaïne soit présenté comme celui du rugby et des équipes de haut de tableau.


Guillaume Dufy

Pierre Venayre est le directeur général du Stade Rochelais. C'est lui, avec Robert Mohr, le directeur sportif, qui a géré le contrôle positif à la cocaïne d'Oscar Jegou (20 ans), troisième-ligne à La Rochelle. Très concerné par le problème avec une volonté affichée de renforcer le dispositif de prévention auprès de la jeune génération, il aimerait, si possible, sans doute pour une question d'image, que ce fléau ne soit pas présenté comme le fléau du rugby.

« Il faut faire attention quand on parle de ce problème, et ne pas faire croire que c'est uniquement un problème qui concerne notre sport. En tant que club qui s'occupe de jeunes, on a vraiment un rôle à jouer en matière de prévention, il faut être vigilant mais on ne s'attaque pas à un problème qui touche un sport, on s'attaque à un problème de société, et quand on s'attaque à un problème de société, il faut de l'humilité parce c'est d'abord un sujet qui dépasse les acteurs politiques. C'est un sujet complexe à appréhender. »

« Il faut de l'expertise pour traiter de ces conduites addictives, pour avoir la capacité à faire passer les messages »
Pierre Venayre, le directeur général de la Rochelle

« Vous vous sentez démuni ?

Je n'ai pas dit ça, en tout cas on est humble face à cette problématique sociétale. Il faut de l'expertise pour traiter de ces conduites addictives, pour avoir la capacité à faire passer les messages. En tant que dirigeants de clubs, nous ne sommes pas des experts de la question. Quand on traite un sujet, il faut avoir sous la main les bonnes personnes compétentes pour le faire.

Donc vous ouvrez vos portes à des intervenants extérieurs ?

Oui. Déjà, sur la base de la formation des jeunes joueurs, il y a dans le cahier des charges de la Ligue nationale de rugby des impératifs de prévention en la matière. Mais on va plus loin, notamment avec ce qu'on a vécu récemment. Et on va encore aller plus loin, car on a la certitude que c'est un fléau qui menace partout. On n'est pas là pour éviter qu'un joueur se fasse choper, on est là pour contribuer à leur éducation.

Et éviter que les joueurs en prennent ?

Exactement. C'est pas une approche d'image, c'est une approche éducative. De notre côté, on a donc renforcé nos mesures et nos actions préventives. Par exemple, le 19 décembre, on a une soirée des licenciés de notre association pour parler de ça, et plus globalement des problématiques de dopage et de conduite addictive. On sait que c'est nécessaire mais que ce n'est pas suffisant.

« Il faut trouver les mots les plus efficaces sur les risques en matière de santé, de carrière sportive, en termes d'image »

Pierre Venayre, le directeur général de la Rochelle

Qui, par exemple, viendra aborder ce sujet le 19 décembre ?

Un médecin, des experts en biologie avec la volonté d'être le plus accessible possible pour le grand public. Cela ne sert à rien d'être trop complexe. Il faut trouver les mots les plus efficaces sur les risques en matière de santé, de carrière sportive, en termes d'image. Et essayer de partager ça.

Comme c'est un produit qui circule beaucoup, avez-vous des rapports avec la police ?
Non.

S'il y a consommation, il peut y avoir trafic...

On n'est pas dans cette approche-là. L'AFLD effectue un travail en continu. En termes de traçage, la consommation de cocaïne, c'est compliqué car c'est très éphémère, ça ne reste pas longtemps. Le contrôle, c'est complexe. Nous, on veut essayer d'échanger, on a un médecin qui a la capacité d'écouter un joueur qui a un problème. Un joueur qui a un problème, il ne va pas pousser la porte de son entraîneur pour lui dire qu'il rencontre un problème avec la cocaïne. S'il fait ça, il ne va plus jamais jouer au rugby. Il faut donner envie à ceux qui ont des problèmes de parler, et d'être accompagnés de manière absolument anonyme. Encore une fois, il n'ira pas solliciter son entraîneur.

« Un joueur de rugby n'est pas hors sol. C'est un être humain qui a des connexions avec la société. Certains sont tentés de dévier »
Pierre Venayre, le directeur général de la Rochelle

Vous pensez que c'est plus simple de pousser la porte du bureau du médecin du club ?

Oui, il a un statut de médecin, tenu au secret médical. C'est la seule personne qui peut apporter dans un club de l'assistance. Il joue un rôle capital. On est absolument conscients de l'existence de ce fléau, un fléau qui touche la jeunesse. C'est important de ne pas présenter ce problème, comme un problème de riches clubs de Top 14, avec des jeunes qui ont des comportements déviants. Et, encore une fois, ce n'est pas le problème d'un sport. On a beau faire beaucoup et tout ce qu'on pense être utile, on reste démunis face à quelques cas isolés qui sont tentés de franchir le pas.

Mais pourquoi un jeune joueur qui a tout pour réussir consomme de la cocaïne ?

Ce n'est pas seulement un jeune joueur, c'est un jeune homme. Ça peut être une jeune femme. Il y a une vie sociale, des relations, des influences. Un joueur de rugby n'est pas hors sol. C'est un être humain qui a des connexions avec la société. Certains joueurs sont tentés de dévier. Et je pense, c'est un avis personnel, que la période du Covid a impacté psychiquement nos jeunes, qui sont restés enfermés longtemps, avec la création d'un terrain fertile pour des conduites addictives...

Vous parlez beaucoup de la jeunesse. Est-ce que cela signifie que vous estimez que ce fléau ne touche uniquement que les jeunes joueurs de rugby ?

Je n'en sais rien. C'est là que portent notre inquiétude et notre action car les jeunes sont les plus vulnérables, et nous avons un rôle éducatif. Je n'ai jamais eu d'alerte particulière sur nos joueurs plus expérimentés et notre club. Je suis peut-être naïf, et si je le suis, je préfère le rester. On ne se pose pas la question de savoir s'il y a cette problématique autour du vestiaire professionnel. »

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Message  Scalp Jeu 18 Jan - 18:10


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Message  Scalp Ven 7 Juin - 9:40

"Ce sera mon combat": (re)devenu indiscutable à La Rochelle, Oscar Jegou veut sensibiliser quelques mois après un contrôle positif à la cocaïne

https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/top-14/ce-sera-mon-combat-re-devenu-indiscutable-a-la-rochelle-oscar-jegou-veut-sensibiliser-quelques-mois-apres-un-controle-positif-a-la-cocaine_AN-202406070039.html

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