AllezUnion.com, Forum des supporters de l'Union Bordeaux Bègles - Rugby
Un forum est comme un vestiaire, quand on y rentre on dit bonjour. Pensez donc à vous connecter, ça vous assurera également une visibilité parfaite ;o)

Enregistrer et activer un compte prend 3 minutes. Seule une adresse email valide est nécessaire. Ne soyez pas timide, Allez y !

AllezUnion.com

Rejoignez le forum, c’est rapide et facile

AllezUnion.com, Forum des supporters de l'Union Bordeaux Bègles - Rugby
Un forum est comme un vestiaire, quand on y rentre on dit bonjour. Pensez donc à vous connecter, ça vous assurera également une visibilité parfaite ;o)

Enregistrer et activer un compte prend 3 minutes. Seule une adresse email valide est nécessaire. Ne soyez pas timide, Allez y !

AllezUnion.com
Derniers sujets
» Bourse des places des matchs de l'UBB
par UBB89 Aujourd'hui à 14:36

» UBB : Prolongations, Signatures, Départs pour 2024/2025
par Scalp Aujourd'hui à 14:32

» 1/2 finale : UBB / Stade Français
par Scalp Aujourd'hui à 14:26

» Madosh Tambwe
par biscouette Aujourd'hui à 14:23

» Barrage : UBB / Racing
par nadoloubb Aujourd'hui à 14:11

» Autres Clubs
par Scalp Aujourd'hui à 13:45

» Musique !!!
par Scalp Aujourd'hui à 12:15

» Tevita Tatafu
par Scalp Aujourd'hui à 11:36

» Transferts (Autres clubs)
par Dr. Gregory Bouse Hier à 21:09

» LA FORMATION
par sudiste Hier à 18:24

» 1/2 finale : ST / LR
par Scalp Hier à 17:58

» Ben Tameifuna
par Thony Hier à 16:52

» Abonnement UBB et/ou adhésion UBB Fanes 2024-2025
par patrick Hier à 14:33

» Phases finales ProD2 2023/2024
par Scalp Hier à 14:20

» Matis Perchaud
par Scalp Hier à 12:51

» XV de France (partie en cours)
par Scalp Hier à 12:32

» Matthieu Jalibert
par Scalp Hier à 1:49

» Barrage : RCT / LR
par Dr. Gregory Bouse Dim 16 Juin 2024 - 18:11

» Dress-code à Chaban
par krahknardz Sam 15 Juin 2024 - 20:40

» Espoirs 2023-2024
par Yatangaki Sam 15 Juin 2024 - 20:18

» United Rugby Championship
par tire-bouchon Sam 15 Juin 2024 - 18:22

» Jean-Baptiste Dubié
par Scalp Sam 15 Juin 2024 - 16:12

» ils font briller la prod2
par biscouette Jeu 13 Juin 2024 - 19:36

» Autres joueurs
par Scalp Jeu 13 Juin 2024 - 16:18

» Bastien Vergnes-Taillefer
par Scalp Jeu 13 Juin 2024 - 15:06

» Champions Cup
par marchal Mer 12 Juin 2024 - 13:26

» Le rugby et son évolution
par marchal Mer 12 Juin 2024 - 13:25

» Cinéma, séries et littérature
par S.K.I.T.O Mer 12 Juin 2024 - 13:20

» 26e journée : UBB / Oyonnax
par marchal Mer 12 Juin 2024 - 12:57

» Lionnes 2023-2024
par Scalp Mer 12 Juin 2024 - 9:14

Le Deal du moment : -25%
Adhérents Fnac : Smartphone Honor 200 Pro ...
Voir le deal
599 €

Jean-Baptiste Dubié

+26
Yatangaki
sudiste
Big'Ben
densnewzealand
Roberto Miopalmo
Etchetera
Scalp
davablava33
tonysoprano
biscouette
krahknardz
Switch
marchal
grospaquet31
FrenchKick
Jules33
Gahet
Pat
Vince33
léopold
flavio33
latine
kaze33
le radis
hurluberlu
patrick
30 participants

Page 4 sur 5 Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Roberto Miopalmo Ven 1 Sep 2023 - 13:32

krahknardz a écrit:
Roberto Miopalmo a écrit:
Scalp a écrit:[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Bravo et merci!
J'ai adoré ce joueur avec ses qualités (nombreuses) et ses défauts (peu nombreux). Superbe état d'esprit.
J'espère qu'il restera dans l'entourage du club si c'est son souhait.

Son intégration dans le staff est effectivement en discussion

certainement autour de la prépa physique, domaine pour lequel il a, je crois, des diplômes.

Sinon, je le verrais bien être "team manager", il est loué par tous pour sa capacité à intégrer les nouveaux (notamment étrangers car il est "fluent" en anglais) et à fédérer le groupe.

Roberto Miopalmo
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 3609
Date d'inscription : 25/10/2017

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  krahknardz Ven 1 Sep 2023 - 13:42

Le modèle de développement du club de ce point de vue est Touoiuse (rendons à César ce qu'il fait de mieux): avoir un staff à tous les niveaux composé d'anciens joueurs de l'Union.
Heini en est le précurseur.
Il.est fit d'ailleurs le bougre! Il a maigri!
krahknardz
krahknardz
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 7081
Localisation : Bègles
Date d'inscription : 07/07/2013
Humeur : Un essai de l'UBB et c'est toute la semaine qui prend des couleurs....
Age : 51

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  biscouette Ven 1 Sep 2023 - 15:47

Je souscris complètement à vos commentaires. Bravo JB, merci pour tout et bonne continuation !  Yesss

Il a effectivement passé un diplôme de coaching mais il a changé d'avis alors car lors d'un ITW il y a qqs temps il disait souhaiter se consacrer à tout le monde, pas au haut niveau. Peut-être que la perspective de s'éloigner des terrains l'a travaillé un peu… Mais peut-être aussi envisage-t-il d'intégrer le staff autrement que dans la prépa ph. ? Et il a peut-être passé une autre formation entretemps (rugby, prépa mentale…) ?
Quoiqu'il en soit qqn que je rencontrerais avec plaisir pour échanger sur le sujet.

(allez Grospack, viens dire au revoir !  rire )

_________________
« Si le seul outil que vous avez est un marteau, vous tendez à voir tout problème comme un clou. » Abraham Maslow
« You can't kill what you can't see. » The Last Poets
« Il est plus facile de tromper les gens, que de les convaincre qu’ils ont été trompés. » Mark Twain
biscouette
biscouette
Centre de presse
Centre de presse

Nombre de messages : 2836
Localisation : Paris (et Bordeaux)
Date d'inscription : 08/01/2016
Humeur : « En ce moment, quand je vois les solutions aux problèmes, je me dis que juste le problème, c’est mieux. » Grégoire Quartier

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  biscouette Ven 1 Sep 2023 - 15:49

krahknardz a écrit:Le modèle de développement du club de ce point de vue est Touoiuse (rendons à César ce qu'il fait de mieux): avoir un staff à tous les niveaux composé d'anciens joueurs de l'Union.
Heini  en est le précurseur.
Il.est fit d'ailleurs le bougre! Il a maigri!
Oh, il n'y a pas que Toulouse hein…  :chambreur: Krahk, attention !  rire

Tant mieux pour Heini, je commençais à m'inquiéter un peu :)

_________________
« Si le seul outil que vous avez est un marteau, vous tendez à voir tout problème comme un clou. » Abraham Maslow
« You can't kill what you can't see. » The Last Poets
« Il est plus facile de tromper les gens, que de les convaincre qu’ils ont été trompés. » Mark Twain
biscouette
biscouette
Centre de presse
Centre de presse

Nombre de messages : 2836
Localisation : Paris (et Bordeaux)
Date d'inscription : 08/01/2016
Humeur : « En ce moment, quand je vois les solutions aux problèmes, je me dis que juste le problème, c’est mieux. » Grégoire Quartier

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Roberto Miopalmo Ven 1 Sep 2023 - 17:48

Apparemment, il ne « raccrocherait pas les crampons ». Va t’il s’engager dans un club local?
Roberto Miopalmo
Roberto Miopalmo
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 3609
Localisation : sur la table de massage
Date d'inscription : 25/10/2017

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  krahknardz Ven 1 Sep 2023 - 22:59

biscouette a écrit:
krahknardz a écrit:Le modèle de développement du club de ce point de vue est Touoiuse (rendons à César ce qu'il fait de mieux): avoir un staff à tous les niveaux composé d'anciens joueurs de l'Union.
Heini  en est le précurseur.
Il.est fit d'ailleurs le bougre! Il a maigri!
Oh, il n'y a pas que Toulouse hein…  :chambreur: Krahk, attention !  rire

Tant mieux pour Heini, je commençais à m'inquiéter un peu :)

Hm, Biscouette, c'est pourtant ça, le modèle de développement du staff est Toulouse, où l'on retrouve des ex-joueurs à tous les niveaux.
krahknardz
krahknardz
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 7081
Localisation : Bègles
Date d'inscription : 07/07/2013
Humeur : Un essai de l'UBB et c'est toute la semaine qui prend des couleurs....
Age : 51

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Big'Ben Sam 2 Sep 2023 - 5:43

Je remarque sur les Instagram des joueurs, il n'y a pas que ceux qui sont à l'heure actuelle à l'UBB qui mentionnent Dubie et Cobilas. Ces 2 là ont marqués un bon nombre de joueurs on dirait.
Big'Ben
Big'Ben
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 5346
Localisation : Angoulême
Date d'inscription : 21/11/2018
Humeur : Merde
Age : 32

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Scalp Dim 3 Sep 2023 - 11:12

https://www.sudouest.fr/sport/rugby/bordeaux-begles/union-bordeaux-begles-ubb-c-est-dur-de-realiser-dit-jean-baptiste-dubie-avant-son-dernier-match-a-chaban-16458353.php

Union Bordeaux-Bègles (UBB) : « C’est dur de réaliser », dit Jean-Baptiste Dubié, avant son dernier match à Chaban

Par Propos recueillis par Yoan Leshauriès - y.leshauries@sudouest.fr

Après neuf saisons à l’UBB où il a aujourd’hui le statut de joker Coupe du monde, Jean-Baptiste Dubié (34 ans) vivra son dernier match à Chaban-Delmas avec le club girondin ce soir face à Toulon. Il sera titulaire au centre

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Vous allez jouer votre dernier match à Chaban-Delmas avec l’UBB. Que ressentez-vous ?

Franchement, je ne m’en rends pas vraiment compte. C’est un peu particulier avec ce statut de joker Coupe du monde. Je vais faire mes adieux à Chaban devant ma famille, mes amis, mais je reste impliqué à l’UBB jusqu’à fin octobre. C’est dur de réaliser mais ça fait aussi passer cette transition de manière plus délicate. Je pense que je réaliserai quand je sortirai du terrain.

Vous êtes titulaire pour ce dernier rendez-vous à domicile. Qu’est-ce que ça vous inspire ?


Ça reste un grand privilège, une chance même. Je suis conscient de tout ça. J’ai vécu l’arrêt ou les derniers matchs de certains qui ont eu des carrières bien plus flamboyantes que la mienne et qui étaient remplaçants ou hors groupe. Mais je travaille dur, je n’avais pas envie de louper cette occasion. Vu le début de saison de Nico Depoortere, il aurait amplement mérité cette place de titulaire. Je suis reconnaissant du staff qui m’offre cette opportunité. Dans le rugby pro actuel, ces valeurs existent encore.

Comment vivez-vous cette pige en tant que joker Coupe du monde ?


Je suis dans une partie de ma carrière où je prends tout ce qu’on me donne. Je savoure chaque instant passé dans ce club avec mes coéquipiers. Quand on s’est vu avec Laurent (Marti, le président) assez tôt la saison dernière, je n’étais pas prévu dans les papiers pour prolonger une saison. J’aurais aimé mais ce n’était pas possible. Ça s’est transformé en statut de joker Coupe du monde, c’est moi-même qui l’ai proposé à Laurent qui a accepté. J’avais envie de goûter au nouveau cycle de l’UBB avec ce staff qui arrivait. Je n’étais pas prêt à partir après une saison qui a été éreintante physiquement et mentalement. Je n’ai pas cherché ailleurs et même quand j’ai été sollicité tardivement par un club de Top 14 qui voulait me proposer une saison, j’ai dit que j’étais engagé avec l’UBB. Même si ce n’était que pour quatre mois, j’en avais vraiment envie.

   « Je n’ai pas du tout envie d’arrêter, je me sens bien. J’ai envie de finir cette saison, ce serait déjà pas mal »


Après cette pige, allez-vous mettre un terme à votre carrière ?


Non, pas du tout. Cette pige à l’UBB m’a permis de lancer une nouvelle saison, de suivre la prépa. Après la Coupe du monde, je n’aurais jamais été aussi prêt, alors ce serait con de s’en priver (rires). Je n’ai pas du tout envie d’arrêter, je me sens bien. J’ai envie de finir cette saison, ce serait déjà pas mal. Pour la prochaine, on verra… Je sais que je suis dans une période de transition, je suis plus proche de la fin que du début, c’est certain, mais je n’ai pas passé le cap de vouloir raccrocher les crampons. Les mecs vont être rincés avec la Coupe du monde, je sais qu’il y aura des opportunités. Je ne ferme pas non plus la porte à l’idée de partir à l’étranger.

Que retiendrez-vous de vos années passées à l’UBB ?

À l’annonce de l’équipe, le staff a fait une petite vidéo pour « Poupic » (Vadim Cobilas) et moi, un petit « best of ». J’ai été très touché. Le discours de Yannick (Bru, le manager) était hyper simple et naturel, j’ai adoré ce qui s’est passé. En voyant ces vidéos, je me suis rappelé avoir débuté à l’aile quand je suis arrivé, des actions que j’avais complètement zappées. Je me suis dit : « Ça fait quand même un bail que t’es là ». J’avais plus de cheveux. Bon, « Poupic », lui, est arrivé sans un poil sur le caillou (rires). J’ai passé neuf saisons à l’UBB, j’ai grandi en tant qu’homme, j’ai rencontré des gens incroyables. J’ai vécu de grands moments, mais aussi de grandes déceptions. Ça fera partie de ma vie, au-delà de ma carrière rugbystique.

Vous qui êtes originaire de Bigorre et des Landes, êtes-vous devenu Bordelais ?

Ah ben si on m’avait dit, venant d’où je viens, né à Lourdes, d’Argelès-Gazost, passé par Mont-de-Marsan, que je me sentirais un jour Bordelais, j’aurais bien rigolé. Mais au final, oui, j’ai la faiblesse de penser que je suis devenu Bordelo-Béglais. Et je l’assume complètement (rires).

Avez-vous un regret de votre passage à l’UBB ?

Forcément celui de ne pas avoir passé le cap des demi-finales du Top 14. Les souvenirs, je les garderai en moi : ce qu’on a fait, le cap qu’on a fait franchir au club… Mais quand tu gagnes un titre, ça reste ancré dans la tête de tout le monde. C’est un regret parce que ce groupe aurait mérité d’y arriver. Je suis persuadé que ce club prend la bonne direction pour y arriver. Je serai là pour le premier titre, en tant que premier supporter. Ça sera une effusion de joie et d’émotion, partagée avec un peu de tristesse de ne pas l’avoir vécu. Mais pour l’UBB, pour les jeunes qui poussent, pour le président, j’aimerais sincèrement que ça arrive.

_________________
« L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre »   Saint-Exupéry
Scalp
Scalp
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 44284
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 56

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Scalp Dim 3 Sep 2023 - 11:14

Union Bordeaux-Bègles (UBB) : les années girondines de Jean-Baptiste Dubié et Vadim Cobilas en images

https://www.sudouest.fr/sport/rugby/bordeaux-begles/union-bordeaux-begles-ubb-les-annees-girondines-de-jean-baptiste-dubie-et-vadim-cobilas-en-images-16484519.php

_________________
« L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre »   Saint-Exupéry
Scalp
Scalp
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 44284
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 56

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Roberto Miopalmo Dim 3 Sep 2023 - 11:36

Scalp a écrit:https://www.sudouest.fr/sport/rugby/bordeaux-begles/union-bordeaux-begles-ubb-c-est-dur-de-realiser-dit-jean-baptiste-dubie-avant-son-dernier-match-a-chaban-16458353.php

Union Bordeaux-Bègles (UBB) : « C’est dur de réaliser », dit Jean-Baptiste Dubié, avant son dernier match à Chaban

Par Propos recueillis par Yoan Leshauriès - y.leshauries@sudouest.fr

Après neuf saisons à l’UBB où il a aujourd’hui le statut de joker Coupe du monde, Jean-Baptiste Dubié (34 ans) vivra son dernier match à Chaban-Delmas avec le club girondin ce soir face à Toulon. Il sera titulaire au centre

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Vous allez jouer votre dernier match à Chaban-Delmas avec l’UBB. Que ressentez-vous ?

Franchement, je ne m’en rends pas vraiment compte. C’est un peu particulier avec ce statut de joker Coupe du monde. Je vais faire mes adieux à Chaban devant ma famille, mes amis, mais je reste impliqué à l’UBB jusqu’à fin octobre. C’est dur de réaliser mais ça fait aussi passer cette transition de manière plus délicate. Je pense que je réaliserai quand je sortirai du terrain.

Vous êtes titulaire pour ce dernier rendez-vous à domicile. Qu’est-ce que ça vous inspire ?


Ça reste un grand privilège, une chance même. Je suis conscient de tout ça. J’ai vécu l’arrêt ou les derniers matchs de certains qui ont eu des carrières bien plus flamboyantes que la mienne et qui étaient remplaçants ou hors groupe. Mais je travaille dur, je n’avais pas envie de louper cette occasion. Vu le début de saison de Nico Depoortere, il aurait amplement mérité cette place de titulaire. Je suis reconnaissant du staff qui m’offre cette opportunité. Dans le rugby pro actuel, ces valeurs existent encore.

Comment vivez-vous cette pige en tant que joker Coupe du monde ?


Je suis dans une partie de ma carrière où je prends tout ce qu’on me donne. Je savoure chaque instant passé dans ce club avec mes coéquipiers. Quand on s’est vu avec Laurent (Marti, le président) assez tôt la saison dernière, je n’étais pas prévu dans les papiers pour prolonger une saison. J’aurais aimé mais ce n’était pas possible. Ça s’est transformé en statut de joker Coupe du monde, c’est moi-même qui l’ai proposé à Laurent qui a accepté. J’avais envie de goûter au nouveau cycle de l’UBB avec ce staff qui arrivait. Je n’étais pas prêt à partir après une saison qui a été éreintante physiquement et mentalement. Je n’ai pas cherché ailleurs et même quand j’ai été sollicité tardivement par un club de Top 14 qui voulait me proposer une saison, j’ai dit que j’étais engagé avec l’UBB. Même si ce n’était que pour quatre mois, j’en avais vraiment envie.

   « Je n’ai pas du tout envie d’arrêter, je me sens bien. J’ai envie de finir cette saison, ce serait déjà pas mal »


Après cette pige, allez-vous mettre un terme à votre carrière ?


Non, pas du tout. Cette pige à l’UBB m’a permis de lancer une nouvelle saison, de suivre la prépa. Après la Coupe du monde, je n’aurais jamais été aussi prêt, alors ce serait con de s’en priver (rires). Je n’ai pas du tout envie d’arrêter, je me sens bien. J’ai envie de finir cette saison, ce serait déjà pas mal. Pour la prochaine, on verra… Je sais que je suis dans une période de transition, je suis plus proche de la fin que du début, c’est certain, mais je n’ai pas passé le cap de vouloir raccrocher les crampons. Les mecs vont être rincés avec la Coupe du monde, je sais qu’il y aura des opportunités. Je ne ferme pas non plus la porte à l’idée de partir à l’étranger.

Que retiendrez-vous de vos années passées à l’UBB ?

À l’annonce de l’équipe, le staff a fait une petite vidéo pour « Poupic » (Vadim Cobilas) et moi, un petit « best of ». J’ai été très touché. Le discours de Yannick (Bru, le manager) était hyper simple et naturel, j’ai adoré ce qui s’est passé. En voyant ces vidéos, je me suis rappelé avoir débuté à l’aile quand je suis arrivé, des actions que j’avais complètement zappées. Je me suis dit : « Ça fait quand même un bail que t’es là ». J’avais plus de cheveux. Bon, « Poupic », lui, est arrivé sans un poil sur le caillou (rires). J’ai passé neuf saisons à l’UBB, j’ai grandi en tant qu’homme, j’ai rencontré des gens incroyables. J’ai vécu de grands moments, mais aussi de grandes déceptions. Ça fera partie de ma vie, au-delà de ma carrière rugbystique.

Vous qui êtes originaire de Bigorre et des Landes, êtes-vous devenu Bordelais ?

Ah ben si on m’avait dit, venant d’où je viens, né à Lourdes, d’Argelès-Gazost, passé par Mont-de-Marsan, que je me sentirais un jour Bordelais, j’aurais bien rigolé. Mais au final, oui, j’ai la faiblesse de penser que je suis devenu Bordelo-Béglais. Et je l’assume complètement (rires).

Avez-vous un regret de votre passage à l’UBB ?

Forcément celui de ne pas avoir passé le cap des demi-finales du Top 14. Les souvenirs, je les garderai en moi : ce qu’on a fait, le cap qu’on a fait franchir au club… Mais quand tu gagnes un titre, ça reste ancré dans la tête de tout le monde. C’est un regret parce que ce groupe aurait mérité d’y arriver. Je suis persuadé que ce club prend la bonne direction pour y arriver. Je serai là pour le premier titre, en tant que premier supporter. Ça sera une effusion de joie et d’émotion, partagée avec un peu de tristesse de ne pas l’avoir vécu. Mais pour l’UBB, pour les jeunes qui poussent, pour le président, j’aimerais sincèrement que ça arrive.

👍
Roberto Miopalmo
Roberto Miopalmo
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 3609
Localisation : sur la table de massage
Date d'inscription : 25/10/2017

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  sudiste Ven 8 Sep 2023 - 15:09

UNE PHOTO QUI MARQUERA L'HISTOIRE !


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
sudiste
sudiste
Unioniste de la première heure
Unioniste de la première heure

Nombre de messages : 15714
Localisation : partout et nulle part, Sudiste est un concept ...
Date d'inscription : 27/01/2008
Humeur : Comme le dit mon cochon : "dans le gascon tout est bon"

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Scalp Lun 11 Sep 2023 - 2:01

https://www.rugbyrama.fr/2023/09/10/top-14-le-reve-australien-de-jean-baptiste-dubie-11443083.php

Top 14 - Le rêve australien de Jean-Baptiste Dubié

Pablo Ordas

Jean-Baptiste Dubié, qui a joué son dernier match à Chaban-Delmas dimanche dernier, a pour projet de partir en Australie dans les prochains mois. Pour Midi Olympique, le trois-quarts centre a accepté d’expliquer les raisons de ce choix et s’est projeté sur l’aventure qu’il s'apprête à vivre de l’autre côté du globe.

Jean-Baptiste Dubié (34 ans) a disputé le dernier match de sa carrière à Chaban-Delmas, avec le maillot de Bordeaux, dimanche face à Toulon. Arrivé en 2015 à l’UBB, le trois-quarts centre a vécu une sortie forte en émotions devant sa famille et ses amis, lors de cette douce soirée de septembre. “Je redescends doucement de mon nuage, avoue-t-il. Encore maintenant, j’ai du mal à réaliser que tout ça a été fait, en partie pour moi. C’était vraiment beau. J’ai été chamboulé et lorsque je prends un peu de hauteur, je me dis que j’ai eu de la chance.”

Si certains joueurs ne choisissent pas leur sortie - on pense notamment à ceux qui terminent sur blessure - l’ancien montois a eu le privilège d’être titularisé par Yannick Bru pour cette dernière à la maison, devant 90 de ses proches qui avaient fait le déplacement. “Je n’avais pas fait de bons matchs amicaux, concède le joueur. Je revenais bien malgré tout. Je n’étais pas loin du truc, mais quand tu connais l’enjeu de notre championnat et les objectifs de l’UBB, à un moment donné, ce sont les plus compétitifs qui sont sur le terrain. Il n’y a pas d’état d’âme. C’est pour ça que j’ai remercié le staff et Yannick de m’avoir fait confiance sur ça. C’est une preuve d’affection, de valeur du rugby et de respect. Pendant la semaine, il y a eu des mots et des attitudes qui ne trompent pas. À la fin du match, j’ai remercié les mecs par rapport à ça. Ce sont des moments forts, que tu n’imagines pas vivre et quand ça t’arrive, tu te dis que c’est beau.”

Dubié : “D’en parler, ça me fout encore des frissons”


À Chaban, dimanche soir, Dubié est entré seul sur la pelouse, aux côtés de Vadim Cobîlaș, qui faisait aussi ses adieux au peuple bordelais. Il a pu savourer ce moment unique, avant d’être ovationné lors de sa sortie (55e). “Quand tu rentres sur un terrain, tu es dans un état second, souligne-t-il. Quand tout le monde t'applaudit et que tout est centré sur toi, c’est encore autre chose. En live, je m’étais dit, au moment de sortir, qu’il ne fallait pas que j’oublie de regarder ma famille en tribune. J’ai complètement oublié. Dans la cahute, je me suis dit “merde, je ne les ai pas salués !” Au final, je l’ai fait après, lorsque je suis re rentré. C’était fort en émotions, mais je n’ai pas calculé ce qui m'arrivait.”

Pour pouvoir profiter pleinement de sa sortie, Dubié avait d’ailleurs demandé à l’arbitre du soir, Ludovic Cayre, une petite faveur, avant le coup d’envoi de la seconde période, à savoir, 30 ou 40 secondes “pour que je puisse faire la bise à mes copains”, précise-t-il, avant de poursuivre : “Il m’a dit qu’il n’y avait pas de souci. Il a arrêté le temps. Même d’en parler, ça me fout encore des frissons. C’est trop sympa d’avoir fait ça pour moi. Je n’ai pas souvent remercié les arbitres (sourire), mais là, je suis obligé.”

Des liens avec Ducuing, Poirot, Maynadier…


De ses années bordelaises, pendant lesquelles il a aidé le club à grandir jusqu’à devenir un candidat régulier à la phase finale, le Lourdais retient un tas de choses. “En partant du Stade montois (2015, NDLR), j’ai quitté un groupe fort, se souvient-il. Je rêvais de retrouver la même chose à Bordeaux, mais pour ça, il fallait s’inscrire dans la durée.”

C’est ce qu’il est parvenu à faire, puisqu’il aura passé huit saisons en Gironde et disputé près de 150 matchs. “J’aurais rêvé de soulever un trophée avec cette équipe-là, mais ce n’est pas si simple, poursuit le centre. Je retiens cette ambiance, ce stade, cette histoire, puis ce président qui ne lâche rien, veut absolument y arriver, et bâti son équipe sur des valeurs qui me sont proches. À Bordeaux, il y a un esprit de famille important. Malgré les périodes difficiles, le groupe aurait pu imploser, mais on s’est battu. L’UBB n’a pas passé le cap d’être championne, ce n’est pas facile à vivre, il y a eu beaucoup d’échecs. Même si nous avons fait des demi-finales, personne ne se souvient des demi-finalistes. C’est une belle évolution, certes, mais on s’en fiche de finir en demi.

Chaque année, c’était vraiment dur.”


Au moment de se pencher sur les liens tissés à l’UBB, pendant toutes ces années, le trois-quarts centre rappelle : “Il y a eu des connexions avec des mecs comme Romain Lonca, Jean Marcellin Buttin. Nans, je n’en parle même pas. C’est mon alter-ego. On vient quasiment du même endroit, nos parents et oncles ont joué l’un contre l’autre. On ne se connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. Il y a des mecs avec qui je suis lié pour toujours. Je pense à Jeff Poirot, Clément Maynadier, Cyril Cazeaux. Je n’aurais jamais cru que j’allais aussi bien m’entendre avec un cul-rouge (Cazeaux est originaire de Dax, NDLR). À Bordeaux, il y a un esprit bien sud-ouest. Ce club a une certaine âme.”

Il lui reste un match à jouer avec Bordeaux

Joker Coupe du monde, “Boulou” est encore lié à l’UBB jusqu’à la fin du mois d’octobre. Actuellement en vacances, comme le reste de l’effectif, pour dix jours, il retrouvera ensuite le chemin de l’entraînement et il lui reste donc potentiellement un match à disputer avec les couleurs bordelaises, à Toulouse. “C’est aussi ce qui m’a permis de ne pas être trop ému sur la dernière à Chaban, note-t-il. Je sais que je vais pouvoir profiter, encore deux mois, du club, de mes coéquipiers, de cette vie rêvée de joueur de rugby. Aujourd’hui, je savoure tout. Je prends énormément de plaisir à être avec ce groupe.”

Ensuite ? Il sera temps pour lui de se lancer dans une nouvelle vie qui devrait l’emmener à l’autre bout du monde, le joueur ayant pour projet de longue date de tenter une aventure en Australie, pendant un an. “L’idée, c’est qu’en novembre, je parte avec ma femme, mes crampons et quelques affaires pour jouer là-bas.”

Les prémices de cette tentation remontent aux années montoises de Dubié, et à une rencontre avec l’ancien ailier Nicky Price. “Il avait atterri à Mont-de-Marsan, à côté de chez ma mère, en claquettes, se remémore le numéro treize. Nous nous sommes liés d’amitié. Je suis parti en Australie pour Noël, lorsque nous étions en Pro D2. J’avais adoré ça, j’ai perfectionné mon anglais, je traînais beaucoup avec lui.”

Dubié : “J’ai toujours voulu être l’étranger du groupe”


Naturellement, lorsque sa fin d’aventure avec Bordeaux a été officialisée, plusieurs clubs de Pro D2 sont venus aux renseignements. Depuis un moment, le voisin montois, où il a commencé chez les professionnels, rêvait de le faire venir pour une dernière pige, mais le désir australien est trop fort. “La seule chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si en dernière minute, un club de Top 14 a un besoin, à cause de blessures, indique-t-il. Je n’attends rien, mais si Bordeaux pète un mec et me demande de rester, je ne peux pas dire “non”. Mais la probabilité reste assez infime, dans ma tête, je suis déjà parti !”

De l’autre côté du globe, il espère trouver un club prêt à l’accueillir en Super Rugby, alors qu’une équipe évoluant en Shute Shield (le championnat entre les douze meilleurs clubs de Sydney, NDLR) s’est aussi montrée intéressée. “Je bataille, j’ai trouvé un agent australien, mais ce n’est pas simple. Faire signer un frenchie de 34 ans, qui n’a pas de sélection en équipe de France, ce n’est pas anodin. De plus, je crois qu’aucun Français n’a joué dans une franchise australienne en Super Rugby. Pour moi, c’est un enjeu.”

Au-delà d’une aventure humaine, c’est donc pour un projet rugby que le trois-quarts centre veut traverser la planète à l’automne prochain. “Je n’ai pas encore envie de raccrocher les crampons. De plus, je sortirai de deux prépas et si je joue avec une franchise, il y en aura une troisième ! À tout moment, je vais pouvoir postuler pour l’équipe de France (rires). C’est un peu l'aventure, c’est ça qui me fait vraiment kiffer. Dans nos carrières, nous avons toujours été choyés, encadrés. On savait ce qu’on faisait un an et demi à l’avance. Là, je pars en novembre avec un billet d’avion pour Sydney et après, on verra !”

Pour s’acclimater au pays des kangourous, Dubié pourra aussi compter sur les nombreuses connexions qu’il possède en Australie. “J’ai toujours été attiré par les autres cultures, confie-t-il. J’avais suivi l’arrivée de Blair Connor. Il était venu avec sa planche de surf, des claquettes et un tee-shirt. J’ai eu la chance de jouer avec lui et de devenir hyper proche. J’ai rencontré ce fou de rugby. Je me suis dit que ces gars-là étaient différents. En fait, j’ai toujours eu envie de me sentir à leur place, d’être l’étranger de l’équipe.” Ce sera vraisemblablement le cas, dans quelques mois…

_________________
« L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre »   Saint-Exupéry
Scalp
Scalp
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 44284
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 56

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Scalp Mer 1 Nov 2023 - 17:00


https://x.com/top14rugby/status/1719715928857059349?s=20

:clap: :priere: rire

_________________
« L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre »   Saint-Exupéry
Scalp
Scalp
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 44284
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 56

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Yatangaki Mer 1 Nov 2023 - 17:02

Scalp a écrit:
https://x.com/top14rugby/status/1719715928857059349?s=20

:clap: :priere: rire

J ai vu ca ce matin :clap: rire

La suite de JB Dubié se passera en Australie apparemment, il va découvrir le super rugby si j ai bien suivi.

Bonne route JB! vin
Yatangaki
Yatangaki
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 6632
Localisation : Hautes-Pyrénées
Date d'inscription : 01/05/2021

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  le radis Mer 1 Nov 2023 - 17:54

Ah ça serait chouette pour JB Dubié ! :clap:
le radis
le radis
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 12840
Localisation : talence
Date d'inscription : 12/10/2012
Humeur : le radis noir ou blanc est d'or

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Yatangaki Mer 1 Nov 2023 - 18:02

le radis a écrit:Ah ça serait chouette pour JB Dubié ! :clap:

https://rugby-scapulaire.com/breves/150457-jean-baptiste-dubie-sur-le-depart-vers-laustralie

Il y a la source, article midol du 10/09.
Yatangaki
Yatangaki
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 6632
Localisation : Hautes-Pyrénées
Date d'inscription : 01/05/2021

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Dr. Gregory Bouse Mer 1 Nov 2023 - 18:03

Scalp a écrit:
https://x.com/top14rugby/status/1719715928857059349?s=20

:clap: :priere: rire

ça correspond à ce qui se dit dans le milieu: bonne ambiance au sein de l'UBB...
Dr. Gregory Bouse
Dr. Gregory Bouse
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 6006
Localisation : à l'arrière des taxis...
Date d'inscription : 17/02/2019

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Yatangaki Mer 1 Nov 2023 - 18:09

Scalp a écrit:https://www.rugbyrama.fr/2023/09/10/top-14-le-reve-australien-de-jean-baptiste-dubie-11443083.php

Top 14 - Le rêve australien de Jean-Baptiste Dubié

Pablo Ordas

Jean-Baptiste Dubié, qui a joué son dernier match à Chaban-Delmas dimanche dernier, a pour projet de partir en Australie dans les prochains mois. Pour Midi Olympique, le trois-quarts centre a accepté d’expliquer les raisons de ce choix et s’est projeté sur l’aventure qu’il s'apprête à vivre de l’autre côté du globe.

Jean-Baptiste Dubié (34 ans) a disputé le dernier match de sa carrière à Chaban-Delmas, avec le maillot de Bordeaux, dimanche face à Toulon. Arrivé en 2015 à l’UBB, le trois-quarts centre a vécu une sortie forte en émotions devant sa famille et ses amis, lors de cette douce soirée de septembre. “Je redescends doucement de mon nuage, avoue-t-il. Encore maintenant, j’ai du mal à réaliser que tout ça a été fait, en partie pour moi. C’était vraiment beau. J’ai été chamboulé et lorsque je prends un peu de hauteur, je me dis que j’ai eu de la chance.”

Si certains joueurs ne choisissent pas leur sortie - on pense notamment à ceux qui terminent sur blessure - l’ancien montois a eu le privilège d’être titularisé par Yannick Bru pour cette dernière à la maison, devant 90 de ses proches qui avaient fait le déplacement. “Je n’avais pas fait de bons matchs amicaux, concède le joueur. Je revenais bien malgré tout. Je n’étais pas loin du truc, mais quand tu connais l’enjeu de notre championnat et les objectifs de l’UBB, à un moment donné, ce sont les plus compétitifs qui sont sur le terrain. Il n’y a pas d’état d’âme. C’est pour ça que j’ai remercié le staff et Yannick de m’avoir fait confiance sur ça. C’est une preuve d’affection, de valeur du rugby et de respect. Pendant la semaine, il y a eu des mots et des attitudes qui ne trompent pas. À la fin du match, j’ai remercié les mecs par rapport à ça. Ce sont des moments forts, que tu n’imagines pas vivre et quand ça t’arrive, tu te dis que c’est beau.”

   Dubié : “D’en parler, ça me fout encore des frissons”


À Chaban, dimanche soir, Dubié est entré seul sur la pelouse, aux côtés de Vadim Cobîlaș, qui faisait aussi ses adieux au peuple bordelais. Il a pu savourer ce moment unique, avant d’être ovationné lors de sa sortie (55e). “Quand tu rentres sur un terrain, tu es dans un état second, souligne-t-il. Quand tout le monde t'applaudit et que tout est centré sur toi, c’est encore autre chose. En live, je m’étais dit, au moment de sortir, qu’il ne fallait pas que j’oublie de regarder ma famille en tribune. J’ai complètement oublié. Dans la cahute, je me suis dit “merde, je ne les ai pas salués !” Au final, je l’ai fait après, lorsque je suis re rentré. C’était fort en émotions, mais je n’ai pas calculé ce qui m'arrivait.”

Pour pouvoir profiter pleinement de sa sortie, Dubié avait d’ailleurs demandé à l’arbitre du soir, Ludovic Cayre, une petite faveur, avant le coup d’envoi de la seconde période, à savoir, 30 ou 40 secondes “pour que je puisse faire la bise à mes copains”, précise-t-il, avant de poursuivre : “Il m’a dit qu’il n’y avait pas de souci. Il a arrêté le temps. Même d’en parler, ça me fout encore des frissons. C’est trop sympa d’avoir fait ça pour moi. Je n’ai pas souvent remercié les arbitres (sourire), mais là, je suis obligé.”

Des liens avec Ducuing, Poirot, Maynadier…


De ses années bordelaises, pendant lesquelles il a aidé le club à grandir jusqu’à devenir un candidat régulier à la phase finale, le Lourdais retient un tas de choses. “En partant du Stade montois (2015, NDLR), j’ai quitté un groupe fort, se souvient-il. Je rêvais de retrouver la même chose à Bordeaux, mais pour ça, il fallait s’inscrire dans la durée.”

C’est ce qu’il est parvenu à faire, puisqu’il aura passé huit saisons en Gironde et disputé près de 150 matchs. “J’aurais rêvé de soulever un trophée avec cette équipe-là, mais ce n’est pas si simple, poursuit le centre. Je retiens cette ambiance, ce stade, cette histoire, puis ce président qui ne lâche rien, veut absolument y arriver, et bâti son équipe sur des valeurs qui me sont proches. À Bordeaux, il y a un esprit de famille important. Malgré les périodes difficiles, le groupe aurait pu imploser, mais on s’est battu. L’UBB n’a pas passé le cap d’être championne, ce n’est pas facile à vivre, il y a eu beaucoup d’échecs. Même si nous avons fait des demi-finales, personne ne se souvient des demi-finalistes. C’est une belle évolution, certes, mais on s’en fiche de finir en demi.

Chaque année, c’était vraiment dur.”


Au moment de se pencher sur les liens tissés à l’UBB, pendant toutes ces années, le trois-quarts centre rappelle : “Il y a eu des connexions avec des mecs comme Romain Lonca, Jean Marcellin Buttin. Nans, je n’en parle même pas. C’est mon alter-ego. On vient quasiment du même endroit, nos parents et oncles ont joué l’un contre l’autre. On ne se connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. Il y a des mecs avec qui je suis lié pour toujours. Je pense à Jeff Poirot, Clément Maynadier, Cyril Cazeaux. Je n’aurais jamais cru que j’allais aussi bien m’entendre avec un cul-rouge (Cazeaux est originaire de Dax, NDLR). À Bordeaux, il y a un esprit bien sud-ouest. Ce club a une certaine âme.”

Il lui reste un match à jouer avec Bordeaux

Joker Coupe du monde, “Boulou” est encore lié à l’UBB jusqu’à la fin du mois d’octobre. Actuellement en vacances, comme le reste de l’effectif, pour dix jours, il retrouvera ensuite le chemin de l’entraînement et il lui reste donc potentiellement un match à disputer avec les couleurs bordelaises, à Toulouse. “C’est aussi ce qui m’a permis de ne pas être trop ému sur la dernière à Chaban, note-t-il. Je sais que je vais pouvoir profiter, encore deux mois, du club, de mes coéquipiers, de cette vie rêvée de joueur de rugby. Aujourd’hui, je savoure tout. Je prends énormément de plaisir à être avec ce groupe.”

Ensuite ? Il sera temps pour lui de se lancer dans une nouvelle vie qui devrait l’emmener à l’autre bout du monde, le joueur ayant pour projet de longue date de tenter une aventure en Australie, pendant un an. “L’idée, c’est qu’en novembre, je parte avec ma femme, mes crampons et quelques affaires pour jouer là-bas.”

Les prémices de cette tentation remontent aux années montoises de Dubié, et à une rencontre avec l’ancien ailier Nicky Price. “Il avait atterri à Mont-de-Marsan, à côté de chez ma mère, en claquettes, se remémore le numéro treize. Nous nous sommes liés d’amitié. Je suis parti en Australie pour Noël, lorsque nous étions en Pro D2. J’avais adoré ça, j’ai perfectionné mon anglais, je traînais beaucoup avec lui.”

   Dubié : “J’ai toujours voulu être l’étranger du groupe”


Naturellement, lorsque sa fin d’aventure avec Bordeaux a été officialisée, plusieurs clubs de Pro D2 sont venus aux renseignements. Depuis un moment, le voisin montois, où il a commencé chez les professionnels, rêvait de le faire venir pour une dernière pige, mais le désir australien est trop fort. “La seule chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si en dernière minute, un club de Top 14 a un besoin, à cause de blessures, indique-t-il. Je n’attends rien, mais si Bordeaux pète un mec et me demande de rester, je ne peux pas dire “non”. Mais la probabilité reste assez infime, dans ma tête, je suis déjà parti !”

De l’autre côté du globe, il espère trouver un club prêt à l’accueillir en Super Rugby, alors qu’une équipe évoluant en Shute Shield (le championnat entre les douze meilleurs clubs de Sydney, NDLR) s’est aussi montrée intéressée. “Je bataille, j’ai trouvé un agent australien, mais ce n’est pas simple. Faire signer un frenchie de 34 ans, qui n’a pas de sélection en équipe de France, ce n’est pas anodin. De plus, je crois qu’aucun Français n’a joué dans une franchise australienne en Super Rugby. Pour moi, c’est un enjeu.”

Au-delà d’une aventure humaine, c’est donc pour un projet rugby que le trois-quarts centre veut traverser la planète à l’automne prochain. “Je n’ai pas encore envie de raccrocher les crampons. De plus, je sortirai de deux prépas et si je joue avec une franchise, il y en aura une troisième ! À tout moment, je vais pouvoir postuler pour l’équipe de France (rires). C’est un peu l'aventure, c’est ça qui me fait vraiment kiffer. Dans nos carrières, nous avons toujours été choyés, encadrés. On savait ce qu’on faisait un an et demi à l’avance. Là, je pars en novembre avec un billet d’avion pour Sydney et après, on verra !”

Pour s’acclimater au pays des kangourous, Dubié pourra aussi compter sur les nombreuses connexions qu’il possède en Australie. “J’ai toujours été attiré par les autres cultures, confie-t-il. J’avais suivi l’arrivée de Blair Connor. Il était venu avec sa planche de surf, des claquettes et un tee-shirt. J’ai eu la chance de jouer avec lui et de devenir hyper proche. J’ai rencontré ce fou de rugby. Je me suis dit que ces gars-là étaient différents. En fait, j’ai toujours eu envie de me sentir à leur place, d’être l’étranger de l’équipe.” Ce sera vraisemblablement le cas, dans quelques mois…

Ah bah l article de JB Dubié en Australie est là :chambreur:
Yatangaki
Yatangaki
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 6632
Localisation : Hautes-Pyrénées
Date d'inscription : 01/05/2021

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Scalp Mer 1 Nov 2023 - 18:13

Yatangaki a écrit:
Scalp a écrit:https://www.rugbyrama.fr/2023/09/10/top-14-le-reve-australien-de-jean-baptiste-dubie-11443083.php

Top 14 - Le rêve australien de Jean-Baptiste Dubié

Pablo Ordas

Jean-Baptiste Dubié, qui a joué son dernier match à Chaban-Delmas dimanche dernier, a pour projet de partir en Australie dans les prochains mois. Pour Midi Olympique, le trois-quarts centre a accepté d’expliquer les raisons de ce choix et s’est projeté sur l’aventure qu’il s'apprête à vivre de l’autre côté du globe.

Jean-Baptiste Dubié (34 ans) a disputé le dernier match de sa carrière à Chaban-Delmas, avec le maillot de Bordeaux, dimanche face à Toulon. Arrivé en 2015 à l’UBB, le trois-quarts centre a vécu une sortie forte en émotions devant sa famille et ses amis, lors de cette douce soirée de septembre. “Je redescends doucement de mon nuage, avoue-t-il. Encore maintenant, j’ai du mal à réaliser que tout ça a été fait, en partie pour moi. C’était vraiment beau. J’ai été chamboulé et lorsque je prends un peu de hauteur, je me dis que j’ai eu de la chance.”

Si certains joueurs ne choisissent pas leur sortie - on pense notamment à ceux qui terminent sur blessure - l’ancien montois a eu le privilège d’être titularisé par Yannick Bru pour cette dernière à la maison, devant 90 de ses proches qui avaient fait le déplacement. “Je n’avais pas fait de bons matchs amicaux, concède le joueur. Je revenais bien malgré tout. Je n’étais pas loin du truc, mais quand tu connais l’enjeu de notre championnat et les objectifs de l’UBB, à un moment donné, ce sont les plus compétitifs qui sont sur le terrain. Il n’y a pas d’état d’âme. C’est pour ça que j’ai remercié le staff et Yannick de m’avoir fait confiance sur ça. C’est une preuve d’affection, de valeur du rugby et de respect. Pendant la semaine, il y a eu des mots et des attitudes qui ne trompent pas. À la fin du match, j’ai remercié les mecs par rapport à ça. Ce sont des moments forts, que tu n’imagines pas vivre et quand ça t’arrive, tu te dis que c’est beau.”

   Dubié : “D’en parler, ça me fout encore des frissons”


À Chaban, dimanche soir, Dubié est entré seul sur la pelouse, aux côtés de Vadim Cobîlaș, qui faisait aussi ses adieux au peuple bordelais. Il a pu savourer ce moment unique, avant d’être ovationné lors de sa sortie (55e). “Quand tu rentres sur un terrain, tu es dans un état second, souligne-t-il. Quand tout le monde t'applaudit et que tout est centré sur toi, c’est encore autre chose. En live, je m’étais dit, au moment de sortir, qu’il ne fallait pas que j’oublie de regarder ma famille en tribune. J’ai complètement oublié. Dans la cahute, je me suis dit “merde, je ne les ai pas salués !” Au final, je l’ai fait après, lorsque je suis re rentré. C’était fort en émotions, mais je n’ai pas calculé ce qui m'arrivait.”

Pour pouvoir profiter pleinement de sa sortie, Dubié avait d’ailleurs demandé à l’arbitre du soir, Ludovic Cayre, une petite faveur, avant le coup d’envoi de la seconde période, à savoir, 30 ou 40 secondes “pour que je puisse faire la bise à mes copains”, précise-t-il, avant de poursuivre : “Il m’a dit qu’il n’y avait pas de souci. Il a arrêté le temps. Même d’en parler, ça me fout encore des frissons. C’est trop sympa d’avoir fait ça pour moi. Je n’ai pas souvent remercié les arbitres (sourire), mais là, je suis obligé.”

Des liens avec Ducuing, Poirot, Maynadier…


De ses années bordelaises, pendant lesquelles il a aidé le club à grandir jusqu’à devenir un candidat régulier à la phase finale, le Lourdais retient un tas de choses. “En partant du Stade montois (2015, NDLR), j’ai quitté un groupe fort, se souvient-il. Je rêvais de retrouver la même chose à Bordeaux, mais pour ça, il fallait s’inscrire dans la durée.”

C’est ce qu’il est parvenu à faire, puisqu’il aura passé huit saisons en Gironde et disputé près de 150 matchs. “J’aurais rêvé de soulever un trophée avec cette équipe-là, mais ce n’est pas si simple, poursuit le centre. Je retiens cette ambiance, ce stade, cette histoire, puis ce président qui ne lâche rien, veut absolument y arriver, et bâti son équipe sur des valeurs qui me sont proches. À Bordeaux, il y a un esprit de famille important. Malgré les périodes difficiles, le groupe aurait pu imploser, mais on s’est battu. L’UBB n’a pas passé le cap d’être championne, ce n’est pas facile à vivre, il y a eu beaucoup d’échecs. Même si nous avons fait des demi-finales, personne ne se souvient des demi-finalistes. C’est une belle évolution, certes, mais on s’en fiche de finir en demi.

Chaque année, c’était vraiment dur.”


Au moment de se pencher sur les liens tissés à l’UBB, pendant toutes ces années, le trois-quarts centre rappelle : “Il y a eu des connexions avec des mecs comme Romain Lonca, Jean Marcellin Buttin. Nans, je n’en parle même pas. C’est mon alter-ego. On vient quasiment du même endroit, nos parents et oncles ont joué l’un contre l’autre. On ne se connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. Il y a des mecs avec qui je suis lié pour toujours. Je pense à Jeff Poirot, Clément Maynadier, Cyril Cazeaux. Je n’aurais jamais cru que j’allais aussi bien m’entendre avec un cul-rouge (Cazeaux est originaire de Dax, NDLR). À Bordeaux, il y a un esprit bien sud-ouest. Ce club a une certaine âme.”

Il lui reste un match à jouer avec Bordeaux

Joker Coupe du monde, “Boulou” est encore lié à l’UBB jusqu’à la fin du mois d’octobre. Actuellement en vacances, comme le reste de l’effectif, pour dix jours, il retrouvera ensuite le chemin de l’entraînement et il lui reste donc potentiellement un match à disputer avec les couleurs bordelaises, à Toulouse. “C’est aussi ce qui m’a permis de ne pas être trop ému sur la dernière à Chaban, note-t-il. Je sais que je vais pouvoir profiter, encore deux mois, du club, de mes coéquipiers, de cette vie rêvée de joueur de rugby. Aujourd’hui, je savoure tout. Je prends énormément de plaisir à être avec ce groupe.”

Ensuite ? Il sera temps pour lui de se lancer dans une nouvelle vie qui devrait l’emmener à l’autre bout du monde, le joueur ayant pour projet de longue date de tenter une aventure en Australie, pendant un an. “L’idée, c’est qu’en novembre, je parte avec ma femme, mes crampons et quelques affaires pour jouer là-bas.”

Les prémices de cette tentation remontent aux années montoises de Dubié, et à une rencontre avec l’ancien ailier Nicky Price. “Il avait atterri à Mont-de-Marsan, à côté de chez ma mère, en claquettes, se remémore le numéro treize. Nous nous sommes liés d’amitié. Je suis parti en Australie pour Noël, lorsque nous étions en Pro D2. J’avais adoré ça, j’ai perfectionné mon anglais, je traînais beaucoup avec lui.”

   Dubié : “J’ai toujours voulu être l’étranger du groupe”


Naturellement, lorsque sa fin d’aventure avec Bordeaux a été officialisée, plusieurs clubs de Pro D2 sont venus aux renseignements. Depuis un moment, le voisin montois, où il a commencé chez les professionnels, rêvait de le faire venir pour une dernière pige, mais le désir australien est trop fort. “La seule chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si en dernière minute, un club de Top 14 a un besoin, à cause de blessures, indique-t-il. Je n’attends rien, mais si Bordeaux pète un mec et me demande de rester, je ne peux pas dire “non”. Mais la probabilité reste assez infime, dans ma tête, je suis déjà parti !”

De l’autre côté du globe, il espère trouver un club prêt à l’accueillir en Super Rugby, alors qu’une équipe évoluant en Shute Shield (le championnat entre les douze meilleurs clubs de Sydney, NDLR) s’est aussi montrée intéressée. “Je bataille, j’ai trouvé un agent australien, mais ce n’est pas simple. Faire signer un frenchie de 34 ans, qui n’a pas de sélection en équipe de France, ce n’est pas anodin. De plus, je crois qu’aucun Français n’a joué dans une franchise australienne en Super Rugby. Pour moi, c’est un enjeu.”

Au-delà d’une aventure humaine, c’est donc pour un projet rugby que le trois-quarts centre veut traverser la planète à l’automne prochain. “Je n’ai pas encore envie de raccrocher les crampons. De plus, je sortirai de deux prépas et si je joue avec une franchise, il y en aura une troisième ! À tout moment, je vais pouvoir postuler pour l’équipe de France (rires). C’est un peu l'aventure, c’est ça qui me fait vraiment kiffer. Dans nos carrières, nous avons toujours été choyés, encadrés. On savait ce qu’on faisait un an et demi à l’avance. Là, je pars en novembre avec un billet d’avion pour Sydney et après, on verra !”

Pour s’acclimater au pays des kangourous, Dubié pourra aussi compter sur les nombreuses connexions qu’il possède en Australie. “J’ai toujours été attiré par les autres cultures, confie-t-il. J’avais suivi l’arrivée de Blair Connor. Il était venu avec sa planche de surf, des claquettes et un tee-shirt. J’ai eu la chance de jouer avec lui et de devenir hyper proche. J’ai rencontré ce fou de rugby. Je me suis dit que ces gars-là étaient différents. En fait, j’ai toujours eu envie de me sentir à leur place, d’être l’étranger de l’équipe.” Ce sera vraisemblablement le cas, dans quelques mois…

Ah bah l article de JB Dubié en Australie est là :chambreur:

Il suffisait de regarder un tout petit peu plus haut Wink

_________________
« L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre »   Saint-Exupéry
Scalp
Scalp
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 44284
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 56

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Dr. Gregory Bouse Mer 1 Nov 2023 - 18:28

Scalp a écrit:
Yatangaki a écrit:
Scalp a écrit:https://www.rugbyrama.fr/2023/09/10/top-14-le-reve-australien-de-jean-baptiste-dubie-11443083.php

Top 14 - Le rêve australien de Jean-Baptiste Dubié

Pablo Ordas

Jean-Baptiste Dubié, qui a joué son dernier match à Chaban-Delmas dimanche dernier, a pour projet de partir en Australie dans les prochains mois. Pour Midi Olympique, le trois-quarts centre a accepté d’expliquer les raisons de ce choix et s’est projeté sur l’aventure qu’il s'apprête à vivre de l’autre côté du globe.

Jean-Baptiste Dubié (34 ans) a disputé le dernier match de sa carrière à Chaban-Delmas, avec le maillot de Bordeaux, dimanche face à Toulon. Arrivé en 2015 à l’UBB, le trois-quarts centre a vécu une sortie forte en émotions devant sa famille et ses amis, lors de cette douce soirée de septembre. “Je redescends doucement de mon nuage, avoue-t-il. Encore maintenant, j’ai du mal à réaliser que tout ça a été fait, en partie pour moi. C’était vraiment beau. J’ai été chamboulé et lorsque je prends un peu de hauteur, je me dis que j’ai eu de la chance.”

Si certains joueurs ne choisissent pas leur sortie - on pense notamment à ceux qui terminent sur blessure - l’ancien montois a eu le privilège d’être titularisé par Yannick Bru pour cette dernière à la maison, devant 90 de ses proches qui avaient fait le déplacement. “Je n’avais pas fait de bons matchs amicaux, concède le joueur. Je revenais bien malgré tout. Je n’étais pas loin du truc, mais quand tu connais l’enjeu de notre championnat et les objectifs de l’UBB, à un moment donné, ce sont les plus compétitifs qui sont sur le terrain. Il n’y a pas d’état d’âme. C’est pour ça que j’ai remercié le staff et Yannick de m’avoir fait confiance sur ça. C’est une preuve d’affection, de valeur du rugby et de respect. Pendant la semaine, il y a eu des mots et des attitudes qui ne trompent pas. À la fin du match, j’ai remercié les mecs par rapport à ça. Ce sont des moments forts, que tu n’imagines pas vivre et quand ça t’arrive, tu te dis que c’est beau.”

   Dubié : “D’en parler, ça me fout encore des frissons”


À Chaban, dimanche soir, Dubié est entré seul sur la pelouse, aux côtés de Vadim Cobîlaș, qui faisait aussi ses adieux au peuple bordelais. Il a pu savourer ce moment unique, avant d’être ovationné lors de sa sortie (55e). “Quand tu rentres sur un terrain, tu es dans un état second, souligne-t-il. Quand tout le monde t'applaudit et que tout est centré sur toi, c’est encore autre chose. En live, je m’étais dit, au moment de sortir, qu’il ne fallait pas que j’oublie de regarder ma famille en tribune. J’ai complètement oublié. Dans la cahute, je me suis dit “merde, je ne les ai pas salués !” Au final, je l’ai fait après, lorsque je suis re rentré. C’était fort en émotions, mais je n’ai pas calculé ce qui m'arrivait.”

Pour pouvoir profiter pleinement de sa sortie, Dubié avait d’ailleurs demandé à l’arbitre du soir, Ludovic Cayre, une petite faveur, avant le coup d’envoi de la seconde période, à savoir, 30 ou 40 secondes “pour que je puisse faire la bise à mes copains”, précise-t-il, avant de poursuivre : “Il m’a dit qu’il n’y avait pas de souci. Il a arrêté le temps. Même d’en parler, ça me fout encore des frissons. C’est trop sympa d’avoir fait ça pour moi. Je n’ai pas souvent remercié les arbitres (sourire), mais là, je suis obligé.”

Des liens avec Ducuing, Poirot, Maynadier…


De ses années bordelaises, pendant lesquelles il a aidé le club à grandir jusqu’à devenir un candidat régulier à la phase finale, le Lourdais retient un tas de choses. “En partant du Stade montois (2015, NDLR), j’ai quitté un groupe fort, se souvient-il. Je rêvais de retrouver la même chose à Bordeaux, mais pour ça, il fallait s’inscrire dans la durée.”

C’est ce qu’il est parvenu à faire, puisqu’il aura passé huit saisons en Gironde et disputé près de 150 matchs. “J’aurais rêvé de soulever un trophée avec cette équipe-là, mais ce n’est pas si simple, poursuit le centre. Je retiens cette ambiance, ce stade, cette histoire, puis ce président qui ne lâche rien, veut absolument y arriver, et bâti son équipe sur des valeurs qui me sont proches. À Bordeaux, il y a un esprit de famille important. Malgré les périodes difficiles, le groupe aurait pu imploser, mais on s’est battu. L’UBB n’a pas passé le cap d’être championne, ce n’est pas facile à vivre, il y a eu beaucoup d’échecs. Même si nous avons fait des demi-finales, personne ne se souvient des demi-finalistes. C’est une belle évolution, certes, mais on s’en fiche de finir en demi.

Chaque année, c’était vraiment dur.”


Au moment de se pencher sur les liens tissés à l’UBB, pendant toutes ces années, le trois-quarts centre rappelle : “Il y a eu des connexions avec des mecs comme Romain Lonca, Jean Marcellin Buttin. Nans, je n’en parle même pas. C’est mon alter-ego. On vient quasiment du même endroit, nos parents et oncles ont joué l’un contre l’autre. On ne se connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. Il y a des mecs avec qui je suis lié pour toujours. Je pense à Jeff Poirot, Clément Maynadier, Cyril Cazeaux. Je n’aurais jamais cru que j’allais aussi bien m’entendre avec un cul-rouge (Cazeaux est originaire de Dax, NDLR). À Bordeaux, il y a un esprit bien sud-ouest. Ce club a une certaine âme.”

Il lui reste un match à jouer avec Bordeaux

Joker Coupe du monde, “Boulou” est encore lié à l’UBB jusqu’à la fin du mois d’octobre. Actuellement en vacances, comme le reste de l’effectif, pour dix jours, il retrouvera ensuite le chemin de l’entraînement et il lui reste donc potentiellement un match à disputer avec les couleurs bordelaises, à Toulouse. “C’est aussi ce qui m’a permis de ne pas être trop ému sur la dernière à Chaban, note-t-il. Je sais que je vais pouvoir profiter, encore deux mois, du club, de mes coéquipiers, de cette vie rêvée de joueur de rugby. Aujourd’hui, je savoure tout. Je prends énormément de plaisir à être avec ce groupe.”

Ensuite ? Il sera temps pour lui de se lancer dans une nouvelle vie qui devrait l’emmener à l’autre bout du monde, le joueur ayant pour projet de longue date de tenter une aventure en Australie, pendant un an. “L’idée, c’est qu’en novembre, je parte avec ma femme, mes crampons et quelques affaires pour jouer là-bas.”

Les prémices de cette tentation remontent aux années montoises de Dubié, et à une rencontre avec l’ancien ailier Nicky Price. “Il avait atterri à Mont-de-Marsan, à côté de chez ma mère, en claquettes, se remémore le numéro treize. Nous nous sommes liés d’amitié. Je suis parti en Australie pour Noël, lorsque nous étions en Pro D2. J’avais adoré ça, j’ai perfectionné mon anglais, je traînais beaucoup avec lui.”

   Dubié : “J’ai toujours voulu être l’étranger du groupe”


Naturellement, lorsque sa fin d’aventure avec Bordeaux a été officialisée, plusieurs clubs de Pro D2 sont venus aux renseignements. Depuis un moment, le voisin montois, où il a commencé chez les professionnels, rêvait de le faire venir pour une dernière pige, mais le désir australien est trop fort. “La seule chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si en dernière minute, un club de Top 14 a un besoin, à cause de blessures, indique-t-il. Je n’attends rien, mais si Bordeaux pète un mec et me demande de rester, je ne peux pas dire “non”. Mais la probabilité reste assez infime, dans ma tête, je suis déjà parti !”

De l’autre côté du globe, il espère trouver un club prêt à l’accueillir en Super Rugby, alors qu’une équipe évoluant en Shute Shield (le championnat entre les douze meilleurs clubs de Sydney, NDLR) s’est aussi montrée intéressée. “Je bataille, j’ai trouvé un agent australien, mais ce n’est pas simple. Faire signer un frenchie de 34 ans, qui n’a pas de sélection en équipe de France, ce n’est pas anodin. De plus, je crois qu’aucun Français n’a joué dans une franchise australienne en Super Rugby. Pour moi, c’est un enjeu.”

Au-delà d’une aventure humaine, c’est donc pour un projet rugby que le trois-quarts centre veut traverser la planète à l’automne prochain. “Je n’ai pas encore envie de raccrocher les crampons. De plus, je sortirai de deux prépas et si je joue avec une franchise, il y en aura une troisième ! À tout moment, je vais pouvoir postuler pour l’équipe de France (rires). C’est un peu l'aventure, c’est ça qui me fait vraiment kiffer. Dans nos carrières, nous avons toujours été choyés, encadrés. On savait ce qu’on faisait un an et demi à l’avance. Là, je pars en novembre avec un billet d’avion pour Sydney et après, on verra !”

Pour s’acclimater au pays des kangourous, Dubié pourra aussi compter sur les nombreuses connexions qu’il possède en Australie. “J’ai toujours été attiré par les autres cultures, confie-t-il. J’avais suivi l’arrivée de Blair Connor. Il était venu avec sa planche de surf, des claquettes et un tee-shirt. J’ai eu la chance de jouer avec lui et de devenir hyper proche. J’ai rencontré ce fou de rugby. Je me suis dit que ces gars-là étaient différents. En fait, j’ai toujours eu envie de me sentir à leur place, d’être l’étranger de l’équipe.” Ce sera vraisemblablement le cas, dans quelques mois…

Ah bah l article de JB Dubié en Australie est là :chambreur:

Il suffisait de regarder un tout petit peu plus haut Wink

Pour autant, JB Dubié n'a pas trouvé de club australien pour l'instant ou du moins pas de Province qui jouerait le Super Rugby.
Dr. Gregory Bouse
Dr. Gregory Bouse
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 6006
Localisation : à l'arrière des taxis...
Date d'inscription : 17/02/2019

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Scalp Mer 1 Nov 2023 - 18:32

Dr. Gregory Bouse a écrit:
Scalp a écrit:
Yatangaki a écrit:
Scalp a écrit:https://www.rugbyrama.fr/2023/09/10/top-14-le-reve-australien-de-jean-baptiste-dubie-11443083.php

Top 14 - Le rêve australien de Jean-Baptiste Dubié

Pablo Ordas

Jean-Baptiste Dubié, qui a joué son dernier match à Chaban-Delmas dimanche dernier, a pour projet de partir en Australie dans les prochains mois. Pour Midi Olympique, le trois-quarts centre a accepté d’expliquer les raisons de ce choix et s’est projeté sur l’aventure qu’il s'apprête à vivre de l’autre côté du globe.

Jean-Baptiste Dubié (34 ans) a disputé le dernier match de sa carrière à Chaban-Delmas, avec le maillot de Bordeaux, dimanche face à Toulon. Arrivé en 2015 à l’UBB, le trois-quarts centre a vécu une sortie forte en émotions devant sa famille et ses amis, lors de cette douce soirée de septembre. “Je redescends doucement de mon nuage, avoue-t-il. Encore maintenant, j’ai du mal à réaliser que tout ça a été fait, en partie pour moi. C’était vraiment beau. J’ai été chamboulé et lorsque je prends un peu de hauteur, je me dis que j’ai eu de la chance.”

Si certains joueurs ne choisissent pas leur sortie - on pense notamment à ceux qui terminent sur blessure - l’ancien montois a eu le privilège d’être titularisé par Yannick Bru pour cette dernière à la maison, devant 90 de ses proches qui avaient fait le déplacement. “Je n’avais pas fait de bons matchs amicaux, concède le joueur. Je revenais bien malgré tout. Je n’étais pas loin du truc, mais quand tu connais l’enjeu de notre championnat et les objectifs de l’UBB, à un moment donné, ce sont les plus compétitifs qui sont sur le terrain. Il n’y a pas d’état d’âme. C’est pour ça que j’ai remercié le staff et Yannick de m’avoir fait confiance sur ça. C’est une preuve d’affection, de valeur du rugby et de respect. Pendant la semaine, il y a eu des mots et des attitudes qui ne trompent pas. À la fin du match, j’ai remercié les mecs par rapport à ça. Ce sont des moments forts, que tu n’imagines pas vivre et quand ça t’arrive, tu te dis que c’est beau.”

   Dubié : “D’en parler, ça me fout encore des frissons”


À Chaban, dimanche soir, Dubié est entré seul sur la pelouse, aux côtés de Vadim Cobîlaș, qui faisait aussi ses adieux au peuple bordelais. Il a pu savourer ce moment unique, avant d’être ovationné lors de sa sortie (55e). “Quand tu rentres sur un terrain, tu es dans un état second, souligne-t-il. Quand tout le monde t'applaudit et que tout est centré sur toi, c’est encore autre chose. En live, je m’étais dit, au moment de sortir, qu’il ne fallait pas que j’oublie de regarder ma famille en tribune. J’ai complètement oublié. Dans la cahute, je me suis dit “merde, je ne les ai pas salués !” Au final, je l’ai fait après, lorsque je suis re rentré. C’était fort en émotions, mais je n’ai pas calculé ce qui m'arrivait.”

Pour pouvoir profiter pleinement de sa sortie, Dubié avait d’ailleurs demandé à l’arbitre du soir, Ludovic Cayre, une petite faveur, avant le coup d’envoi de la seconde période, à savoir, 30 ou 40 secondes “pour que je puisse faire la bise à mes copains”, précise-t-il, avant de poursuivre : “Il m’a dit qu’il n’y avait pas de souci. Il a arrêté le temps. Même d’en parler, ça me fout encore des frissons. C’est trop sympa d’avoir fait ça pour moi. Je n’ai pas souvent remercié les arbitres (sourire), mais là, je suis obligé.”

Des liens avec Ducuing, Poirot, Maynadier…


De ses années bordelaises, pendant lesquelles il a aidé le club à grandir jusqu’à devenir un candidat régulier à la phase finale, le Lourdais retient un tas de choses. “En partant du Stade montois (2015, NDLR), j’ai quitté un groupe fort, se souvient-il. Je rêvais de retrouver la même chose à Bordeaux, mais pour ça, il fallait s’inscrire dans la durée.”

C’est ce qu’il est parvenu à faire, puisqu’il aura passé huit saisons en Gironde et disputé près de 150 matchs. “J’aurais rêvé de soulever un trophée avec cette équipe-là, mais ce n’est pas si simple, poursuit le centre. Je retiens cette ambiance, ce stade, cette histoire, puis ce président qui ne lâche rien, veut absolument y arriver, et bâti son équipe sur des valeurs qui me sont proches. À Bordeaux, il y a un esprit de famille important. Malgré les périodes difficiles, le groupe aurait pu imploser, mais on s’est battu. L’UBB n’a pas passé le cap d’être championne, ce n’est pas facile à vivre, il y a eu beaucoup d’échecs. Même si nous avons fait des demi-finales, personne ne se souvient des demi-finalistes. C’est une belle évolution, certes, mais on s’en fiche de finir en demi.

Chaque année, c’était vraiment dur.”


Au moment de se pencher sur les liens tissés à l’UBB, pendant toutes ces années, le trois-quarts centre rappelle : “Il y a eu des connexions avec des mecs comme Romain Lonca, Jean Marcellin Buttin. Nans, je n’en parle même pas. C’est mon alter-ego. On vient quasiment du même endroit, nos parents et oncles ont joué l’un contre l’autre. On ne se connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. Il y a des mecs avec qui je suis lié pour toujours. Je pense à Jeff Poirot, Clément Maynadier, Cyril Cazeaux. Je n’aurais jamais cru que j’allais aussi bien m’entendre avec un cul-rouge (Cazeaux est originaire de Dax, NDLR). À Bordeaux, il y a un esprit bien sud-ouest. Ce club a une certaine âme.”

Il lui reste un match à jouer avec Bordeaux

Joker Coupe du monde, “Boulou” est encore lié à l’UBB jusqu’à la fin du mois d’octobre. Actuellement en vacances, comme le reste de l’effectif, pour dix jours, il retrouvera ensuite le chemin de l’entraînement et il lui reste donc potentiellement un match à disputer avec les couleurs bordelaises, à Toulouse. “C’est aussi ce qui m’a permis de ne pas être trop ému sur la dernière à Chaban, note-t-il. Je sais que je vais pouvoir profiter, encore deux mois, du club, de mes coéquipiers, de cette vie rêvée de joueur de rugby. Aujourd’hui, je savoure tout. Je prends énormément de plaisir à être avec ce groupe.”

Ensuite ? Il sera temps pour lui de se lancer dans une nouvelle vie qui devrait l’emmener à l’autre bout du monde, le joueur ayant pour projet de longue date de tenter une aventure en Australie, pendant un an. “L’idée, c’est qu’en novembre, je parte avec ma femme, mes crampons et quelques affaires pour jouer là-bas.”

Les prémices de cette tentation remontent aux années montoises de Dubié, et à une rencontre avec l’ancien ailier Nicky Price. “Il avait atterri à Mont-de-Marsan, à côté de chez ma mère, en claquettes, se remémore le numéro treize. Nous nous sommes liés d’amitié. Je suis parti en Australie pour Noël, lorsque nous étions en Pro D2. J’avais adoré ça, j’ai perfectionné mon anglais, je traînais beaucoup avec lui.”

   Dubié : “J’ai toujours voulu être l’étranger du groupe”


Naturellement, lorsque sa fin d’aventure avec Bordeaux a été officialisée, plusieurs clubs de Pro D2 sont venus aux renseignements. Depuis un moment, le voisin montois, où il a commencé chez les professionnels, rêvait de le faire venir pour une dernière pige, mais le désir australien est trop fort. “La seule chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si en dernière minute, un club de Top 14 a un besoin, à cause de blessures, indique-t-il. Je n’attends rien, mais si Bordeaux pète un mec et me demande de rester, je ne peux pas dire “non”. Mais la probabilité reste assez infime, dans ma tête, je suis déjà parti !”

De l’autre côté du globe, il espère trouver un club prêt à l’accueillir en Super Rugby, alors qu’une équipe évoluant en Shute Shield (le championnat entre les douze meilleurs clubs de Sydney, NDLR) s’est aussi montrée intéressée. “Je bataille, j’ai trouvé un agent australien, mais ce n’est pas simple. Faire signer un frenchie de 34 ans, qui n’a pas de sélection en équipe de France, ce n’est pas anodin. De plus, je crois qu’aucun Français n’a joué dans une franchise australienne en Super Rugby. Pour moi, c’est un enjeu.”

Au-delà d’une aventure humaine, c’est donc pour un projet rugby que le trois-quarts centre veut traverser la planète à l’automne prochain. “Je n’ai pas encore envie de raccrocher les crampons. De plus, je sortirai de deux prépas et si je joue avec une franchise, il y en aura une troisième ! À tout moment, je vais pouvoir postuler pour l’équipe de France (rires). C’est un peu l'aventure, c’est ça qui me fait vraiment kiffer. Dans nos carrières, nous avons toujours été choyés, encadrés. On savait ce qu’on faisait un an et demi à l’avance. Là, je pars en novembre avec un billet d’avion pour Sydney et après, on verra !”

Pour s’acclimater au pays des kangourous, Dubié pourra aussi compter sur les nombreuses connexions qu’il possède en Australie. “J’ai toujours été attiré par les autres cultures, confie-t-il. J’avais suivi l’arrivée de Blair Connor. Il était venu avec sa planche de surf, des claquettes et un tee-shirt. J’ai eu la chance de jouer avec lui et de devenir hyper proche. J’ai rencontré ce fou de rugby. Je me suis dit que ces gars-là étaient différents. En fait, j’ai toujours eu envie de me sentir à leur place, d’être l’étranger de l’équipe.” Ce sera vraisemblablement le cas, dans quelques mois…

Ah bah l article de JB Dubié en Australie est là :chambreur:

Il suffisait de regarder un tout petit peu plus haut Wink

Pour autant, JB Dubié n'a pas trouvé de club australien pour l'instant ou du moins pas de Province qui jouerait le Super Rugby.

Pas plus de précisions pour l'instant, ça ne restera peut-être qu'un rêve…

_________________
« L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre »   Saint-Exupéry
Scalp
Scalp
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 44284
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 56

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Yatangaki Mer 1 Nov 2023 - 22:01



Ca semble confirmer son départ pour l Australie d'après Nans.
Je suppose qu il y a une franchise de Super Rugby qui lui a fait un contrat, ce serait mérité pour finir sa carrière comme il le souhaite.
Yatangaki
Yatangaki
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 6632
Localisation : Hautes-Pyrénées
Date d'inscription : 01/05/2021

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Scalp Mer 1 Nov 2023 - 23:17

Yatangaki a écrit:

Ca semble confirmer son départ pour l Australie d'après Nans.
Je suppose qu il y a une franchise de Super Rugby qui lui a fait un contrat, ce serait mérité pour finir sa carrière comme il le souhaite.

On va vite le savoir, super pour lui en tout cas vin

_________________
« L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre »   Saint-Exupéry
Scalp
Scalp
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 44284
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 56

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Scalp Jeu 2 Nov 2023 - 13:53

https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Apres-l-ubb-l-aventure-australienne-de-jean-baptiste-dubie/1429314

Après l'UBB, l'aventure australienne de Jean-Baptiste Dubié

Le centre de Bordeaux-Bègles vient de quitter Bordeaux après huit ans au club. À 34 ans, il s'est envolé mercredi soir pour Sydney où il va évoluer dans le Championnat local, aux Manly Marlins. En espérant être repéré.

Adrien Corée

La nuit est tombée depuis longtemps sur Paris quand, devant la porte d'embarquement de l'aéroport Charles-de-Gaulle direction Singapour puis Sydney, Jean-Baptiste Dubié confie son émotion avant le grand départ. Le trois-quarts centre n'est plus un joueur de Top 14 depuis que son contrat de joker Coupe du monde à l'UBB, où il aura passé huit ans, s'est terminé en octobre.

« On vit des choses assez incroyables grâce au rugby, sourit-il. Je vais avoir 35 ans et jusqu'à maintenant, tout ce que j'ai fait, c'est jouer avec mes copains. » Et justement, pour que la fin ne soit pas trop dure à vivre, Dubié s'est lancé depuis de longs mois dans un autre projet : partir jouer en Australie, un pays qui le fascine depuis un voyage il y a dix ans de cela avec son pote du Stade Montois, Nicky Price.

« J'ai appelé en demandant si ça les intéresserait d'avoir un vieux centre français sur le déclin qui est super motivé pour jouer au rugby chez eux. J'ai été bien reçu, ils étaient hyper contents ! »

Jean-Baptiste Dubié

« Tout au long de ma carrière, même avant de passer pro, j'avais envie d'avoir une expérience à l'étranger. L'attractivité du Top 14, les objectifs personnels ont fait que ce n'était pas possible ou réalisable, mais je me suis toujours dit que je le ferais à un moment donné. Ça fait un petit moment que je le prépare. J'ai essayé par tous les moyens de trouver une petite porte d'entrée dans le Super Rugby australien. Mais, déjà qu'en général c'est compliqué, alors quand en plus t'as 34 ans, que tu joues au centre, et que tu n'es pas international, tu ne pars pas avec des points d'avance », rigole-t-il. Dubié change alors de braquer, va sonder des équipes d'un niveau inférieur et tâche de prouver sa motivation.

Avec sa compagne Alexia, ancienne basketteuse professionnelle, ils prennent leur visa pour un an. Soutenu par ses potes, comme son ancien coéquipier australien Blair Connor, Dubié trouve finalement une réponse favorable dans le Championnat des clubs de Sydney, le Shute Shield. « J'ai appelé en demandant si ça les intéresserait d'avoir un vieux centre français sur le déclin qui est super motivé pour jouer au rugby chez eux, raconte-t-il. J'ai été bien reçu, ils étaient hyper contents ! »

Marlins et slips de bain


C'est ainsi que Dubié vient de poser ses valises aux Manly Marlins, où la préparation de la saison débutera le 16 novembre avant le coup d'envoi du Championnat début avril. « Je ne vais pas que jouer au rugby, je vais aussi bosser, explique-t-il. Le niveau du Championnat est assez élevé sur le terrain mais les structures restent amateures. Tu n'as pas trop d'argent dans le rugby australien, surtout dans ces divisions-là. » Jean-Baptiste et Alexia Dubié travailleront tous les deux dans l'entreprise Budgy Smuggler, notamment réputée pour ses slips de bain, et avec laquelle Dubié produit des vidéos « où (il) fait le con » depuis un petit moment.

« Les au revoir, ce n'est jamais simple. Mais mes potes ont rendu ce moment incroyablement heureux. Ça nous a émus mais ça nous a fait du bien »
Jean-Baptiste Dubié

Avant de décoller vers son nouveau défi, le trois-quarts a connu un départ émouvant de Bordeaux. À la gare Saint-Jean, plusieurs de ses amis de l'UBB, dont son compère de toujours Nans Ducuing, se sont réunis mardi pour célébrer en chansons et à coups de tambour leur copain. « Les au revoir, ce n'est jamais simple. Mais mes potes ont rendu ce moment incroyablement heureux, apprécie Dubié. Ça nous a émus mais ça nous a fait du bien. Dans la gare, les voyageurs, les agents SNCF, les policiers, tout le monde était en train de chanter, de prendre des photos. Ils nous ont laissés profiter de ce moment avec énormément de simplicité et de sympathie. »

« J'ai eu la chance d'avoir mon dernier match à Chaban en plein début de la saison (22-17 contre Toulon, le 3 septembre), de continuer avec l'UBB encore deux mois, ajoute-t-il. Ça m'a permis de profiter de mes coéquipiers, de l'environnement de ce club qui fait partie de moi, pour ensuite partir sur un truc complètement fou. On plie les gaules avec ma femme, on fait deux sacs et on part un an pour vivre quelque chose d'intense. »

_________________
« L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre »   Saint-Exupéry
Scalp
Scalp
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 44284
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 56

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Yatangaki Jeu 2 Nov 2023 - 14:00

Scalp a écrit:https://www.lequipe.fr/Rugby/Article/Apres-l-ubb-l-aventure-australienne-de-jean-baptiste-dubie/1429314

Après l'UBB, l'aventure australienne de Jean-Baptiste Dubié

Le centre de Bordeaux-Bègles vient de quitter Bordeaux après huit ans au club. À 34 ans, il s'est envolé mercredi soir pour Sydney où il va évoluer dans le Championnat local, aux Manly Marlins. En espérant être repéré.

Adrien Corée

La nuit est tombée depuis longtemps sur Paris quand, devant la porte d'embarquement de l'aéroport Charles-de-Gaulle direction Singapour puis Sydney, Jean-Baptiste Dubié confie son émotion avant le grand départ. Le trois-quarts centre n'est plus un joueur de Top 14 depuis que son contrat de joker Coupe du monde à l'UBB, où il aura passé huit ans, s'est terminé en octobre.

« On vit des choses assez incroyables grâce au rugby, sourit-il. Je vais avoir 35 ans et jusqu'à maintenant, tout ce que j'ai fait, c'est jouer avec mes copains. » Et justement, pour que la fin ne soit pas trop dure à vivre, Dubié s'est lancé depuis de longs mois dans un autre projet : partir jouer en Australie, un pays qui le fascine depuis un voyage il y a dix ans de cela avec son pote du Stade Montois, Nicky Price.

« J'ai appelé en demandant si ça les intéresserait d'avoir un vieux centre français sur le déclin qui est super motivé pour jouer au rugby chez eux. J'ai été bien reçu, ils étaient hyper contents ! »

Jean-Baptiste Dubié

« Tout au long de ma carrière, même avant de passer pro, j'avais envie d'avoir une expérience à l'étranger. L'attractivité du Top 14, les objectifs personnels ont fait que ce n'était pas possible ou réalisable, mais je me suis toujours dit que je le ferais à un moment donné. Ça fait un petit moment que je le prépare. J'ai essayé par tous les moyens de trouver une petite porte d'entrée dans le Super Rugby australien. Mais, déjà qu'en général c'est compliqué, alors quand en plus t'as 34 ans, que tu joues au centre, et que tu n'es pas international, tu ne pars pas avec des points d'avance », rigole-t-il. Dubié change alors de braquer, va sonder des équipes d'un niveau inférieur et tâche de prouver sa motivation.

Avec sa compagne Alexia, ancienne basketteuse professionnelle, ils prennent leur visa pour un an. Soutenu par ses potes, comme son ancien coéquipier australien Blair Connor, Dubié trouve finalement une réponse favorable dans le Championnat des clubs de Sydney, le Shute Shield. « J'ai appelé en demandant si ça les intéresserait d'avoir un vieux centre français sur le déclin qui est super motivé pour jouer au rugby chez eux, raconte-t-il. J'ai été bien reçu, ils étaient hyper contents ! »

Marlins et slips de bain


C'est ainsi que Dubié vient de poser ses valises aux Manly Marlins, où la préparation de la saison débutera le 16 novembre avant le coup d'envoi du Championnat début avril. « Je ne vais pas que jouer au rugby, je vais aussi bosser, explique-t-il. Le niveau du Championnat est assez élevé sur le terrain mais les structures restent amateures. Tu n'as pas trop d'argent dans le rugby australien, surtout dans ces divisions-là. » Jean-Baptiste et Alexia Dubié travailleront tous les deux dans l'entreprise Budgy Smuggler, notamment réputée pour ses slips de bain, et avec laquelle Dubié produit des vidéos « où (il) fait le con » depuis un petit moment.

« Les au revoir, ce n'est jamais simple. Mais mes potes ont rendu ce moment incroyablement heureux. Ça nous a émus mais ça nous a fait du bien »
Jean-Baptiste Dubié

Avant de décoller vers son nouveau défi, le trois-quarts a connu un départ émouvant de Bordeaux. À la gare Saint-Jean, plusieurs de ses amis de l'UBB, dont son compère de toujours Nans Ducuing, se sont réunis mardi pour célébrer en chansons et à coups de tambour leur copain. « Les au revoir, ce n'est jamais simple. Mais mes potes ont rendu ce moment incroyablement heureux, apprécie Dubié. Ça nous a émus mais ça nous a fait du bien. Dans la gare, les voyageurs, les agents SNCF, les policiers, tout le monde était en train de chanter, de prendre des photos. Ils nous ont laissés profiter de ce moment avec énormément de simplicité et de sympathie. »

« J'ai eu la chance d'avoir mon dernier match à Chaban en plein début de la saison (22-17 contre Toulon, le 3 septembre), de continuer avec l'UBB encore deux mois, ajoute-t-il. Ça m'a permis de profiter de mes coéquipiers, de l'environnement de ce club qui fait partie de moi, pour ensuite partir sur un truc complètement fou. On plie les gaules avec ma femme, on fait deux sacs et on part un an pour vivre quelque chose d'intense. »

Ok, donc pas de Super Rugby pour JB.

Bonne continuation à lui, peut être qu il reviendra au club dans quelques temps...
Yatangaki
Yatangaki
J'aime l'Union à la folie
J'aime l'Union à la folie

Nombre de messages : 6632
Localisation : Hautes-Pyrénées
Date d'inscription : 01/05/2021

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Scalp Sam 9 Déc 2023 - 9:18

https://www.rugbyrama.fr/2023/12/09/reportage-rencontre-avec-jean-baptiste-dubie-expatrie-en-australie-pour-lamour-du-slip-11630536.php

Reportage - Rencontre avec Jean-Baptiste Dubié, expatrié en Australie pour l'amour du slip

Par Pablo Ordas

Après neuf saisons passées à défendre les couleurs de l’Union Bordeaux-Bègles, Jean-Baptiste Dubié (34 ans) s’est envolé vers l’Australie début novembre, où il s’est installé avec sa femme Alexia, pour un an. Il raconte…


Il était un peu plus de 16 heures, le 1er novembre dernier, lorsque la gare de Bordeaux s’est figée pour un moment magique. Assis autour d’un café, les yeux rougis par l’émotion, Jean-Baptiste et Alexia Dubié étaient en train de partager un dernier moment avec leurs parents, avant le départ pour l’aventure d’une vie, en Australie, quand soudain, un joyeux vacarme est venu ajouter une touche de gaieté aux adieux.

Tout juste sortis de l’entraînement, Nans Ducuing et la grosse caisse des supporters, Louis Bielle-Biarrey déguisé en Léo (la mascotte de l’UBB), Lucu, Lamothe, Vili et d’autres joueurs de l’UBB, avaient réussi à débarquer à temps dans le hall de la gare, pour saluer leur désormais ex-coéquipier.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Les coéquipiers de l’Union Bordeaux-Bègles de Jean-Baptiste Dubié avaient tenu à marquer son départ de la gare de Bordeaux d’une façon un peu particulière. Rendant les au revoir avec la famille un peu plus joyeux que prévu.

« Nans est parti en scooter chercher la grosse caisse et l’habit de notre mascotte, raconte Dubié. Je ne sais pas si vous imaginez le bordel, en scooter. Je m’attendais à plein de choses de sa part, mais ça… Lorsque j’ai entendu la fanfare, pendant une seconde, je me suis demandé ce qu’il se passait, puis j’ai de suite compris. Ils étaient une dizaine à chanter : « Dubié, Dubié, bon voyage en Australie ! » Les gars nous ont accompagnés jusqu’à la porte du train. C’était génial. Ça a rendu ce moment, qui était triste pour nos familles, vraiment magnifique. Tout le monde rigolait avec des larmes. »

150 $ aux courses hippiques


Deux jours et 17 000 kilomètres plus tard, c’est sur la côte Est de l’Australie, que le couple débarque, pour un accueil, là aussi, en fanfare. « Nous arrivons le vendredi et d’entrée, je suis impliqué en tant que membre du jury pour l’élection du « World Ordinary Rig », rigole le centre. Il s’agit d’une journée, organisée par Budgy Smuggler, pour mettre en avant les corps les plus ordinaires possibles. Il n’y a que des mecs qui boivent des bières et qui viennent des États-Unis, Fidji, Canada, France, Angleterre ou Australie. C’est vraiment à la rigolade. Nous avons donc attaqué de manière très intense au niveau de l’intégration. »

Une fois le week-end passé, le lundi est synonyme de retour à la réalité. Dubié et sa femme (qui fut par ailleurs basketteuse professionnelle) se retrouvent seuls dans leur appartement presque vide, à manger à même le sol. « Nos copains, qui vivent là-bas, nous avaient mis quelques trucs dans le frigo, souligne-t-il. Ils nous avaient monté un lit et nous avions une machine à laver. C’est tout. Du coup, il nous a fallu un peu de temps pour s’installer, d’autant que nous n’avions pas de voiture ou de permis. C’est à l’arrache, mais c’est cool, on n’est pas à plaindre. »

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Jean-Baptiste et sa compagne Alexia devant l’opéra de Sydney

À ce sujet, les anecdotes ne manquent pas. Quelques jours après son arrivée, le couple Dubié doit aller chercher une table et quatre chaises chez un particulier habitant à plus d’un kilomètre à pied. La transaction se fait en pleine « Melbourne Cup », une des courses hippiques les plus réputées d’Australie. « Au cours de cette journée, les gens s’habillent comme pour un mariage, décrit le Lourdais de naissance. Tout le monde est beau gosse. Avec Alexia, on était dans la rue, en train de porter notre table, qui pesait un âne mort. Les gens autour de nous regardaient. Ils étaient tous cramés, se demandaient ce qu’on était en train de faire. Au final, on a été voir la course avec nos potes dans un bar. Pendant une heure, la vie s’arrête, tout le monde va au pub et parie. Moi, je ne captais rien, j’ai lu un article où ils expliquaient quels étaient les favoris. J’ai parié sur un chiffre, en pensant que c’était le numéro de mon cheval, alors qu’en fait, il s’agissait de son ranking aux yeux des bookmakers. Mon pari n’avait ni queue ni tête, mais j’ai gagné 150 $, en misant sur un mec qui était à 60 contre 1. »

« Budgy Smuggler » connexion


En Australie, « JBD » a fait son retour dans un pays qu’il avait découvert une dizaine d’années plus tôt, alors qu’il était encore au Stade montois, tout comme il a retrouvé ses amis de Budgy Smuggler, la marque de slips de bain préférée des rugbymen, dont il était un des ambassadeurs en France avec Nans Ducuing. « Depuis qu’on fait des trucs avec eux, on a vraiment sympathisé, poursuit-il. Nous les avons aiguillés lorsqu’ils sont venus en France pour ouvrir des bureaux à Bordeaux. Notre rencontre a rendu les choses encore plus simples dans la prise de décision de venir en Australie. »

Il n'y a pas d'argent, zéro moyen. La salle de musculation, c'est un garage. Après, c'est ce que je cherchais, mais je ne m'attendais pas à si peu.

Ce sont d’ailleurs eux qui ont permis au couple d’avoir un logement à l’autre bout du monde, les quartiers de Sydney étant très prisés (entre 650 $ et 900 $ la semaine pour un T2 à Manly, N.D.L.R.), et les premières visites virtuelles en FaceTime n’ayant pas vraiment convaincu les différents propriétaires, quand une quarantaine de personnes attendaient déjà au pied de la porte. « Ils y sont allés pour nous faire les visites. Sans eux, on n’aurait pas eu cet appartement, donc on leur doit beaucoup », reconnaît-il.
C’est ainsi que dès les premiers jours, le couple a commencé à travailler pour la célèbre marque de sous-vêtements. Elle, à la boutique, cinq jours sur sept. Lui, à l’entrepôt, pour faire face à la folie du Black Friday (plus de 1 000 commandes par jour, NDLR), ou au téléphone pour développer le partenariat, notamment en France.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ici, aux côtés des fondateurs de la marque Budgy Smuggler.

« Ils nous impliquent aussi dans les réunions marketing ou commerciales, on apprend vachement, c’est hyper intéressant. Il faut savoir qu’ils ont créé un business rentable, leur chiffre d’affaires dépasse les 10 millions d’euros. C’est hyper solide, surtout qu’à la base, leur idée était de faire un simple slip de bain pour éradiquer les boardshorts, dans un pays où le surf est roi. Alors, ils ne sont pas encore cotés en bourse, mais ça pourrait le faire. Regardez, Birkenstock y est arrivé en faisant des claquettes orthopédiques, alors pourquoi pas des slips de bain ? », se marre le trois-quarts centre.

Dubié : « Nous étions 100 au premier entraînement »


Le rugby, dans tout ça ? Il l’a retrouvé avec les couleurs des Manly Marlins, un club situé dans la banlieue nord-est de Sydney, et qui joue en Shute Shield, un championnat qui a lieu d’avril à août, entre les douze meilleurs clubs de la ville. « Il n’y a pas d’argent, zéro moyen, glisse l’ex-Bordelais. La salle de musculation, c’est un garage. Après, c’est ce que je cherchais, mais je ne m’attendais pas à si peu. » Là-bas, Dubié est entraîné par Chris Delooze, un ancien demi de mêlée, qui a notamment joué au Munster au début des années 2000.

Pour autant, les premiers entraînements furent, pour Jean-Baptiste Dubié, habitué au circuit professionnel français depuis quinze ans, un brin dépaysant « À la reprise, nous étions 100. Il y avait aussi les féminines. Nous nous sommes tous entraînés ensemble, à faire des skills ou du fitness. Sur le coup, je me suis demandé où est-ce que j’étais. C’était le soir, après une journée de travail. Dans le lot, tu as des gars qui ont un niveau très moyen, qui sont là pour être avec les copains afin de profiter de l’ambiance, puis tu as des mecs entre 22 et 27 ans, qui ont joué en Super Rugby, mais qui ne gagnent pas un rond avec le rugby. Ils bossent à côté et pourraient largement être professionnels en France », indique-t-il.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Jean-Baptiste Dubié joue avec le club des Manly Marlins avec le secret espoir de, pourquoi pas, tenter sa chance en Super rugby avec les Waratahs.

En fonctionnant de la sorte, Manly s’assure une certaine identité et une image forte de club, qui présente ensuite quatre ou cinq équipes, lesquelles évoluent dans une division adaptée. « C’est aussi pour ça que je voulais vivre ça, mais à mon arrivée, je ne savais pas quoi penser d’un tel système, avoue-t-il. En fait, ça permet de retourner dans la vie normale. Les mecs bossent et s’entraînent le soir. L’autre fois, un gars est arrivé avec ses crampons qui ont au moins dix ans et sa chemise en velours à l’entraînement. Il y a un mois, je m’entraînais avec Lucu, Jalibert et Bielle-Biarrey. J’ai pris des parpaings, des fois, j’ai honte de faire un en-avant. Sur le papier, c’est beau, mais je vous assure que ce n’est pas facile. Après, c’est une transition qui me permet de boucler la boucle de mon histoire avec le rugby. » Au second jour d’entraînement, peut-être pas encore remis de ses émotions (ou pas encore totalement adapté au système AM/PM), Dubié est arrivé à l’entraînement douze heures trop tôt. Ils sont loin, les plannings carrés de l’UBB.

Python, chauve-souris et Super Rugby ?

S’il a désormais fait un trait sur sa carrière professionnelle en France, Dubié a encore quelques rêves avec le rugby, et notamment celui d’effectuer une pige en Super Rugby. Il faut dire que les Waratahs ont des connexions avec son club des Marlins et que des passerelles existent. « Les gars observent, ils ont des antennes avec notre staff et celui qui fait une bonne pré-saison peut aller signer un mois au Waratahs. Je vais m’y filer pour être prêt et, pourquoi pas, avoir la chance d’être appelé. Ce serait la folie, mais je ne veux pas me mettre la pression par rapport à ça. Je n’ai pas envie de faire tous les sacrifices comme les années précédentes. Après, cela ne veut pas dire que je vais boire des bières tous les soirs, mais j’ai envie de profiter de la vie en Australie, voyager, bouger sur les jours off », explique « Boulou ».

Sur son temps libre, le couple Dubié, en bon touriste, découvre Manly et ses alentours, a déjà pu prendre le ferry pour rejoindre le centre de Sydney en vingt minutes, où il est passé devant son célèbre « Opéra House », et s’est aussi aventuré dans le « bush » australien. « On s’était dit, en rigolant, qu’on allait peut-être voir un serpent, se souvient-il. Nos potes locaux nous avaient dit que c’était très rare, que c’était le cliché. Vous savez sur quoi nous sommes tombés ? Sur un python de 2 mètres 30, qui essayait de chasser des dindes. Bienvenue en Australie ! Deux jours plus tard, en rentrant, on voit un chat avec des ailes dans l’arbre. C’était, en fait, une chauve-souris. Un truc de fou. Elle était immense. »

Chaque matin, Dubié essaye aussi d’apprivoiser les Cacatoès qui l’observent, sur l’immense arbre en face de son balcon. Sans réussite, pour l’instant. « Je vais peut-être essayer de faire une palombière », glisse-t-il. Ses amis landais, Julien Tastet ou Rémi Tales pourront l’aider à distance. À ce sujet, il sourit : « Pendant des années, à Mont-de-Marsan, j’envoyais des «Hey Buddy», «Yeah mate» ! Tout le monde me disait : «Mais Boulou, arrête…» Aujourd’hui, je peux balancer des «Mate» et «Buddy» à tout le monde. Ça, c’est la vie ! Je suis le plus heureux et quand je vais revenir en France, dans un an, je vais être infernal. » Les « Frenchies » sont prévenus…

_________________
« L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre »   Saint-Exupéry
Scalp
Scalp
Team modo
Team modo

Nombre de messages : 44284
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 11/09/2018
Humeur : Positif avant tout
Age : 56

Revenir en haut Aller en bas

Jean-Baptiste Dubié - Page 4 Empty Re: Jean-Baptiste Dubié

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 4 sur 5 Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum